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Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que, moi le grand voyageur, je n’ai découvert les îles grecques que l’année dernière lors de mon Grand Voyage de deux mois et demi au nom de code MareNostrum. Vous savez aussi que je suis tombé sur le luc:)) devant le charme et la splendeur de ces Si époustouflantes Cyclades. Au point que j’ai pris la décision de revenir chaque année dans cette Grèce qui a tout pour elle… car elle a tout pour moi.

Nous reparlerons de mon projet MareNostrum3 (mai et juin 2018) mais vous venez déjà de lire deux articles sur le mois passé ici entre les Présidentielles et les Législatives françaises du printemps 2017. Je veux traiter à part les Petites Cyclades, ce chapelet de micro-îles situées au Sud de Naxos, car il y a beaucoup à en dire. Et à y voir.

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D’ouest en est: Iraklia, Schinoussa et Koufonissia

 

La liaison entre ces îles, de Naxos jusqu’à Amorgos, est effectuée principalement par le mythique petit ferry familial Express Skopelitis, au romantisme fou, dont je viens d’apprendre qu’il cesserait ses rotations fin octobre 2017 (question d’âge ou simple grande révision)?

 

Iraklia:

J’ai donc débarqué d’abord pour deux jours dans cette île au port adorable, accueilli par Fanis, jeune ingénieur en mécanique qui, faute de trouver un job dans ce pays qui souffre, vient d’achever un très beau petit hôtel perché sur les hauts d’Agios Giorgios (la Villa Meltemi) d’où la vue est à couper le souffle. Petits déjeuners haut de gamme très copieux (inclus dans le prix fort raisonnable de la chambre à cette saison).

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Le port d’Iraklia avec sa jolie plage très propre (l’eau) dans le fond

De là, on peut descendre à pied en 15′ à la plage de Livadi dont l’eau est cristalline mais le sable gris ni très beau ni très propre (beaucoup de plages grecques ne sont pas entretenues et c’est très regrettable).

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La plage de Livadi vue de la Villa Meltemi

 

Comme toujours j’y arrive le premier car les gens en vacances trainent tous beaucoup le matin avant de se mettre en mouvement, ce qui n’est pas mon cas. Me donnant tout le loisir d’un premier grand bain nu sans gêner personne, liberté que j’aime plus que tout.

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Superbe vue aérienne sur Naxos (de la Villa Meltemi)

Mais j’avais loué un petit 50cm3 pour 24h seulement pour découvrir dès mon arrivée toutes les ressources de l’île qui a un peu de relief.

Les points positifs d’Iraklia (et de ces trois îles): le calme ab-so-lu, spécialement la nuit  (bons gros dodos récupérateurs), le charme du port. Et la Villa Meltemi.

Puis, en dix minutes de traversée,

Schinoussa:

Configuration classique: le port – Mersini – mignon, puis sur la hauteur, relié par une route en lacets, le bourg de Chora dans un mouchoir de poche et on redescend vers les plages.

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Le port de Schinoussa

Les deux plus proches (mais reliées par des pistes abruptes, caillouteuses et terreuses) sont d’un vilain sable grisâtre pas du tout entretenues et elles n’ont pas l’agrément de bien d’autres dans les Cyclades.

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Mon quad et moi

Là, j’ai loué un quad, plus adapté au micro-réseau de routes goudronnées très vite poursuivies de pistes. Et je m’en suis bien porté. En particulier pour les allées et venues avec mon micro-hôtel tout neuf de l’année (Notos Studios, à l’arrière de la plage de Livadi*), ainsi que pour le repérage général qui m’a permis de profiter à deux reprises de la sauvage et déserte plage en fond de crique de Psili Ammos, ma préférée mais qui peut ne pas être vivable par vent du nord (m’a-t’on dit).

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9h sur la plage de Psili Ammos et pas un chat

Points positifs de Schinoussa: les petits villages et les vues (points communs à toutes ces Cyclades) et la plage de Psili Ammos, donc.

