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(Voyage effectué du 10 au 21 septembre 2022)

Projet reporté de deux ans pour cause de Covid ce voyage réfléchi a failli sombrer à nouveau en raison de la reprise des hostilités déclenchées dès les premiers jours d’août par l’Azerbaïdjan.

Église Katoghike, la plus ancienne d’Erevan

Cet état sans scrupule, fortement épaulé par la Turquie à la géopolitique régionale ambitieuse et cynique, a profité de l’affaiblissement du tuteur historique russe pour enlever le contrôle du Couloir de Latchin* à ce dernier puis, durant mon séjour, attaquer violemment l’Arménie elle-même faisant plus de 200 morts et de nombreuses destructions de bâtiments dans l’indifférence internationale à l’exception des USA qui pensent peut-être avoir une carte à jouer dans le contexte actuel où tant de cartes se redistribuent.

La ville d’Erevan c’est 1,3 millions d’habitants (sur 3millions pour le pays) sans compter beaucoup de Russes venus se mettre à l’abri de la folie de Poutine et des sanctions occidentales, faisant monter fortement les prix de l’immobilier. De larges avenues très arborées la quadrillent et diffusent un trafic routier très dense avec de nombreux bouchons.

Beaucoup de bassins et de vastes systèmes de jets d’eau qui auraient apporté leur splendeur et de la fraîcheur (un très beau temps très chaud a régné pendant tout mon séjour) si la sécheresse n’avait entraîné leur mise à l’arrêt hélas pour les yeux.

Quelques bâtiments historiques intéressants aussi mais c’est partout ailleurs dans le pays que l’on peut découvrir les merveilles laissées par plus de deux millénaires d’Histoire.

Si j’ai dû renoncer à la dernière minute au Sud (Goris, Tatev etc.) à cause des hostilités dont j’ai parlé, j’ai pu découvrir en onze jours la variété des paysages, des monastères de l’Église apostolique arménienne, mais aussi des temples grecs et des forteresses pré-chrétiennes présentes partout en rayonnant chaque jour à partir d’Erevan.

Je ne comprends pas pourquoi l’Arménie n’est pas davantage une destination pour les Français. Les mois les plus beaux, ce sont juin et septembre. En juillet et août, la chaleur y est torride.

Et bien sûr, on ne peut parler de l’Arménie sans évoquer le Mont Ararat qui, bien qu’aujourd’hui en territoire turc , est éternellement lié à l’histoire du peuple arménien. Souvent dans la brume, il s’est pourtant souvent offert à mes regards grâce au merveilleux temps ensoleillé qui a présidé à mon séjour.

Le Mont Ararat à l’arrière-plan de Khor Virap

* Le Couloir de Latchin est le cordon ombilical assurant la liaison (dangereuse car en territoire Azéri) entre l’Arménie (reconnue internationalement) et ce qu’il reste du Haut-Karabakh (territoire arménien isolé non reconnu, lui) après la guerre de 44 jours de l’automne 2020).

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Petite escapade de quatre jours en bonne compagnie, histoire de couper un peu ce morne hiver.

Le quartier de l’Alfama à Lisbonne

Temps plus doux qu’à Paris, mais pas tant que ça car notre passage s’est situé dans une facétieuse goutte froide. Le premier jour a été consacré aux quartiers du Chiado, de Cais do Sodré et aux splendeurs de Belém.

Deuxième jour : Baixa, Alafama, Castelo São Jorge, Mouraria et Bairro Alto

Troisième jour : en quarante minutes de train pour Sintra et ses nombreuses merveilles (châteaux de toutes époques).

Et avant de repartir, petit tour du côté de l’Assemblée Nationale et du Jardim da Estrela.

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Et j’ai terminé ma sortie grecque de septembre par trois nuits sur l’île d’Hydra dont on parle tant. Sans doute parce c’est l’icône des destinations de week-end des athéniens fuyant la chaleur.

Mais je vais être honnête d’emblée : je m’attendais à une ville plus saisissante, en corolle autour de son petit port. Et avec plus de couleur. Mais il y a bien d’autres sites du même style en Grèce bien plus photogéniques (Symi entre autres.)

Alors quelques photos (et la nuit, les éclairages sont étonnamment pauvres).)

Pour se baigner (et avec 26 degrés dès 9:00, on en a bien besoin), il faut se contenter d’aménagements des rochers en divers points de la côte proche ou faire la très belle promenade de trois kilomètres en corniche vers la plage de Vlichos (de gravier et de sable rouge avec des galets dans l’eau.) Et revenir avec l’un des nombreux bateaux-taxis hyper rapides si l’on veut s’amuser un peu.

Les restaurants sont chers.

À part ça, dans cette petite île sans voiture, ni scooters, ni même vélos, le transport des matériaux et denrées (et même de quelques paresseux) se fait au moyen d’une cohorte d’ânes qui attendent gentiment sur le port.

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The Vlacherna Monastery at Kanoni (Corfu)

Ce titre pourra surprendre. Mais il marque toute la relativité des appréciations que l’on peut donner sur des lieux selon qu’on les compare ou pas. Et ma connaissance de la riche Grèce commençant à peser, je ne placerais pas les îles ioniennes en tête des urgences à découvrir dans ce pays si l’on doit commencer par quelque part.

Nous l’allons montrer tout à l’heure (pour paraphraser La Fontaine 😉). Mais cela ne veut pas dire du tout que je déconseille d’y venir.

Je suis parti de Paris le 31 août 2021 pour visiter ces îles du nord (Corfou) au sud (Zante), avant de faire un saut à Hydra via Athènes. Avec un retour le 21 septembre.

> CORFOU : 5 nuits.

Corfu Town – au Patrimoine Mondial – est magnifique, il y a beaucoup de choses à voir dans cette ville chargée d’histoire et il faut prendre le temps d’y déambuler. C’est la seule vraie ville des ioniennes avec Zante. Il y avait énormément de monde.

En revanche, et la remarque vaut pour la plupart des îles ioniennes (sauf Zante), les plages ne sont pas toujours, techniquement, géniales au sens où beaucoup sont de galets ou de gravier avec même des galets dans l’eau, des roches, qui rendent la baignade compliquée et nécessite de porter aux pieds ces chaussons légers que l’on trouve dans toutes les boutiques de plage.

Cela ne veut pas dire qu’elles ne soient pas très photogéniques ni qu’il soit désagréable d’y passer la journée. Mais il vaut mieux être prévenu si l’on s’attend à quelque chose ressemblant à la plage de Pampelone à Saint-Tropez. Disons qu’elles sont de qualité extrêmement inégale et que, par ailleurs, beaucoup ont réduit en profondeur suite aux grosses tempêtes des derniers hivers et à la montée du niveau de la Méditerranée qui est désormais très perceptible.

La vieille forteresse de Corfou à l’aube naissante

> Leucade : 4 nuits.

Départ à 6:30 de Corfou pour une très longue traversée (cinq heures 😏) vers Lefkada, au nord-est de l’île, avec le très lent ferry Azimut. Occasion de rencontrer un charmant couple franco-libanais et d’évoquer avec lui la vie quotidienne de ce pays meurtri.

