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Mon livre de mémoires (Le sérendipiteux, maïeutique mémorielle brouillonne, 406 pages) vient de sortir chez Atramenta.

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Vous pourrez l’y acheter (www.atramenta.net) ainsi que sur les grands réseaux d’e-commerce ou le commander à votre libraire.

Pendant les quatorze années qui ont suivi le départ de ma femme qui devait se conclure par notre divorce,

 » j’étais obsédé par le besoin d’écrire, cet exercice thérapeutique essentiel à toute reconstruction. Cette longue analyse. Je revisitais ma vie, je ressassais jours et nuits des dizaines d’idées, j’écrivais des bouts dans toutes les situations, prenais moult notes, recherchais des références littéraires, musicales, poétiques dans tous les azimuts, relisais des kyrielles de documents, de verbatim que j’avais mis de côté de longue date, tout cela sans arriver à produire quelque chose de construit. C’était très brouillon.

 » Je vis Cyrulnik, je l’écoutai, je le lus, je le bus et la lumière vint, une autre épiphanie, un eurêka et tout me parut alors évident sur la trame du livre à écrire et sur son néologisme-titre (un hapax ?), sur son chemin-de-fer. Boris – que j’ajoutai aussitôt à la courte liste de mes maitres – était venu à mon secours en me permettant de mettre en place toutes les pièces du puzzle qu’était ma vie. Mon 11, rue Simon-Grubellier* pouvait sortir de terre.  »  (P. 225/226)

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Dans ce livre, si je parle de mes voyages, c’est surtout d’un grand voyage intérieur dont il est question. Je pressens que les révélations (et les réflexions) que j’y fais ne laisseront pas indifférents mes lecteurs et que certains auront envie de réagir. Je les mets à l’aise : qu’ils le fassent. Qu’ils n’hésitent pas à me parler, à m’écrire, à me rencontrer. Il y a matièreS à débatS.

Car ce livre est un livre pour adultes vivant dans leur siècle. Pas pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant en se racontant (et en transmettant) en boucle la fiction narrative nostalgique des premiers épisodes de la Petite Maison dans la Prairie. Pas non plus pour ceux qui pourraient blêmir ou rougir à la lecture des quelques passages impudiques auxquels notre époque s’est accoutumée car ils sont un marqueur de réalité. Et de vérité.

 

 » Écrire pousse à lire. Lire aide à écrire. Plus on écrit, plus on a envie de lire. Plus on lit plus on a envie d’écrire. C’est un délicieux cercle vertueux. On ne cesse de mieux comprendre la vie, la société, le monde à mesure qu’on lit. On fixe les choses dans sa mémoire à mesure qu’on écrit. On bétonne sa grammaire, on enrichit son dictionnaire, on améliore son expression orale. On sent aussi qu’on devient moins c**. On parle de mieux en mieux à mesure qu’on écrit et on finit par parler comme un livre.

 » Écrire, c’est dire des choses QUE l’on n’aurait jamais dites, mais aussi COMME on ne les aurait jamais dites, de manière plus fine, plus ajustée.

 » Écrire, c’est aussi accoucher (sans péridurale). C’est le seul moyen pour nous les hommes d’être à égalité avec les femmes sur ce chapitre. Mais la gestation peut être beaucoup plus longue que neuf mois, sauf pour Musso et Levy (no comment). C’est d’ailleurs ça la maïeutique qui consiste à faire accoucher les esprits de leurs connaissances (et l’écriture en est un excellent moyen) en s’appuyant sur une théorie de la réminiscence pour faire ressurgir des vies antérieures les connaissances oubliées.

 » Votre livre c’est donc votre enfant. Sitôt venu au monde (imprimé), il ne vous appartient plus. Il vous échappe car il est désormais à vos lecteurs qui le voient forcément sous d’autres angles que les vôtres, en fonction de ce qu’ils sont eux-mêmes. Quand on écrit ses mémoires, on accouche donc de soi-même. Vaste sujet de réflexion.