Et enfin, grâce à l’incontournable Express Skopelitis, à 15′ de là:

Koufonissia:

Alors là, les larmes vous viennent aux yeux dès avant l’arrivée dans ce mini port avec sa belle plage de carte postale, car on longe d’abord les très photogéniques falaises ocres, basses et très découpées de Kato Koufonissia (oui, cette île est en fait un duo, mais c’est de Pano Koufonissia dont on parle en général, la seule habitée).

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Une pointe sur Kato

 

Contrairement à ses deux consoeurs, cette île microscopique est presque plate et cela change les coups d’oeil.

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L’arrière-port de Koufonissia et le village

En outre, on trouve ici sur la côte sud une succession de très jolies plages protégées des vents de nord, les plus intéressantes selon moi étant dans l’ordre d’apparition en venant du port et en suivant le chemin côtier: Finikas (et sa taverne très accueillante) puis, après deux plagettes, Italida où se côtoient naturistes et textiles en toute bonne compréhension mutuelle et, plus loin, après une heure de marche et un très étonnant passage sur la côte découpée en multiples piscines naturelles, l’idyllique grande plage (en forme de C) de Pori (avec ses deux tavernes).

 

Quand vous arrivez là (on peut opter d’y aller en 15′ en VTT par la route des crêtes, ce que j’ai fait) vous vous dîtes que vous êtes vraiment chanceux de vivre ce petit bonheur.

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La plage de Pori vue des collines

C’est incontestablement la plus belle des Petites Cyclades et donc la plus courue, spécialement l’été où l’on y fait la fête et où les chambres sont réservées très en avance. Mais début juin y’a pas une foule énorme et c’est le moment d’y aller.

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Oh! l’horrible faute d’orthographe: YoUngsenior, heureusement vite effacée par la mer…

Conclusion sur les Cyclades: 1. Si vous avez peu de temps disponible, choisissez évidemment Koufonissia. 2. On ne mange pas très bien sur ces îles, mais en cherchant bien vous arriverez à trouver quelque chose de potable. 3. Si vous êtes en voilier, vous pourrez profiter de nombreux et sûrs mouillages forains où vous passerez des nuits tranquilles sur fonds de sable où les ancres crochent bien.

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*oui, ils ne sont pas très créatifs ces grecs: Livadi, Chora, Panagia, Messaria, Mersini foisonnent.

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Donc la grève. Donc programme bousculé. Donc Youngsenior pas content.

Craignant une nouvelle prolongation de l’immobilisation des ferries, j’opte pour la voie aérienne et choisis Paros comme point d’atterrissage* avant de gagner Ios et de reprendre le parcours initialement prévu. Et au passage, adios Serifos et Sifnos. Ce sera pour une autre fois…

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Paros

Paros,

j’y avais séjourné à pareille époque en 2016 et n’en avais pas été hyper content. Mais là, par commodité… Je retourne chez Marili Apartments à l’accueil toujours aussi parfait (avec plein de petits cadeaux de bienvenu).

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La petite plage de Parosporos, tout près de Marili Apartments (la mieux de Paros)

Et deux jours plus tard, je pars pour:

Ios:

De Yalos, le port – très protégé comme dans la plupart des iles et qui a beaucoup de charme – on grimpe, par une route en lacets ou par un long escalier, à Chora construite sur deux collines d’où la vue sur les contrebas, la mer et les iles voisines est absolument splendide. On trouve tout à Chora.

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Sur les hauteurs de Chora (Ios)

Mais, si l’on veut le calme et la proximité d’une très belle plage de 800 m de long, il est préférable (c’est mon conseil) de redescendre vers Mylopotas où je me suis installé dans un petit hôtel assez banal mais très bon marché, très bien situé, à l’accueil parfait: Deep Blue, au centre de la plage.

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La superbe plage de Mylopotas (Ios)

Autour de moi, quelques bars et restaurants de qualité, quelques petits commerces, un loueur de scooters et quads.