L’arrivée par le long chenal de ce très beau site vaut la patience qu’on s’est imposée. (Photos ci-dessus)

Lefkada est un immense port très protégé où beaucoup de bateaux de plaisance viennent hiverner. La ville sans charme excessif est très coloré. Pas de raison de s’y attarder.

Ici aussi, plages photogéniques vues de loin, mais pas très agréables pour les bains, malgré une eau à 27 degrés et un soleil très présent.

> Céphalonie : 5 nuits

Belle arrivée au petit port de Fiskardo (nord-est), ravissant village un peu chic, seul rescapé (avec Asos au nord-ouest) du terrible tremblement de terre de 1953 qui a détruit tout le reste de l’île.

J’ai pris le temps de m’y attarder avant de récupérer une voiture de location et filer vers Asos à trente-cinq minutes de là.

Asos vue de la route côtière

Asos vaut d’y passer la nuit et de profiter de la mini plage de ce beau village en amphithéâtre autour d’une petite baie refermée.

Et le lendemain, j’ai passé la journée à une demi-heure de là sur la magnifique plage de Myrtos beach, déroulée à l’à-pic d’une falaise crayeuse, plage hyper photogénique sous tous les angles, au gros sable très blanc, aux eaux turquoises et sur laquelle j’ai vu atterrir doucement de gracieuses ailes volantes.

Puis je suis allé passer deux jours un peu tristes à Sami au cours d’un épisode nuageux et pluvieux, le seul de ces vingt-deux jours. Sami ne présente aucun intérêt autre que d’être au bord d’une grande baie abritée, refuge de nombreux bateaux et port de départ pour Zante.

Sami vue de haut

La météo médiocre m’a fait rater une journée sur Ithaque, juste à côté.

Autour de Sami, quelques curiosités (photos ci-dessous.)

> Zante (Zakinthos) : 3 nuits

Arrivée tôt à Agios Nikolaos, joli hameau au bord de l’eau où un taxi, à la conduite fantasque, m’a déposé en une heure à Bella Vista apartments sur le port de Zante ville, côté centre historique. Très bonne formule avec un loueur de scooters sous mes fenêtres.

Agios Nikolaos (nord-est de Zante)

En dehors de la ville elle-même, assez importante avec quelques bâtiments anciens de style vénitien à photographier, ce qu’il faut signaler, ce sont les plages, très nombreuses surtout dans le sud, avec du sable est peu de profondeur de mer.

Mais je regrette de ne pas avoir disposé d’une journée de plus pour faire la journée en bateau jusqu’à la Baie du naufrage dont la photo est l’une des plus célèbres de Grèce, les blues caves et deux plages intéressantes, tout cela assez loin de Zante, dans le nord de l’île. Une autre fois ?

Demain départ pour Hydra via Athènes (article à suivre.)

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> Saison 1 : Si époustouflantes Cyclades

> Saison 2 : Retour en Cycladie

> Saison 3 : Gros kiff pour les Petites Cyclades (surtout Koufonissia)

N’en pouvant plus de vivre sous contraintes Covid 😷 et par ailleurs étant vacciné 💉, j’ai foncé sur la première réouverture qui s’est présentée mi-mai : la Grèce 🇬🇷, qui me garantissait soleil et nage dans la mer la plus sûre du monde : la Méditerranée, ma « belle mer ».

(Manganari beach (Ios) vue de la route)

J’ai donc bâti un petit programme de 25 jours 🗓 dans les Cyclades en ajoutant une île que je ne connaissais pas encore : Anafi. Et j’ai tout bien fait administrativement pour ne pas être refoulé à l’embarquement : Carnet International de Vaccination (le jaune) dûment rempli lors de mes deux injections Pfizer et Passenger Locator Form (PLF) validé sur Internet.

(Chora, Ios)

> Naxos : 4 jours

C’est par là que j’ai commencé (3ème séjour dans ce coin d’Agia Anna que je connais si bien), étonné du désert total. 85% des hôtels, des restaurants, des boutiques étant encore fermés. Je m’attendais à ce que les retraités européens, piaffant dans leurs confinements respectifs, déboulent comme moi pour se régénérer d’un hiver particulièrement long et froid. Ben non. Je me suis retrouvé seul. Tout comme à…

(Arrivée sur Naxos)

> Ios : 4 jours

… où j’ai retrouvé mon petit hôtel de la grande plage de Mylopotas (The Deep Blue) dont je fus l’unique client là aussi. Pour 100€ les 4 nuits petit-déjeuner compris, sensiblement moins cher qu’il y a quatre ans à pareille époque.

(La somptueuse plage de Manganari (Ios)

Location de 🛵 ici aussi pour pouvoir me rendre à Manganari beach y passer une journée seul (le rêve) avant un crochet pour visiter le site de la tombe d’Homère, très anecdotique. Puis escale d’une nuit à…

(Tombe d’Homère)

> Santorini : 1 jour

Il s’agissait d’une courte escale d’une nuit pour attraper le M/S Preveli 🚢 du lendemain vers Anafi. Mais, arrivé en milieu d’après-midi, j’ai pu partir en bus profiter d’Oia assez vide de touristes et surtout me rendre sur le port d’Ammoudi pour le plaisir des 300 marches en descente puis en montée avec une pose délicieuse dans l’un des restaurants de poissons qui s’y trouvent.

(Vue plongeante sur Ammoudi Port au coucher du soleil)

Et profiter du coucher de soleil 🌅 que personne ne rate.

(La foule (toute relative) au coucher de soleil sur Oia (Santorini)

> Anafi : 5 jours

Bon, ce fut une erreur. La même que j’avais faite avec Astypalea. Je ne vois pas l’interêt de cette île (et c’est pourquoi il y a si peu de liaisons et que j’y suis resté 5 jours en plus …). Sur aucun chapitre cette destination ne présente un quelconque avantage par rapport à n’importe quelle autre. Un unique micro village mort, un territoire de randonnées sans aucun intérêt, Anafi étant dénuée de toute végétation, une unique plage intéressante disposant toutefois d’une taverne… dont le service de déjeuner démarre à 14:30… et c’est tout.

(La grande et belle plage de Roukounas (Anafi)

Alors, c’est assez joyeusement que j’ai retrouvé…

> Santorini : 2 jours

… pour deux nuits au lieu d’une en raison de l’annulation d’en ferry qui devait m’emmener à Donoussa via Naxos.

(Vue mythique sur la Caldera à Oia (Santorini)

J’ai donc retrouvé mon petit hôtel génial et pas cher : Costa Marina Villas. Et j’ai passé une journée sur la grande plage de sable noir et gravier de Kamaris, très très calme, les touristes ne revenant toujours pas en nombre décidément.