 » Comme l’a dit aussi récemment je ne sais plus qui, écrire c’est enquêter pour traquer les fantômes. C’est pas faux non plus.

 » Écrire, c’est aussi se relire, vingt fois, trente fois, corriger mille erreurs d’accord, de ponctuation, d’orthographe ; c’est choisir un synonyme pour éviter les répétitions de mots trop courants ; ajouter un adjectif, un adverbe, une incise, une citation. Ça n’a pas de fin. Alors vient le moment où l’on se dit Dominique ça va bien maintenant, l’éditeur ne peut plus attendre, tes lecteurs non plus. Et l’on se résout à basculer le fichier, car, oui bien sûr, les manuscrits, c’est fini car on n’écrit plus en fait, on tape, on pianote. C’était mieux avant? Vous n’allez pas recommencer !

 » Enfin, écrire, c’est vouloir être lu. On est prêt à tout pour avoir des lecteurs. Y compris se mettre à nu. Pour être lu, il faut être nu. Ce livre est un strip-tease.  » (P. 379/380)

J’espère que vous serez nombreux à vous passionner pour  » Le sérendipiteux  » et que vous le ferez connaître autour de vous. À bientôt ?

Dominique MARTIN-PRÉVEL, alias Youngsenior.

*L’adresse de l’immeuble parisien de La vie Mode d’Emploi – Georges Perec.

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Le titre vous surprendra. Et pourtant, c’est ce qui m’est venu à l’esprit en voyant ces paysages, ces villages perchés au sommet de collines en bord de mer, austères, fait de maisons en cubes de pierres reliées par des rues étroites. Rien à voir avec le style cycladique.

Mais aussi au vu de l’absence – voulue – de toute infrastructure hôtelière (chambres, complexes, clubs, marinas sont inexistant ou presque), les riches familles d’armateurs (Chios est l’ile des marins) assurant l’emploi en priorité à leurs compatriotes chiotes. Et les nombreux petits pêcheurs pour compléter ce tableau. Bref, on n’a pas besoin de la manne touristique pour vivre correctement. Et heureux.

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Côté caractère, c’est autre chose que la Corse. Les chiotes sont très accueillants, très calmes, très patients, très pacifistes, très famille, pas obsédés du smartphone comme chez nous. Au volant, ils sont lents, ne klaxonnent jamais et n’utilisent pas leur clignotant. En fait on a l’impression de se retrouver dans la France du début de la seconde moitié du vingtième siècle. C’est très étrange comme sentiment. Et les chiotes sont propres et sentent bon (oui, je ne voulais pas rater ce mot pour rire).

Alors ici, les plages (innombrables, différentes) sont désertes de touristes (je me suis beaucoup retrouvé seul dans des paradis époustouflants). Et on mange remarquablement bien et pour pas cher du tout.

Et puis il y a le mastic, cet or blond qui fait la réputation de Chios dans le monde entier. Ces larmes de résine, récoltées entre juillet et octobre en scarifiant les maigres troncs d’une variété de pistachier lentisque qu’on ne trouve qu’ici, se vendent entre 100 et 300€ le kilo. Mais quel travail!

Chios, une ile grecque, oui, mais si différente encore. Ce pays est une merveille. Et je recommande, pour se loger, les deux villas que loue (en tout ou partie) Margaret Chatzelenis* (c’est une française), à deux pas du petit aéroport et de la ville de Chios dans la station balnéaire de Karfas.

Voilà, clap de fin pour MareNostrum3. Demain, c’est retour à Paris.

*On peut la joindre au 00306977445248.

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Je confirme ce que je disais dans l’article précédent: toutes ces iles présentent d’assez nombreux particularismes et il ne faut pas du tout croire, vu de loin, que c’est la même chose. Non non non.