Avec mon scooter, j’ai pu me rendre en une heure de routes sinueuses, venteuses et désertes à travers des paysages pelés, piquetés de chapelles aux domes bleus**, vers ce petit paradis noté par tous les guides: la plage de Manganari, ses cinq paires de lits de plage et son petit bar-restaurant à l’accueil très sympathique. À ne surtout pas manquer.

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Sur la plage paradisiaque et isolée de Manganari (Ios)

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Yalos, le port de Ios

J’inscris Ios sur la liste des iles à voir avec la note 15/20.

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Après quatre jours, nouveau ferry (ultra-rapide, c’est à un point hallucinant) je pars retrouver une ile adorée en juin 2016:

Naxos

Depuis mon arrivée à Athènes, la météo se montre anormalement capricieuse pour la saison. Aussi, je vais en profiter pour faire en voiture une virée découverte à l’intérieur de cette ile (la plus grande des Cyclades rappelons-le). Je vais ainsi m’extasier devant les très jolies ruines du Temple de Déméter, perdues au milieu de nulle part, flanquées d’une adorable micro chapelle.

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Temple de Déméter à Ano Sangri, île de Naxos

Puis, je vais me rendre au charmant petit port de Moutsouna où l’on trouve plusieurs restaurants de poisson à l’ombre de tamaris.

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Sur le petit port de Moutsouna, île de Naxos

Et (mais sans être exhaustif), je vais m’attarder à ce petit bijou qu’est, à l’extérieur comme à l’intérieur, l’église byzantine de Panagia Drossiani (VIème siècle) sans doute la plus ancienne de toute l’Europe occidentale (dixit le GDR).

Bien sûr, le beau et chaud temps étant revenu, j’ai retrouvé avec excitation ma plage de Petrino Beach mais j’ai aussi testé pour vous celle, plus commerciale, d’Agios Prokopios, juste avant Agia Anna où je me suis logé comme l’an passé. Étant entendu que toute la côte sud de Naxos, c’est des kilomètres de plages, beaucoup désertes en mai-juin…

Après cinq jours à Naxos, je suis allé à la découverte des Petites Cyclades, au sud de celle-ci (et faisant partie de la Commune de Naxos). J’en écris un article spécifique à suivre. Puis je suis revenu pour trois jours à Naxos avant de rentrer dimanche à Paris.

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Le Kastro au-dessus du port de Naxos

 

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* Peu d’iles disposent d’un aérodrome car il faut un terrain plat et assez de longueur de piste. D’où l’extraordinaire système de liaisons inter-iles par ferries.

**Ios, l’ile aux 365 chapelles…

Pour ce second voyage MareNostrum, j’avais prévu de passer une nuit au Pirée* afin d’être à pied d’oeuvre le lendemain de mon arrivée pour le ferry de 7:01 pour Serifos, première des sept Cyclades de ce programme (j’avais envisagé ce titre: Les Cyclades septuplées).

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Aperçu autour du Pirée

Mais les négociateurs européens m’ont cassé tout ça en signant avec le gouvernement grec un énième accord contenant une septième baisse des retraites. Conséquence: grève de deux jours de tous les personnels des ferries reconduite pour deux nouvelles journées.

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Et, cerise sur le gâteau, un très vilain temps a duré rendant cette escale forcée assez inintéressante pour quelqu’un qui connaissait déjà Athènes. Je suis tout de même allé voir l’Acropole et quelques autres incontournables lorsque le soleil est revenu.

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L’Agora vue du Parthénon

Toujours est-il que j’ai dû rebâtir mon itinéraire en supprimant Serifos et Sifnos (à regret car les avis sont très élogieux sur ces deux iles) et en me rendant, par avion, à Paros pour deux jours avant de retrouver Ios et la suite de mon programme.

J’ai séjourné à Paros l’année dernière et je confirme que cette ile ne présente pas grand intérêt excepté le port d’arrivée (Parikia) qui a du charme, mais pas plus que la plupart des autres Cyclades.