(Youngsenior sur la plage de Kamari (Santorini)

> Amorgos : 1 jour

Étape d’une nuit à Aegiali pour pouvoir prendre l’Express Skopelitis du lendemain tôt pour…

(Aegiali (Amorgos)

> Donoussa : 4 jours

Ah ! Là, c’est vraiment le paradis 😇. Tout est bien ici. Une petite île mais avec un très joli village à peine au-dessus de son petit port, trois plages de rêve à portée de marche dont l’une des plus agréables au monde grâce aussi à son restaurant familial bio, à la courte carte inventive chaque jour renouvelée.

(Vue de mon hôtel (Restìa) sur la colline de Donoussa)

Une charmante dame m’ayant entendu en faire la promotion dithyrambique à l’un de mes fils au téléphone m’a dit ensuite : il ne faut pas le dire 🤫, les gens vont venir en masse et ce deviendra le paradis perdu.

(Kerdros beach (Donoussa), plage de rêve)

Alors j’en reste là et ne vous dis pas bien d’autres choses qui justifient une épingle 📌 sur la carte du monde des endroits magiques.

(Pas de séjour dans les Petites Cyclades sans l’Express Skopelitis)

> Koufonissi : 3 jours

Autre île de rêve que je retrouve avec joie. Peu de relief, des plages magiques dont surtout Pori beach. Comme sur beaucoup d’îles grecques, surtout en avant-saison, la possibilité de pratiquer le naturisme.

(Pori beach vue de l’un des deux restaurants qui s’y trouvent)

Pas de voiture ni de scooter. Des vélos 🚲. Et surtout la marche 🚶🏻‍♂️accessible à tous. L’île est microscopique. Et très courue. Donc un style plus sophistiqué, des prix plus élevés aussi.

(Koufonissi)

> Naxos : 2 jours

Et j’ai retrouvé Maria de Theofanis Studios à Agia Anna où j’ai mes habitudes pour quelques dernières brasses 🏊🏼 dans cette mer à la transparence exceptionnelle. Avant de rentrer à Paris.

(Dîner les pieds dans le sable à Paradiso Taverna)

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C’est un peu beaucoup pour elles que j’étais venu passer trois semaines de septembre (et pour sortir enfin de la France confinée.)

Plage de Nora

Et je dois dire que je n’ai pas été déçu du tout tant il y en a de magnifiques, de propres, avec leur eau chaude (25/27º), translucide à perte de vue grâce au fonds de sables très clairs.

Bateau de migrants abandonné

Aucune monotonie donc car les décors changent.

Le seul bémol, c’est que les autorités locales ont tout fait pour que l’on soit obligé de garer sa voiture sur des parkings payants (entre 4 et 9,20€.)

Un dernier point (je l’avais observé déjà à Lampedusa il y a quelques années) : la fréquentation est quasi exclusivement celle d’italiens « de souche ». Très peu de touristes (Bon la COVID-19 doit y être pour quelque chose cette année…) qui sont des gens assez élégants, assez discrets, assez calmes sur la plage.

Allez. Je poste ce nouvel article et je file à la gare de Cagliari prendre la navette pour l’aéroport. Ce soir, je suis de retour à Saint-Germain-en-Laye.

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Si je suis venu ici surtout pour ma grande cure hélio-marine annuelle, je n’en ai pas moins profité pour m’attarder dans nombre de lieux marqués par l’histoire mouvementée de cette partie de l’ile, exposée à toutes les invasions et exploitations du cours des siècles, placée comme elle l’est au centre du bassin occidental de la Méditerranée.

Ruines de Nora

Alors, je conseille (en venant de Cagliari et en se dirigeant vers l’ouest par le sud) : les belles ruines romaines et pré-romaines de Nora, le joli micro-centre de Teulada, les adorables iles de Sant’ Antioco et San Pietro (à ne pas rater), Iglesias et le Temple punique et romain de Di Antas (très photogénique, niché dans un beau site entouré de montagnes).

Teulada
Sur le Lungomare de San Pietro
Bateau-taxi pour San Pietro
Dans Iglesias
Au tempio di Antas

Mais il faut aussi avoir en tête que ce sud-ouest a été longtemps une terre de mines et d’ouvriers, la plus importante d’Italie, tant le sous-sol était riche. Il en reste de nombreux stigmates géologiques et immobiliers qui ne sont pas sans charme.

Ruines industrielles au milieu de nulle part

Enfin, ces montagnes du sud sarde sont une aubaine pour les amateurs du relief karstique et je conseille alors de visiter (une heure) les impressionnantes grottes de Is Zuddas, mais je crois que celles de Su Mannau sont encore plus remarquables.

Dans les grottes d’Is Zuddas

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Première sortie « post-COVID » à l’étranger. Dans le sud-ouest de la Sardaigne pour trois semaines en septembre 2020.

Via Roma, le long du port.

Vols Alitalia peu remplis et ponctuels, via Rome Fiumicino. Arrivée à l’heure prévue à Aldebaran B&B dans le coeur historique de la capitale de l’île (très bon choix économique au calme) en utilisant la liaison ferrée aéroport-ville à 1€30. Va tutto bene.

On devine d’emblée que les touristes sont absents. On voit aussi que les locaux sont très cool avec les masques… Alors je profite de ce temps suspendu pour découvrir les petites rues charmantes, remplies de restaurants qui n’attendent que moi (merci à Tripadvisor de m’aider à trouver les meilleurs). Et vive la cuisine (et les vins) sardes que j’avais découverts en avant-première mi-août à Paris chez Il Fico, Hummmm !

Puis deux jours à visiter sous un soleil de plomb, mais souvent à l’ombre des venelles, cette jolie ville étalée autour de sa haute colline au sommet de laquelle trône en majesté le Castello et nombre de palazzi e chiese, et d’où l’on jouit d’une vue splendide à 360° sur le centre et les extérieurs, les lagunes et la Méditerranée. Ici, les rues des quartiers historiques sont bordées de belles maisons très colorées mais souvent délabrées. On est chez les pauvres… Beaucoup d’africains partout. On sait d’où ils viennent, on ne voit pas bien de quoi ils vivent… d’ailleurs, on est souvent sollicité par des mains tendues.

Bref, une ville qui a une histoire très ancienne et qui commence doucement à changer.

Ce vendredi matin, je récupère sur le port une Ford Fiesta avec laquelle je vais sillonner le sud-ouest, pendant dix-sept jours, de villages de l’intérieur en plages plus ou moins désertes.

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C’est avec un très grand plaisir que je vous annonce la sortie chez Atramenta de M**** ! Mon iPhone (Une désintoxication contrainte) suivi de De sel surtout et de sucre (Recettes faciles du Sud). 124 pages – 13€.

Traversé par le fil rouge du numérique et du vagabondage routard, cet ouvrage rassemble deux produits littéraires en apparence très différents, mais dont le lecteur trouvera les liens subtils multiples :

M**** ! Mon iPhone (Une désintoxication contrainte) est le récit incarné d’un vieux geek ayant tout misé sur cet unique compagnon de voyage (au Mexique) et qui se retrouve désemparé, nu, à la perte de celui-ci. Peut-on faire le deuil de son smartphone ? Peut-on survivre sans ce compagnon de vie ? Faut-il s’en tenir à distance, s’en méfier ? Telles sont les questions ici posées de belle et philosophique manière par l’auteur de Le sérendipiteux (2018.)