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Le catamaran rapide de Dodecanissos Seaways aura été mon moyen de transport de Rhodes à Samos à l’exception du trajet Kos > Kalymnos. J’arrive donc ainsi à:

Lipsi :

Toute petite île que l’on pourrait presque faire à pied. Certains l’ont fait… mais ils ont eu des problèmes avec la très forte chaleur qui y régnait. Moi, j’ai opté pour le scooter qui rafraîchit en roulant. À noter qu’ici dans les îles, il n’y a quasiment pas de flics et même quand on en croise, il ne vous disent rien si vous ne mettez pas le casque.

À vrai dire, je m’étais convaincu de passer par Lipsi  après avoir lu le blog d’une hyper fan mais je n’ai pas compris sa passion car il n’y a quasiment rien à y faire d’autant plus que les plages ne sont guère intéressantes (et j’ai cherché).

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Heureusement, il y a tout autour des petites iles et îlots (allez jeter un coup d’oeil sur Google Maps en mode satellite et vous allez voir de quoi je parle) et avec un bateau on accède à des spots de baignades ou de snorkeling vraiment géniaux. C’est ce dont j’ai profité en m’inscrivant à la croisière (à la journée) dite des 5 îles. Et cela a sauvé cette étape.

Puis j’ai repris mon catamaran préféré et je suis allez voir à quoi ressemblait

Patmos :

Et là c’est tout autre chose car cette terre (qui a une forme d’hyppocampe) comporte deux lieux prestigieux inscrits au Patrimoine: la Grotte de l’Apocalypse (c’est là-dedans que Saint Jean aurait rédigé son texte) et le Monastère Saint-Jean-le-Théologien et son trésor, enchâssé dans le très beau village de Chora accroché aux flancs d’une montagne dominant le port de Skala.

Tout cela mérite absolument d’y passer du temps, c’est magnifique et très bien entretenu. De nombreux grands navires de croisière jettent l’ancre ici pour déposer leur lot de passagers dans un va-et-vient de navettes maritimes.

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Mais en dehors de cela, l’île vaut le coup d’oeil, les beaux sites naturels sont nombreux, les plages variées en genre et en nombre.

J’avais trouvé à me loger chez Nicolas Studios, très légèrement à l’écart du brouhaha. J’ai rarement vu des hôtes se donner autant de mal à toute heure du jour et de la nuit pour leurs clients. Je les recommande.

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Puis j’ai poursuivi vers mon avant-dernière île de MareNostrum3:

Samos :

Une grande ile montagneuse comportant quelques très beaux villages côtiers (Kokkari, Pythagorio tout particulièrement). Quelques vestiges anciens essentiellement autour de Pythagorio. Et puis un réseau routier tout en S, ce qui m’a amené à me mettre en mode rallye pour ne pas me traîner.

Je m’étais installé, comme beaucoup de gens, sur la côte sud-ouest (à Kampos) dont l’immense plage est peu attirante mais qui vous place assez bien pour circuler dans l’île. On se trouve aussi à côté de la Grotte de Pythagore, nid d’aigle accroché, avec sa petite chapelle, haut sur un abrupt de montagne. On est vraiment récompensé d’avoir grimpé les 320 marches qui y mènent. Arrivé là, on a vraiment l’impression de pénétrer une bouche car la grotte se prolonge par une sorte de gouffre qui fait penser à un larynx. On se surprend même à lever la tête pour en chercher la glotte (pas la grotte puisqu’on y est)…

Et puis, dans la rubrique plages de rêve, il faut inscrire Megalo Seitani, 4oo mètres de sable et de pebbles qui se méritent car il faut accepter de se lever tôt et de crapahuter une heure sur un chemin rocailleux suivant la côte sous un agréable couvert d’arbustes méditerranéens. Je m’y suis retrouvé quasiment seul et en ai bien profité. Un paradis terrestre. Oui il existe.