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Dans le village de Parikia (Paros)

*Je recommande l’hôtel Piraeus Port Hotel, très bien situé à 10 minutes à pied de la gare de métro (aéroport en une grosse heure avec un changement) ainsi que des quais des ferries. Immeuble neuf, accueil très professionnel et très serviable, 36€/nuit, petit déjeuner copieux à 8€. Très calme.

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Longtemps je n’ai pas eu envie de rendre visite à l’Asie.

Je percevais ce continent comme une deuxième Afrique noire (j’ai découvert cette expression dans le GDR Vietnam) continent que je ne connaissais que trop bien pour y avoir trainé mes guêtres pendant le premier tiers de ma vie professionnelle. Climats pénibles, villes désordonnées et sales, misère à tous les coins de rue etc. Mais à cette époque-là, je passais d’hôtels internationaux en voitures climatisées et de celles-ci en bureaux ventilés. Je mettais toutes mes dépenses en note de frais. Et j’étais jeune.

Les images, les reportages, les articles qui me montraient l’Asie fourmilleuse écrasée de soleil ou rincée sous les trombes de la mousson, l’Asie mangeuse de chiens ou de scorpions frits, l’Asie de la cuisine de rue douteuse et manifestement odorante, tout cela, derrière le sourire équivoque de ses habitants, ne m’incitait pas, mais alors pas du tout à y aller. Cette fièvre jaune, je m’en étais vacciné.

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Street food à Saigon

J’entends d’ici les cris de certains de ceux qui me liront et je leur précise: je n’ai rien contre les asiatiques, ils vivent où ils sont nés, là où le temps et leurs civilisations les ont façonnés, ils font avec leurs rudes conditions climatiques et je compatis aux drames qui les touchent régulièrement, je vois le courage dont ils font preuve pour sortir de leurs conditions. Mais sur cette Terre où cohabitent 197 pays différents (Stats ONU), certains m’attirent, d’autres pas. C’est ma liberté chérie.

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Boucherie de rue dans Saigon

Mais, les imbéciles étant ceux qui ne changent pas d’avis, j’avais commencé à ouvrir la liste des exceptions. Le Japon, seize jours en octobre 2010 par l’accès du Kumano Kodo découvert sur le Camiño Francès. L’Inde six (oui, 6) jours en février 2012 à l’occasion d’un mariage franco-indien dont j’étais revenu content, mais sans intention aucune d’y retourner. À ce moment-là, il ne me restait plus, sur ma to-do-list Asie, qu’Angkor Vat pour des raisons littéraires et romantiques remontant à mes dix-sept ans.

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Petits requins au Marché de Ben Thanh (Saigon)

Et c’est comme cela que j’ai bâti Asia en accrochant une remontée du Vietnam de cinq semaines après huit jours au Cambodge. Bon, le Cambodge ça a été, comme dit mâme Michu, mais le Vietnam a vite pris un tour désagréable au point que, lassé de devoir faire face à de nombreuses contrariétés, j’ai claqué la porte au bout de deux semaines passées entre Phú Quốc et Saigon et suis rentré à Paris il y a deux jours.

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Youngsenior devant l’hôtel de ville de Saigon

J’aurais dû m’en douter: le climat très lourd et humide, la crasse, le bruit nuit et jour, les milliers de motor-cycles débouchant sans un regard pour le flot arrivant de la gauche, la pollution insupportable de l’air, le riz (toujours le riz) auraient suffi à me dissuader de venir si  ma conscience ne s’était pas endormie; mais le plus déstabilisant, ce fut ce charmant James, assurant l’accueil de #304: Stylish Couple Room in Bookstore (Superhost Airbnb!!), un étrange concept de logements au-dessus d’une bibliothèque en plein coeur historique de Saigon (du pur bobo 10ème). À peine arrivé, et alors que je lui demande de me valider l’itinéraire pour me rendre à la gare réserver deux billets ainsi que dans une agence de bus pour y acheter trois places, James me propose de le faire pour moi. Aie! Aïe! Aïe! Je n’aurais pas dû accepter.