De sel surtout et de sucre (Recettes faciles du Sud) est l’histoire et la mise en équations, véganes ou pas, d’expériences culinaires largement inspirées à l’auteur – au cours de ses nombreux voyages – surtout par les merveilleuses tables de familles italiennes et grecques. L’aubergine et le pois chiche y trônent en tête de bien d’autres légumes simplement, habilement et goûteusement accommodés . Et de quelques douceurs.

Excellent livre pour cet été, vous le trouverez soit chez l’éditeur Atramenta, soit – d’ici quelques jours – sur Amazon et sur le site de la FNAC ainsi que sur de nombreux sites de libraires.

Pour celles et ceux qui ne sont pas loin de moi ou qui vont me croiser, je dispose de quelques exemplaires que je peux leur remettre en main propre. Ou leur expédier (+3€ de frais d’envoi)

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Je me réjouis de vous compter parmi mes futurs lecteurs et d’échanger avec vous ensuite.

Rappel : Le sérendipiteux, maïeutique mémorielle brouillonne est toujours en vente sur les mêmes sites.

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Tous les 3 000 km, il faut renouveler ses chaussures pour le confort et la sécurité. Et où trouve-t-on le choix le plus sérieux ? Au Vieux Campeur à Paris bien sûr.

J’y suis donc passé il y a deux jours (RER A et boutique vides en ces jours de semi-confinement) et me suis rééquipé pour la rando qui va pouvoir recommencer, ainsi que pour les prochains voyages où l’on marche toujours beaucoup au cours des visites.

C’est évidemment la Rolls Meindl que j’ai choisi pour la première et la Maserati Scarpa pour les seconds.

Meindl est très familière des randonneurs, inutile que j’en fasse davantage la promotion. Scarpa, il faut être connaisseur et esthète. Le modèle Mojito GTX W (ci-dessus) est un modèle suivi, comme on disait autrefois. Chaque année, de nouveaux coloris très originaux sont proposés. J’avais déjà un cacao et un flamant rose. Là, j’ai opté pour un cèdre bleu clair.

Mes chaussures m’ont été remises dans des sacs de rangement et de portage (gratuits) très pratiques et du plus bel effet. Un cadeau ? C’est très nouveau chez le Vieux Campeur.

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Me voici paré pour les prochaines sorties. Dès ce dimanche, marche de 21 km en forêt de Saint-Germain-en-Laye. Pour casser mes belles chaussures.

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Depuis 10 ans, ma vie est largement organisée autour de ce diptyque allitératif comme le savent bien mes lecteurs.

Et voilà qu’une bête microscopique au doux nom de SARS-CoV-2, mais très vicieuse, vient de provoquer le confinement quasi général de 5 milliards et demi d’êtres humains (à la date du 18 avril 2020), l’arrêt de la plupart de leurs activités, la fermeture de leurs lieux de rencontre et des frontières. Et la désintégration de ce qui était mon business model de retraité: les voyages 3 à 4 mois par an, moi bien préparé par un entretien physique régulier.

Les conséquences pour moi sont lourdes :

  • le Dôme de Saint-Germain-en-Laye est fermé. Pour pouvoir travailler un peu, je me fais livrer lundi une station de musculation…

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  • Mon grand voyage Adria est tombé à l’eau… et c’est pas de sitôt que je vais pouvoir prendre un vol pour une destination hors de France. Ce ne sont pourtant pas les projets qui manquaient.

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Mon dernier voyage (du 28 janvier au 12 février) était au Mexique. Je n’ai pas pu en tirer un article ici car, en perdant mon iPhone au milieu du séjour, j’ai perdu toutes les photos déjà faites. Se retrouver une semaine à l’étranger sans smartphone, ce fut une expérience très pénible mais aussi une occasion de réflexions sur l’époque qui a donné lieu à un petit livre que je viens d’achever (M****! Mon iPhone, une désintoxication contrainte) et qui devrait être publié en juin si l’usine Hachette des Yvelines est remise en route rapidement…

Bien sûr, il y a plus malheureux que moi. Pour le moment, je n’ai pas chopé la Covid-19.

Bon courage à tous. Soutien moral à ceux qui ont été atteints d’une manière ou d’une autre.

Croyons aux miracles de la science et des technologies comme aux formidables qualités de résilience de l’Humanité.

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MareNostrum4 se poursuit (Astypalea, Amorgos ET Donoussa) au paradis grec avec tout d’abord 3 jours à

 

Mykonos :

J’avais longtemps différé d’y venir sachant sa réputation d’île envahie de touristes, de croisiéristes et de fêtards de toutes sortes. Et chère. Je le dis tout de suite, ce ne fut pas mon ressenti en cette avant-saison (sauf les prix dignes de la Côte d’Azur) malgré la présence de 4 énormes bateaux de croisières à quai ou sur rade. J’ai fait en sorte que mes horaires (se lever tôt…) ne correspondent pas aux leurs.

En visitant la ville et son port (en particulier le quartier historique improprement nommé Little Venice à l’entrelacs de venelles très étroites) et les très nombreuses et très belles plages de l’île (en qualité et en nombre comme dans aucune autre île de Grèce, Rhodes voire Crète mises à part), on comprend pourquoi (avec Santorin) le tourisme de masse s’est emparé de Mykonos : c’est – à la base – la plus belle des iles.

Hélas, la quasi totalité des plages a été affermé à de grosses structures (parfois internationales) de plagistes haut de gamme (et donc hors de prix, 20 à 35€ le lit de plage voire plus) avec restaurant, sono à fond les enceintes dès 10h du matin, activités nautiques, événements style Festival de Cannes etc. Heureusement, la très belle et grande plage d’Agios Sostis (au nord de l’île) est préservée de toute commercialisation. Jusqu’à quand ? Je me demande si elle n’a pas été bloquée pour que les nombreux résidents et travailleurs grecs puissent avoir une plage pour eux.

Anecdote : alors que je sortais du bureau d’un loueur de scooter avec lequel je venais de faire affaire, un gros chien a bondi devant moi tendant une invisible laisse en travers de mon chemin, me faisant tomber et provoquant une luxation de mon annulaire droit (cf photo). D’où : expédition en urgence dans un centre médical, remise en place du doigt, attelle et… annulation du scooter remplacé par une Smart offerte par le loueur qui voulait s’excuser (c’était son chien). Les grecs sont incroyables !

Puis j’ai gagné, en ferry bien évidemment,

 

Tinos :

C’est une grande île avec un très célèbre monastère (le Monastère Kechrovouniou, le Lourdes Orthodoxe) qui accueille en permanence des pèlerins grecs (beaucoup de femmes âgées), mais assez peu de touristes ce qui est dommage car il y a des tas de belles choses à y voir (je suis resté 5 jours) en particulier de nombreux villages perchés tout blancs, splendides, avec des vues à couper le souffle. GPS fort utile pour arriver sans se perdre dans le dédale de routes en montagnes russes. Et il faut aussi souligner la présence dans le paysage de dizaines de pigeonniers au style très particulier rompant avec le modèle cycladique classique.