Enfin, c’est ici que j’ai approché au plus près la problématique des migrants (la côte turque est à 1,5 km…). Suivant la côte nord vers Kokkari, j’ai d’abord aperçu un paquet de gilets oranges et quelques chambres à air de voiture abandonnés assez récemment sur une grève rocailleuse. Puis, sur les quais de Samos-ville, j’ai vu une petite file d’attente d’africains à une agence Western Union. Enfin, dans le petit parc ombragé et rafraichissant situé devant le Musée, j’ai découvert des petits groupes qui s’y reposaient dont deux camerounais qui m’on raconté leur périple jusqu’ici. Il y aurait 4 000 migrants (dans une île de 40 000 habitants, vous voyez le ratio…) entassés dans une caserne désaffectée, recevant un médiocre repas quotidien ainsi qu’une allocation mensuelle de 90€. Aucun avenir pour eux? Je suis convaincu qu’un jour ils finiront par être acceptés en Europe. Pendant que nous discutions, quatre policiers sont venus vérifier les identités de tout le monde, y compris moi dont ils ont photographié la Carte d’Identité avec leur Smartphone. Me voici donc dans les fichiers de Frontex dont deux garde-côte allemands attendaient au port.

À la mi journée, je m’envole pour Chios (plus au nord) et ses trésors.

À suivre: Chios et clap de fin de MareNostrum3.

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Quand on regarde la carte de la Grèce, on finit par se dire qu’on a sous les yeux quelque chose qui ressemble à un puzzle géant dont les pièces – dispersées – auraient été découpées par un parkinsonien.

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Coucher de soleil sur la plage de Mastichari (Kos)

Car c’est inouï ces formes contournées, ces criques, ces baies, ces caps, ces ilots comme des satellites (Antiparos pour Paros, Thirasia pour Santorin, Telendos pour Kalymnos etc.), ces îlets et cailloux partout. Et c’est ce qui rend ces iles, avec leur géologie propre, si sœurs et si différentes.

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Kalymnos vue des hauteurs de Kos

C’est pourquoi il faut en visiter beaucoup, ce que j’ai entrepris de faire avec MareNostrum 1, 2 et 3. Et c’est, à chaque nouvelle étape, un enchantement renouvelé.

Kos:

Celle-ci est très grande comparée à ses nombreuses voisines immédiates. Et elle est dotée d’un périmètre conséquent de belles plages de sable peu peuplées à cette saison encore. Un vrai régal. Et qui sont à l’origine d’un vrai pont aérien avec l’Europe du nord…

Mais venir à Kos, c’est peut-être d’abord contempler les merveilles historiques qui s’y trouvent en abondance autour du port principal qui a beaucoup souffert du tremblement de terre de la nuit du 21 juillet 2017, tout comme quelques très vieux bâtiments: l’église Agia Paraskevi (désormais fermée et dont on se demande comment elle va pouvoir être restaurée sans être entièrement reconstruite) ainsi que la Mosquée Hassan.

Tout près de cette dernière se trouve l’Arbre d’Hippocrate, le plus grand platane d’Europe, dans un piteux état (et peu photogénique) avec ses 500 ans et une horrible structure en tubes d’acier pour le soutenir. Il serait un descendant de l’arbre sous lequel, il y a 2 400 ans, le célèbre philosophe aurait enseigné (le conditionnel  est un mode bien commode, que les journalistes devraient employer plus souvent… pour nous épargner des fake news)

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L’arbre d’Hippocrate

Depuis le tremblement de terre, les autorités locales n’ont strictement rien fait et on tout laissé en l’état, si bien que l’on peut voir la faille qui court sur 400 mètres sur les quais du port  avec leurs carreaux décollés à 1,50m du bassin.

J’avais choisi de loger à Mastichari, à une petite trentaine de kilomètres de Kos-ville, mais au centre de gravité du gros des plages et à 10mn de l’aéroport tout en bénéficiant d’un petit port qui permet de rallier Kalymnos sans repasser par la ville de Kos.