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Il est revenu sans avoir aucunement respecté mes demandes pourtant écrites et m’a remis des billets non modifiables ne correspondant pas du tout à ce que je voulais et rendant impossible que je m’assois dessus et rachète des billets moi-même (trop long à expliquer). Tight corner. Jusqu’à ce voyage, je partais toujours avec ma road map ficelée, mais dans ce cas du Vietnam, il s’était avéré impossible de régler tout ça en amont sur Internet.

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Alors tout d’un coup, cette longue remontée vers Hanoi m’est apparue très hasardeuse et pesante. Je n’ai plus eu envie de continuer dans ces conditions et à 3:30 du matin, je me suis jeté sur le site de Vietnam Airlines pour m’acheter un retour sur Paris.

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La cathédrale de Saigon

Alors on va me dire oui, mais tu as raté la somptueuse Citadelle Impériale de Hué, le charme du Vieil Hanoi, l’envoutante Baie d’Ha Long, les rizières et les ethnies de Sapa, la nostalgique Dien Bien Phu… Je sais, je sais. Mais j’ai tellement vu de beautés dans soixante-quatorze autres pays du monde que je vous demande: et vous, vous avez fait le Tongariro Alpine Crossing et le Milford Sound, le Trek de l’Inca, la descente au Cañon del Colca, le lac Peton Itzá? Vous avez descendu en lancha le Rio Usumacinta?? Vous avez vu Monte Alban ou Querétaro, Hongū Taisha ou Yunomine Onsen, les balcons de Ghoufi ou l’Oasis des Ziban??? Vous avez voyagé sur The Ghan, visité Rottnest Island???? Vous vous êtes baigné dans les rouleaux de Bondi Beach, à l’Ile aux Cerfs,  en plein milieu de la Méditerranée par mille mètres de fond????? Connaissez-vous les églises hypogées de Lalibela, Martha’s Vineyard, Les Monts Adirondack?????? Je continue?

La Terre est vaste et ses trésors relatifs. Et il m’en reste tant à découvrir sur les trois autres continents.

En tout cas, j’ai pris conscience qu’au fond j’étais plus un grand voyageur qu’un aventurier. Me voici prévenu. Ciao l’Asie.

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J’ai débuté ce grand voyage Asia par une étape courte au Cambodge et de Siem Reap je me suis envolé pour l’ile de Phú Quốc, nouvelle destination mer et soleil de l’Asie du sud-est, très au sud du Vietnam. Mon intention était clairement d’y taper la bronzette et de me baigner tant j’aime ça. Aussi. J’avais bien étudié la question (je me méfie de la propagande commerciale) et choisi un petit coin de la côte ouest à vingt minutes au nord de la grosse (tout est relatif), hideuse et vulgaire Dương Đông Town, sa plage bétonnée de resorts tous plus moches les uns que les autres.

Je me suis donc installé dans un petit homestay très simple de six chambres, Spring Garden, à Ông Lang, Cửa Dương, lui même situé à 600m d’une très belle plage tranquille devant un petit resort calme (lits et paillotes), Coco Beach Palm Resort.

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Coco Beach Palm Resort

Au passage qualité d’accueil et de service du jeune couple propriétaire tout à fait exceptionnel, ils sont superhosts sur Airbnb. (Je ne sais pas pourquoi je vous dis tout ça puisque de toute façon, après avoir lu cet article , vous ne viendrez sans doute pas à Phú Quốc 😂). Pourtant, ce coin est si charmant, avec ses cocotiers inclinés vers le large, que de très nombreux bateaux de sorties en mer à la journée viennent y mouiller une heure ou deux.