Et quelques belles plages assez typées. Une mention spéciale pour Karvalouko Beach qui se mérite dans le nord après une longue marche dans les rochers au-delà de la chapelle (Saint Nicholas Thalassinos) et de la plage de Saint Sea.

Puis, avant de rentrer à Paris après ces quatre semaines de rêve,

 

Syros (capitale des Cyclades) :

La (grande) ville d’Ermoupoli, ses ports et son chantier naval valent le déplacement déjà. la ville est majestueuse, construite sur un jeu de collines sur les flancs desquelles courent des dizaines d’escaliers conduisant à leurs sommets où trônent en majesté de belles églises orthodoxes ou catholiques qui se valorisent les unes les autres sans se faire concurrence.

Et puis bien sûr (si on n’aime pas, il ne faut pas venir en Grèce), de nombreuses plages de beau sable et d’eau au vert translucide. Au 15 juin, la chaleur de l’air commençait à être conséquente (30° hier) avec une eau à 25°.

Bref, je serais bien resté ici à continuer mes sauts d’île en île, mais je rentre à Paris la peau couleur caramel (moucheté car j’ai un petit tain de roux) et je reviendrai : en octobre, 15 jours dans l’extrême croissant ouest de la Crète et en 2020 dans les Éoliennes à la fin de mon grand voyage Adria.

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Me revoici reparti pour 4 semaines dans « les îles grecques » (MareNostrum4).

J’ai d’abord rejoint Kos (déjà visitée fin mai 2018) pour 3 jours avant de gagner

 

Astypalea :

que l’on m’avait donné envie de découvrir (la lecture de blogs et le GDR). Mais ce fut une déception totale : 20 touristes en tout et pour tout (fin mai tout de même !!!), les nombreux petits hôtels familiaux fermés ou en cours de repeinture (par des immigrés afghans…), les restaurants ouverts mais déserts. Et j’ai compris pourquoi en faisant le tour de l’île : il n’y a strictement rien d’intéressant ici. Le village en amphithéâtre autour de son port, intéressant mais sans plus ; aucune ballade à faire, le paysage – pelé – n’ayant aucun charme ; les soi-disant plages sont étroites, grisâtres, sales… et rares.

C’est pour toutes ces raisons, que – sauf en juillet et août – il y a si peu de liaisons avec Astypalea… où je suis resté coincé 5 jours à me morfondre. Je ne comprends pas comment j’ai pu me faire avoir en choisissant cette destination. Bref : Allez ailleurs…

Ce que j’ai fait en poursuivant vers

 

Amorgos :

Cette grande île vaut, pour le coup, le déplacement : des ballades magnifiques ; de nombreux très beaux et paisibles villages dans les hauteurs ; l’impressionnant Monastère de la Panagia Chozoviotissa (l’autre vedette du Grand Bleu), enchâssé à mi-hauteur d’une falaise verticale de la côte sud, auquel on accède par un escalier de plus de 500 marches ; et de très belles plages.

Je suis arrivé par Aégialis et suis reparti de Katapola vers

 

Donoussa :

Et là, coup de coeur. L’île est petite, mignonne, très calme. On peut faire de jolies ballades pour rejoindre les plages (réellement magnifiques) ou quelques modestes et charmants hameaux dans les hauteurs. Aucune voiture ou scooter de location.

Et quelques restaurants de grande qualité avec des « trucs » qui sortent de l’ordinaire. Mention spéciale à la Taverna Tzi-Tzi à Mersini ainsi qu’au restaurant de plage bio de Kedros Beach où l’on se régale d’une courte carte créative renouvelée chaque jour.

Bref, Donoussa est à mettre en tête des îles à visiter.

À suivre : Mykonos, Tinos et Syros.

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Mon livre de mémoires (Le sérendipiteux, maïeutique mémorielle brouillonne, 406 pages) vient de sortir chez Atramenta.

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Vous pourrez l’y acheter (www.atramenta.net) ainsi que sur les grands réseaux d’e-commerce ou le commander à votre libraire.

Pendant les quatorze années qui ont suivi le départ de ma femme qui devait se conclure par notre divorce,

 » j’étais obsédé par le besoin d’écrire, cet exercice thérapeutique essentiel à toute reconstruction. Cette longue analyse. Je revisitais ma vie, je ressassais jours et nuits des dizaines d’idées, j’écrivais des bouts dans toutes les situations, prenais moult notes, recherchais des références littéraires, musicales, poétiques dans tous les azimuts, relisais des kyrielles de documents, de verbatim que j’avais mis de côté de longue date, tout cela sans arriver à produire quelque chose de construit. C’était très brouillon.

 » Je vis Cyrulnik, je l’écoutai, je le lus, je le bus et la lumière vint, une autre épiphanie, un eurêka et tout me parut alors évident sur la trame du livre à écrire et sur son néologisme-titre (un hapax ?), sur son chemin-de-fer. Boris – que j’ajoutai aussitôt à la courte liste de mes maitres – était venu à mon secours en me permettant de mettre en place toutes les pièces du puzzle qu’était ma vie. Mon 11, rue Simon-Grubellier* pouvait sortir de terre.  »  (P. 225/226)

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Dans ce livre, si je parle de mes voyages, c’est surtout d’un grand voyage intérieur dont il est question. Je pressens que les révélations (et les réflexions) que j’y fais ne laisseront pas indifférents mes lecteurs et que certains auront envie de réagir. Je les mets à l’aise : qu’ils le fassent. Qu’ils n’hésitent pas à me parler, à m’écrire, à me rencontrer. Il y a matièreS à débatS.

Car ce livre est un livre pour adultes vivant dans leur siècle. Pas pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant en se racontant (et en transmettant) en boucle la fiction narrative nostalgique des premiers épisodes de la Petite Maison dans la Prairie. Pas non plus pour ceux qui pourraient blêmir ou rougir à la lecture des quelques passages impudiques auxquels notre époque s’est accoutumée car ils sont un marqueur de réalité. Et de vérité.

 

 » Écrire pousse à lire. Lire aide à écrire. Plus on écrit, plus on a envie de lire. Plus on lit plus on a envie d’écrire. C’est un délicieux cercle vertueux. On ne cesse de mieux comprendre la vie, la société, le monde à mesure qu’on lit. On fixe les choses dans sa mémoire à mesure qu’on écrit. On bétonne sa grammaire, on enrichit son dictionnaire, on améliore son expression orale. On sent aussi qu’on devient moins c**. On parle de mieux en mieux à mesure qu’on écrit et on finit par parler comme un livre.

 » Écrire, c’est dire des choses QUE l’on n’aurait jamais dites, mais aussi COMME on ne les aurait jamais dites, de manière plus fine, plus ajustée.