Kalymnos:

On arrive à Pothia, grand port très beau à photographier de la montagne voisine au sommet de laquelle se trouve le Monastère de Saint Sava que l’on peut visiter en route pour la mignonne petite plage de Vlichadia, la mieux de l’ile qui en comporte très peu.

On ne vient pas ici pour ça, mais, 1° pour plonger (voir ce qu’il reste d’éponges naturelles dans ces eaux qui en regorgeaient et qui sont maintenant à vendre dans des dizaines de factories… où les touristes n’en achètent plus…),

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Magasin d’éponges: des stocks pour des décennies!

et 2° pour l’escalade dont l’ile est désormais un spot recherché grâce à ses falaises tombant dans la mer du côté de Masouri où je m’étais logé, face à ce gros pain de sucre qu’est Télendos.

Donc, Kalymnos ne s’est pas avérée être un très bon choix pour moi, même si j’ai adoré circuler en scooter sur cette route à flanc de falaise, bordée d’une épaisse haie de lauriers-roses en pleine floraison qui exhalaient – sous un soleil de plomb – les délicieuses senteurs d’une délicate patisserie.

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Et j’ai poursuivi ma remontée des iles du Dodécanèse pour faire une halte de quatre jours à

Léros:

Il faut savoir que cette île dispose – bien que petite – du second port naturel profond de la Méditerranée après Malte. Et c’est l’une des raisons qui ont amenées les italiens – avec la proximité avec la Turquie –  à s’y installer dès 1912 et même à y investir sous Mussolini des sommes considérables pour en faire une base marine et militaire solide.

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C’est pourquoi l’on peut voir partout ici les ruines de très nombreux bâtiments et cantonnements d’une très belle allure romaine, ruines car, lorsque les italiens ont retourné leur veste et rallié les alliés, les allemands ont fait main basse en 1943 sur toutes les iles du Dodécanèse, attribuées ensuite – en 1945 – à la Grèce. La bataille de Léros fut longue et sanglante.

On peu visiter un très intéressant Musée de la Guerre installé dans une partie de l’imposant système de tunnels qu’avaient creusé les italiens dans les collines entourant la baie de Lakki.

Autre monument intéressant: l’énorme forteresse médiévale qui trône sur un sommet entre Panteli et Agia Marina. J’ai eu la chance d’y être reçu par le conservateur, un enfant du pays y étant retourné en 2005 à plus de soixante ans après avoir passé sa vie aux États-Unis. C’est aujourd’hui un homme toujours passionné pour ce qu’il a fait de cette forteresse, de ses mains, mais absolument épuisé. Il m’a raconté l’histoire de Léros (qui a vu défiler l’Europe entière) en me déclarant une filiation avec nos iles de Lérins datant de l’époque ou les grecs commerçaient avec Massilia (Marseille).

Donc, Léros a une riche histoire… et quelques plages. Mais ce n’est pas son point fort.

À signaler aussi, un excellent restaurant, Mythos Fish Restaurant (le meilleur du Dodécanèse?) où un jeune chef grec propose une gamme extraordinaire de plats grecs entièrement renouvelés ainsi qu’un choix impressionnant de produits de la mer divinement cuisinés: mérous, dorades, moules et oursins ET – une rareté sublime – la cigale de mer.

À suivre: Lipsi, Samos, Patmos et Chios.

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MareNostrum3 se poursuit vers l’Est de la mer Égée. Le ferry de Anek Lines me dépose après 5 heures de traversée à…

Karpathos (très peu visitée par les français)…

… pour 4 nuits. Île grecque assez classique dans la version très montagneuse (routes en corniche et grandes forêts de pins maritimes) avec de nombreuses plages superbes quasi désertes à cette saison malgré le temps estival.