 » Écrire, c’est aussi accoucher (sans péridurale). C’est le seul moyen pour nous les hommes d’être à égalité avec les femmes sur ce chapitre. Mais la gestation peut être beaucoup plus longue que neuf mois, sauf pour Musso et Levy (no comment). C’est d’ailleurs ça la maïeutique qui consiste à faire accoucher les esprits de leurs connaissances (et l’écriture en est un excellent moyen) en s’appuyant sur une théorie de la réminiscence pour faire ressurgir des vies antérieures les connaissances oubliées.

 » Votre livre c’est donc votre enfant. Sitôt venu au monde (imprimé), il ne vous appartient plus. Il vous échappe car il est désormais à vos lecteurs qui le voient forcément sous d’autres angles que les vôtres, en fonction de ce qu’ils sont eux-mêmes. Quand on écrit ses mémoires, on accouche donc de soi-même. Vaste sujet de réflexion.

 » Comme l’a dit aussi récemment je ne sais plus qui, écrire c’est enquêter pour traquer les fantômes. C’est pas faux non plus.

 » Écrire, c’est aussi se relire, vingt fois, trente fois, corriger mille erreurs d’accord, de ponctuation, d’orthographe ; c’est choisir un synonyme pour éviter les répétitions de mots trop courants ; ajouter un adjectif, un adverbe, une incise, une citation. Ça n’a pas de fin. Alors vient le moment où l’on se dit Dominique ça va bien maintenant, l’éditeur ne peut plus attendre, tes lecteurs non plus. Et l’on se résout à basculer le fichier, car, oui bien sûr, les manuscrits, c’est fini car on n’écrit plus en fait, on tape, on pianote. C’était mieux avant? Vous n’allez pas recommencer !

 » Enfin, écrire, c’est vouloir être lu. On est prêt à tout pour avoir des lecteurs. Y compris se mettre à nu. Pour être lu, il faut être nu. Ce livre est un strip-tease.  » (P. 379/380)

J’espère que vous serez nombreux à vous passionner pour  » Le sérendipiteux  » et que vous le ferez connaître autour de vous. À bientôt ?

Dominique MARTIN-PRÉVEL, alias Youngsenior.

*L’adresse de l’immeuble parisien de La vie Mode d’Emploi – Georges Perec.

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Le titre vous surprendra. Et pourtant, c’est ce qui m’est venu à l’esprit en voyant ces paysages, ces villages perchés au sommet de collines en bord de mer, austères, fait de maisons en cubes de pierres reliées par des rues étroites. Rien à voir avec le style cycladique.

Mais aussi au vu de l’absence – voulue – de toute infrastructure hôtelière (chambres, complexes, clubs, marinas sont inexistant ou presque), les riches familles d’armateurs (Chios est l’ile des marins) assurant l’emploi en priorité à leurs compatriotes chiotes. Et les nombreux petits pêcheurs pour compléter ce tableau. Bref, on n’a pas besoin de la manne touristique pour vivre correctement. Et heureux.

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Côté caractère, c’est autre chose que la Corse. Les chiotes sont très accueillants, très calmes, très patients, très pacifistes, très famille, pas obsédés du smartphone comme chez nous. Au volant, ils sont lents, ne klaxonnent jamais et n’utilisent pas leur clignotant. En fait on a l’impression de se retrouver dans la France du début de la seconde moitié du vingtième siècle. C’est très étrange comme sentiment. Et les chiotes sont propres et sentent bon (oui, je ne voulais pas rater ce mot pour rire).

Alors ici, les plages (innombrables, différentes) sont désertes de touristes (je me suis beaucoup retrouvé seul dans des paradis époustouflants). Et on mange remarquablement bien et pour pas cher du tout.

Et puis il y a le mastic, cet or blond qui fait la réputation de Chios dans le monde entier. Ces larmes de résine, récoltées entre juillet et octobre en scarifiant les maigres troncs d’une variété de pistachier lentisque qu’on ne trouve qu’ici, se vendent entre 100 et 300€ le kilo. Mais quel travail!

Chios, une ile grecque, oui, mais si différente encore. Ce pays est une merveille. Et je recommande, pour se loger, les deux villas que loue (en tout ou partie) Margaret Chatzelenis* (c’est une française), à deux pas du petit aéroport et de la ville de Chios dans la station balnéaire de Karfas.

Voilà, clap de fin pour MareNostrum3. Demain, c’est retour à Paris.

*On peut la joindre au 00306977445248.

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Je confirme ce que je disais dans l’article précédent: toutes ces iles présentent d’assez nombreux particularismes et il ne faut pas du tout croire, vu de loin, que c’est la même chose. Non non non.

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Le catamaran rapide de Dodecanissos Seaways aura été mon moyen de transport de Rhodes à Samos à l’exception du trajet Kos > Kalymnos. J’arrive donc ainsi à:

Lipsi :

Toute petite île que l’on pourrait presque faire à pied. Certains l’ont fait… mais ils ont eu des problèmes avec la très forte chaleur qui y régnait. Moi, j’ai opté pour le scooter qui rafraîchit en roulant. À noter qu’ici dans les îles, il n’y a quasiment pas de flics et même quand on en croise, il ne vous disent rien si vous ne mettez pas le casque.

À vrai dire, je m’étais convaincu de passer par Lipsi  après avoir lu le blog d’une hyper fan mais je n’ai pas compris sa passion car il n’y a quasiment rien à y faire d’autant plus que les plages ne sont guère intéressantes (et j’ai cherché).

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Heureusement, il y a tout autour des petites iles et îlots (allez jeter un coup d’oeil sur Google Maps en mode satellite et vous allez voir de quoi je parle) et avec un bateau on accède à des spots de baignades ou de snorkeling vraiment géniaux. C’est ce dont j’ai profité en m’inscrivant à la croisière (à la journée) dite des 5 îles. Et cela a sauvé cette étape.

Puis j’ai repris mon catamaran préféré et je suis allez voir à quoi ressemblait

Patmos :

Et là c’est tout autre chose car cette terre (qui a une forme d’hyppocampe) comporte deux lieux prestigieux inscrits au Patrimoine: la Grotte de l’Apocalypse (c’est là-dedans que Saint Jean aurait rédigé son texte) et le Monastère Saint-Jean-le-Théologien et son trésor, enchâssé dans le très beau village de Chora accroché aux flancs d’une montagne dominant le port de Skala.

Tout cela mérite absolument d’y passer du temps, c’est magnifique et très bien entretenu. De nombreux grands navires de croisière jettent l’ancre ici pour déposer leur lot de passagers dans un va-et-vient de navettes maritimes.

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Mais en dehors de cela, l’île vaut le coup d’oeil, les beaux sites naturels sont nombreux, les plages variées en genre et en nombre.

J’avais trouvé à me loger chez Nicolas Studios, très légèrement à l’écart du brouhaha. J’ai rarement vu des hôtes se donner autant de mal à toute heure du jour et de la nuit pour leurs clients. Je les recommande.

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Puis j’ai poursuivi vers mon avant-dernière île de MareNostrum3:

Samos :

Une grande ile montagneuse comportant quelques très beaux villages côtiers (Kokkari, Pythagorio tout particulièrement). Quelques vestiges anciens essentiellement autour de Pythagorio. Et puis un réseau routier tout en S, ce qui m’a amené à me mettre en mode rallye pour ne pas me traîner.