Ma préférée aura été Damatria Beach, car de sable (et non de gravier comme souvent) et déserte jusqu’à 11:00. Mais il y avait aussi l’immense Limnitis Beach accessible à pied en une demie-heure dont j’ai profité aussi… avec mon scooter loué pour une bouchée de pain (12€/jour!!!)

Puis j’ai rejoint pour une semaine…

Rhodes – et plus précisément Lindos –

où j’avais déjà séjourné en juin 2015. Le site est toujours aussi superbe, mais comme souvent quand on revient où l’on a déjà été, on trouve que c’est moins bien que votre souvenir l’avait sublimé. Quatre jours auraient suffi.

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Lindos

En tout cas, je suis sorti de là à deux reprises pour aller m’installer pour la journée à Tsampika Beach.

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Tsampika Beach

Et puis je suis parti à la découverte de…

Symi.

Un choc esthétique. Qui s’attendrait à trouver ici une architecture de type italien (maisons étroites, parfois jumelées, toutes aux couleurs vives avec leurs fenêtres à persiennes très romaines, leurs chapiteaux aplatis et leurs toits de tuile)?

Symi Harbor – classé – a manifestement bénéficié d’importantes aides pour sa restauration parfaite sous la férule du patron du Musée. Les très jolies couleurs des crépis et des menuiseries sont toutefois une idée très récente (une petite quarantaine d’années), selon ce que m’en a dit Marina, charmante et causante franco-italienne née à Monaco vivant aujourd’hui à Los Angeles.

Ce site  – deux villages jumelés, Gialos et Horio – est vraiment plus que sublime quelque soit l’angle de vue qu’on choisisse: au niveau des deux kilomètres de quais en forme de W irrégulier ou en contreplongée à partir de la route qui serpente vers les hauts de l’île pour rejoindre le célèbre et très visité Monastère de Panormitis à 45 mn de scooter ou la trop belle petite plage d’Agios Nikolaos et ses eaux au bleu profond auxquelles je me suis abandonné deux jours de suite avec excitation.

Cochez Symi, oui Symi, et venez vite en mai!

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MareNostrum3 commence par un retour en Crète, mais cette fois-ci pour en visiter l’est sauvage et peu touristique malgré ses splendeurs (et c’est tant mieux).

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Les moulins à vent du Plateau du Lassithi

En venant de Héraklion où j’avais atterri, j’ai d’abord fait le tour du Plateau du Lassithi et ses centaines de petits moulins à vent avant de m’installer pour trois jours à Agios Nikolaos qui est un petit bijou avec son lac marin enserré dans un système de collines et falaises sur lesquelles est construit ce beau village (mais ne pas y venir en juillet et août, car c’est alors très très encombré). Plus loin, on trouve deux autres petites stations balnéaires en face desquelles il faut visiter l’ile de Spinalonga pour les très beaux restes de sa forteresse vénitienne.

 

Et j’ai pris mes premiers bains (de mer, d’huile et de soleil, déjà très chaud) sur la longue plage quasi déserte en ce début mai de Almyros Beach à 6 minutes de voiture au sud d’Agios : un régal égoïste.

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Sur Almyros Beach (Sitia)

Un saut à Iérapetra (sans intérêt), sur la mer de Libye, pour aller passer une journée sur l’ile de Chrissi, malheureusement un peu trop ventée ce jour là.

Puis route jusqu’à mon camp de base de Sitia où je me suis posé pour une semaine à l’hôtel El Greco. Sitia était désert de touristes, les nombreux bars et restaurants autour du port faisant grise mine pour la plupart.

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Sitia

C’est l’occasion de parler du fameux régime crétois. Une vaste blague en fait. D’abord, tous les restaurants proposent la même carte, il n’y en a pas un essayant de se démarquer un tant soit peu. Ensuite, cette cuisine de famille vous est apportée dans des assiettes énormes que l’on s’étonne d’arriver à finir (on est poli). D’autant que, le service étant en général très lent, on vous fait patienter en vous offrant des amuse-bouches copieux, puis, après le plat que vous avez commandé, on vous gratifie d’un dessert parfois très roboratif avant de vous achever d’un petit verre de raki. Mais qui donc commande (et paye) l’un des desserts présent sur la carte? Tout ceci à très petits prix. On ne se ruine vraiment pas ici, surtout hors saison. Vous l’avez compris, les crétois mangent beaucoup trop, surtout les hommes (qui en plus, en bons méditerranéens, passent beaucoup de temps à palabrer dans les bistrots pendant que les femmes bossent…) et l’obésité effrayante de nombre d’entre eux interroge sur la réalité de la longévité du crétois…

Pour ma part, calé par un petit déjeuner complet, j’ai fait l’impasse sur les déjeuners pour laisser un peu de place dans mon estomac à l’incontournable abondance des diners.

Ce point stratégique de Sitia m’a permis de jouir en vrai Robinson des nombreuses et magnifiques plages qui ourlent toute la côte est, souvent perdues au bout de longues routes en lacets et corniches poursuivies de pistes caillouteuses. Il est certain qu’un jour les aménageurs qui ont abimé la partie nord-ouest de l’ile viendront jeter leur dévolu sur ces coins sauvages et déserts. Ce sera très dommage. venez vite ici tant qu’il est temps.

L’intérieur montagneux à la beauté minérale est planté d’hectares d’oliviers autour de petits villages blancs endormis. Paradis des randonneurs.

Ici et là de belles ruines antiques nous rappellent nos origines. Et l’on ne ratera pas la descente au milieu des lauriers roses dans les Gorges de la Mort en-dessous de Zakros.

Aujourd’hui 12 mai, je prends à 14:05 le Prévélis, le bateau d’Anek Lines pour l’ile de Karpathos.

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M’y voici. Après une nuit de traversée du détroit de Bass à bord du superbe Spirit of Tasmania, j’arrive au lever du jour à Devonport, petite ville sans grand intérêt dont je m’échappe d’abord vers l’ouest voir cet étrange rocher plat et haut en bord de côte: the nut. On y grimpe en télésiège et on jouit d’une superbe vue à 360°.

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Puis je prends la route de l’est vers une étape intéressante, pleine de charme et de curiosités, Launceston. Visite d’un centre historique très bien restauré, petite ballade à remonter les Cataract Gorges, croisière sur la Tamar River. Très bien.

En route pour St Helen’s, je fais halte ensuite dans une impressionnante forêt primaire multiséculaire ayant échappé (par quelle miracle?) aux incendies géants qui ont ravagé ces dernières années les magnifiques forêts d’eucalyptus qui recouvrent une bonne partie de la Tasmanie.

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Avant de m’installer pour deux jours à Coles Bay je vais pouvoir enfin voir de près quelques diables de Tasmanie rescapés de l’épouvantable cancer de la face qui les décime, d’adorables kangourous qui viendront me manger dans la main ainsi que d’élégantes grey gouses.

À Coles Bay, on y vient pour parcourir les splendeurs du Parc du Freycinet, ses sentiers de randonnées, ses plages de sable blanc mouillées d’eaux turquoise (mais glaciales hélas!), ses points de vue (look-out) à couper le souffle.

J’ai ensuite poursuivi vers la Péninsule de Tasman pour l’admirer d’un hélicoptère et, surtout, pour passer quelques heures à visiter le très étendu centre pénitentiaire historique de Port Arthur, un must.

Et j’ai terminé par Hobart et sa région. Hobart m’a déçu. Les premiers à s’y être installés ont mal exploité un site pourtant extraordinaire en n’y construisant pas la grande et belle ville que j’attendais.

Heureusement, j’ai pu aller passer une journée à Bruny Island et profiter d’un tour en mer de 4 heures à bord d’un hors bord puissant pour admirer sa côte sauvage truffée de curiosités géologiques, de colonies d’otaries et de bancs de dauphins bondissants.

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