Je m’étais installé, comme beaucoup de gens, sur la côte sud-ouest (à Kampos) dont l’immense plage est peu attirante mais qui vous place assez bien pour circuler dans l’île. On se trouve aussi à côté de la Grotte de Pythagore, nid d’aigle accroché, avec sa petite chapelle, haut sur un abrupt de montagne. On est vraiment récompensé d’avoir grimpé les 320 marches qui y mènent. Arrivé là, on a vraiment l’impression de pénétrer une bouche car la grotte se prolonge par une sorte de gouffre qui fait penser à un larynx. On se surprend même à lever la tête pour en chercher la glotte (pas la grotte puisqu’on y est)…

Et puis, dans la rubrique plages de rêve, il faut inscrire Megalo Seitani, 4oo mètres de sable et de pebbles qui se méritent car il faut accepter de se lever tôt et de crapahuter une heure sur un chemin rocailleux suivant la côte sous un agréable couvert d’arbustes méditerranéens. Je m’y suis retrouvé quasiment seul et en ai bien profité. Un paradis terrestre. Oui il existe.

Enfin, c’est ici que j’ai approché au plus près la problématique des migrants (la côte turque est à 1,5 km…). Suivant la côte nord vers Kokkari, j’ai d’abord aperçu un paquet de gilets oranges et quelques chambres à air de voiture abandonnés assez récemment sur une grève rocailleuse. Puis, sur les quais de Samos-ville, j’ai vu une petite file d’attente d’africains à une agence Western Union. Enfin, dans le petit parc ombragé et rafraichissant situé devant le Musée, j’ai découvert des petits groupes qui s’y reposaient dont deux camerounais qui m’ont raconté leur périple jusqu’ici. Il y aurait 4 000 migrants (dans une île de 40 000 habitants, vous voyez le ratio…) entassés dans une caserne désaffectée, recevant un médiocre repas quotidien ainsi qu’une allocation mensuelle de 90€. Aucun avenir pour eux? Je suis convaincu qu’un jour ils finiront par être acceptés en Europe. Pendant que nous discutions, quatre policiers sont venus vérifier les identités de tout le monde, y compris moi dont ils ont photographié la Carte d’Identité avec leur Smartphone. Me voici donc dans les fichiers de Frontex dont deux garde-côte allemands attendaient au port.

À la mi journée, je m’envolai pour Chios (plus au nord) et ses trésors.

À suivre: Chios et clap de fin de MareNostrum3.

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Quand on regarde la carte de la Grèce, on finit par se dire qu’on a sous les yeux quelque chose qui ressemble à un puzzle géant dont les pièces – dispersées – auraient été découpées par un parkinsonien.

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Coucher de soleil sur la plage de Mastichari (Kos)

Car c’est inouï ces formes contournées, ces criques, ces baies, ces caps, ces ilots comme des satellites (Antiparos pour Paros, Thirasia pour Santorin, Telendos pour Kalymnos etc.), ces îlets et cailloux partout. Et c’est ce qui rend ces iles, avec leur géologie propre, si sœurs et si différentes.

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Kalymnos vue des hauteurs de Kos

C’est pourquoi il faut en visiter beaucoup, ce que j’ai entrepris de faire avec MareNostrum 1, 2 et 3. Et c’est, à chaque nouvelle étape, un enchantement renouvelé.

Kos:

Celle-ci est très grande comparée à ses nombreuses voisines immédiates. Et elle est dotée d’un périmètre conséquent de belles plages de sable peu peuplées à cette saison encore. Un vrai régal. Et qui sont à l’origine d’un vrai pont aérien avec l’Europe du nord…

Mais venir à Kos, c’est peut-être d’abord contempler les merveilles historiques qui s’y trouvent en abondance autour du port principal qui a beaucoup souffert du tremblement de terre de la nuit du 21 juillet 2017, tout comme quelques très vieux bâtiments: l’église Agia Paraskevi (désormais fermée et dont on se demande comment elle va pouvoir être restaurée sans être entièrement reconstruite) ainsi que la Mosquée Hassan.

Tout près de cette dernière se trouve l’Arbre d’Hippocrate, le plus grand platane d’Europe, dans un piteux état (et peu photogénique) avec ses 500 ans et une horrible structure en tubes d’acier pour le soutenir. Il serait un descendant de l’arbre sous lequel, il y a 2 400 ans, le célèbre philosophe aurait enseigné (le conditionnel  est un mode bien commode, que les journalistes devraient employer plus souvent… pour nous épargner des fake news)

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L’arbre d’Hippocrate

Depuis le tremblement de terre, les autorités locales n’ont strictement rien fait et on tout laissé en l’état, si bien que l’on peut voir la faille qui court sur 400 mètres sur les quais du port  avec leurs carreaux décollés à 1,50m du bassin.

J’avais choisi de loger à Mastichari, à une petite trentaine de kilomètres de Kos-ville, mais au centre de gravité du gros des plages et à 10mn de l’aéroport tout en bénéficiant d’un petit port qui permet de rallier Kalymnos sans repasser par la ville de Kos.

Kalymnos:

On arrive à Pothia, grand port très beau à photographier de la montagne voisine au sommet de laquelle se trouve le Monastère de Saint Sava que l’on peut visiter en route pour la mignonne petite plage de Vlichadia, la mieux de l’ile qui en comporte très peu.

On ne vient pas ici pour ça, mais, 1° pour plonger (voir ce qu’il reste d’éponges naturelles dans ces eaux qui en regorgeaient et qui sont maintenant à vendre dans des dizaines de factories… où les touristes n’en achètent plus…),

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Magasin d’éponges: des stocks pour des décennies!

et 2° pour l’escalade dont l’ile est désormais un spot recherché grâce à ses falaises tombant dans la mer du côté de Masouri où je m’étais logé, face à ce gros pain de sucre qu’est Télendos.

Donc, Kalymnos ne s’est pas avérée être un très bon choix pour moi, même si j’ai adoré circuler en scooter sur cette route à flanc de falaise, bordée d’une épaisse haie de lauriers-roses en pleine floraison qui exhalaient – sous un soleil de plomb – les délicieuses senteurs d’une délicate patisserie.

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Et j’ai poursuivi ma remontée des iles du Dodécanèse pour faire une halte de quatre jours à

Léros:

Il faut savoir que cette île dispose – bien que petite – du second port naturel profond de la Méditerranée après Malte. Et c’est l’une des raisons qui ont amenées les italiens – avec la proximité avec la Turquie –  à s’y installer dès 1912 et même à y investir sous Mussolini des sommes considérables pour en faire une base marine et militaire solide.

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C’est pourquoi l’on peut voir partout ici les ruines de très nombreux bâtiments et cantonnements d’une très belle allure romaine, ruines car, lorsque les italiens ont retourné leur veste et rallié les alliés, les allemands ont fait main basse en 1943 sur toutes les iles du Dodécanèse, attribuées ensuite – en 1945 – à la Grèce. La bataille de Léros fut longue et sanglante.

On peu visiter un très intéressant Musée de la Guerre installé dans une partie de l’imposant système de tunnels qu’avaient creusé les italiens dans les collines entourant la baie de Lakki.

Autre monument intéressant: l’énorme forteresse médiévale qui trône sur un sommet entre Panteli et Agia Marina. J’ai eu la chance d’y être reçu par le conservateur, un enfant du pays y étant retourné en 2005 à plus de soixante ans après avoir passé sa vie aux États-Unis. C’est aujourd’hui un homme toujours passionné pour ce qu’il a fait de cette forteresse, de ses mains, mais absolument épuisé. Il m’a raconté l’histoire de Léros (qui a vu défiler l’Europe entière) en me déclarant une filiation avec nos iles de Lérins datant de l’époque ou les grecs commerçaient avec Massilia (Marseille).

Donc, Léros a une riche histoire… et quelques plages. Mais ce n’est pas son point fort.

À signaler aussi, un excellent restaurant, Mythos Fish Restaurant (le meilleur du Dodécanèse?) où un jeune chef grec propose une gamme extraordinaire de plats grecs entièrement renouvelés ainsi qu’un choix impressionnant de produits de la mer divinement cuisinés: mérous, dorades, moules et oursins ET – une rareté sublime – la cigale de mer.

À suivre: Lipsi, Samos, Patmos et Chios.

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MareNostrum3 se poursuit vers l’Est de la mer Égée. Le ferry de Anek Lines me dépose après 5 heures de traversée à…

Karpathos (très peu visitée par les français)…

… pour 4 nuits. Île grecque assez classique dans la version très montagneuse (routes en corniche et grandes forêts de pins maritimes) avec de nombreuses plages superbes quasi désertes à cette saison malgré le temps estival.

Ma préférée aura été Damatria Beach, car de sable (et non de gravier comme souvent) et déserte jusqu’à 11:00. Mais il y avait aussi l’immense Limnitis Beach accessible à pied en une demie-heure dont j’ai profité aussi… avec mon scooter loué pour une bouchée de pain (12€/jour!!!)

Puis j’ai rejoint pour une semaine…

Rhodes – et plus précisément Lindos –

où j’avais déjà séjourné en juin 2015. Le site est toujours aussi superbe, mais comme souvent quand on revient où l’on a déjà été, on trouve que c’est moins bien que votre souvenir l’avait sublimé. Quatre jours auraient suffi.

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Lindos

En tout cas, je suis sorti de là à deux reprises pour aller m’installer pour la journée à Tsampika Beach.

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Tsampika Beach

Et puis je suis parti à la découverte de…

Symi.

Un choc esthétique. Qui s’attendrait à trouver ici une architecture de type italien (maisons étroites, parfois jumelées, toutes aux couleurs vives avec leurs fenêtres à persiennes très romaines, leurs chapiteaux aplatis et leurs toits de tuile)?

Symi Harbor – classé – a manifestement bénéficié d’importantes aides pour sa restauration parfaite sous la férule du patron du Musée. Les très jolies couleurs des crépis et des menuiseries sont toutefois une idée très récente (une petite quarantaine d’années), selon ce que m’en a dit Marina, charmante et causante franco-italienne née à Monaco vivant aujourd’hui à Los Angeles.

Ce site  – deux villages jumelés, Gialos et Horio – est vraiment plus que sublime quelque soit l’angle de vue qu’on choisisse: au niveau des deux kilomètres de quais en forme de W irrégulier ou en contreplongée à partir de la route qui serpente vers les hauts de l’île pour rejoindre le célèbre et très visité Monastère de Panormitis à 45 mn de scooter ou la trop belle petite plage d’Agios Nikolaos et ses eaux au bleu profond auxquelles je me suis abandonné deux jours de suite avec excitation.

Cochez Symi, oui Symi, et venez vite en mai!

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MareNostrum3 commence par un retour en Crète, mais cette fois-ci pour en visiter l’Est sauvage et peu touristique malgré ses splendeurs (et c’est tant mieux.)

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Les moulins à vent du Plateau du Lassithi

En venant d’Héraklion où j’avais atterri, j’ai d’abord fait le tour du Plateau du Lassithi et ses centaines de petits moulins à vent, avant de m’installer pour trois jours à Agios Nikolaos qui est un petit bijou avec son lac marin enserré dans un système de collines et falaises sur lesquelles est construit ce beau village (mais ne pas y venir en juillet et août, car c’est alors très très encombré.) Plus loin, on trouve deux autres petites stations balnéaires en face desquelles il faut visiter l’ile de Spinalonga pour les très beaux restes de sa forteresse vénitienne.

 

Et j’ai pris mes premiers bains (de mer, d’huile et de soleil, déjà très chaud) sur la longue plage quasi déserte en ce début mai d’Almyros Beach à six minutes de voiture au sud d’Agios. Un régal égoïste.

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Sur Almyros Beach (Sitia)

Un saut à Iérapetra (sans réel intérêt), au bord de la mer de Libye, pour aller passer une journée sur l’ile de Chrissi, malheureusement un peu trop ventée ce jour là.

Puis route jusqu’à mon camp de base de Sitia où je me suis posé pour une semaine à l’hôtel El Greco. Sitia était désert de touristes, les nombreux bars et restaurants autour du port faisant grise mine pour la plupart.

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Sitia

C’est l’occasion de parler du fameux régime crétois. Une vaste blague en fait. D’abord, tous les restaurants proposent la même carte, il n’y en a pas un essayant de se démarquer un tant soit peu. Ensuite, cette cuisine de famille vous est apportée dans des assiettes énormes que l’on s’étonne d’arriver à finir (on est poli). D’autant que, le service étant en général très lent, on vous fait patienter en vous offrant des amuse-bouches copieux, puis, après le plat que vous avez commandé, on vous gratifie d’un dessert parfois très roboratif avant de vous achever d’un petit verre de raki. Mais qui donc commande (et paye) l’un des desserts présent sur la carte? Tout ceci à très petits prix. On ne se ruine vraiment pas ici, surtout hors saison. Vous l’avez compris, les crétois mangent beaucoup trop, surtout les hommes (qui en plus, en bons méditerranéens, passent beaucoup de temps à palabrer dans les bistrots pendant que les femmes bossent…) et l’obésité effrayante de nombre d’entre eux interroge sur la réalité de la longévité du crétois…

Pour ma part, calé par un petit déjeuner complet, j’ai fait l’impasse sur les déjeuners pour laisser un peu de place dans mon estomac à l’incontournable abondance des dîners.

Cette base stratégique de Sitia m’a permis de jouir, en vrai Robinson, des nombreuses et magnifiques plages qui ourlent toute la côte est, souvent perdues au bout de longues routes en lacets et corniches poursuivies de pistes caillouteuses. Il est certain qu’un jour les aménageurs qui ont abimé la partie nord-ouest de l’ile viendront jeter leur dévolu sur ces coins sauvages et déserts. Ce sera très dommage. Venez vite ici tant qu’il est temps.