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Hélas, l’eau de mer était légèrement chargée de limon (il pleut parfois la nuit des trombes d’eau tropicales et tout ça part à la mer) ce qui lui a fait perdre en transparence en lui donnant une couleur d’eau de piscine en sortie d’hiver. Et pour achever de descendre la photo de carte postale, l’eau était autour de 31 ou 32 degrés au bord et d’un bon 29° à 30m. Pas très tonifiant. Ma qualification d’expert en plage 😉 ne retient pas comme intéressantes celles de l’ile de Phú Quốc. Désolé.

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Youngsenior à Coco Beach

Car j’ai testé une autre plage encore un peu plus au nord, Bãi Cửa Can, où se trouve là-aussi, dans un décors de photo touristique, un resort haut de gamme un peu écolo, Chez Carole, où le restaurant est très bien, où il y a une piscine et où l’on peut louer des jetskis. Mais la mer… bof bof.

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Chez Carole

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Entre ces deux plages, la route de l’intérieur traverse à un moment une immense décharge d’ordures non triées, rongées par le feu, c’est immonde et l’on se rend compte que dans beaucoup de ces pays au développement exponentiel, rien n’est encore cadré, les gens n’ont aucune conscience écologique,  jettent partout leur détritus et déchets, abusent des sacs en plastiques qu’ils abandonnent dans la nature. Côté attractivité touristique, y’a plus glamour.

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Partout ce spectacle affligeant au plus près des maisons

Et plus au nord encore dans un secteur encore globalement peu construit un investisseur a été autorisé à réaliser un gigantesque parc d’attractions avec des milliers de chambres autour – Vinpearl Land – qui va occuper une place immense dans le plus pur (et vomitif) style Disneyland. Mais si vous aimez…

Vous m’avez compris, Phú Quốc vous pouvez oublier.

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Pour terminer un peu mieux

Et pourtant, j’ai du m’y attarder deux jours de plus et sauter Cần Thơ et ses marchés flottants (à ne pas rater grrr) car je me suis chopé une bonne diarrhée la veille du départ, de celles, vicieuses, dont on a du mal à se débarrasser simplement à coup de Smecta. Cela m’a en tout cas donné l’occasion de découvrir un tout bel hôpital international… quasi désert et, à cette occasion, l’archaïsme vous-n’imaginez-pas-à-quel-point d’Europe Assistance que j’ai contacté pour la prise en charge de mon dossier. De quoi faire un article entier. Mais ce n’est pas la vocation de ce blog…

Et le dernier jour, aujourd’hui 3 mars, la température de l’air a baissé de 2 ou 3°, un petit vent s’est levé et l’eau de la plage où je me suis rendu m’est apparue plus baignable: un peu moins chaude et plus translucide. Histoire que je ne reparte pas avec un trop mauvais souvenir sans doute.

Demain, j’abandonne Phú Quốc et m’envole vers Saigon.

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Cette histoire-là m’avait marqué il y a 50 ans et quelques, celle, très romantique, de Raphaël, Maxence et Apsara, qui m’avait transporté très loin en Asie et je m’étais dit un jour j’irai à Angkor Vat voir la statue du Roi Lépreux*. J’en reviens époustouflé par la beauté et la grandeur sidérante des sites d’Angkor, dont Angkor Vat (ou Wat) n’est que le joyaux des joyaux.

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Jeunes bonzes dans les rues de Phnom Penh

Mais commençons par le commencement de ce nouveau grand voyage Asia qui pendant six semaines va me faire voir le meilleur du Cambodge puis parcourir du sud au nord le Vietnam, toujours plein de nombreuses résonances pour un homme de ma génération (je garde encore en mémoire cette aube naissante sur le front de mer d’Oran, mes parents ayant entrebâillé les volets de leur chambre – dans laquelle je suis sensé dormir, j’ai six ans – pour regarder arriver le mythique navire-hôpital Pasteur rentrant d’Indochine…).

J’ai d’abord passé trois jours à Phnom Penh qui n’en mérite pas tant mais permet de s’acclimater (23° au réveil, 31° à 15h), de se déjetlaguer et de se faire plaisir avec les tuktuks.

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Le Palais Royal de Phnom Penh

À PP (comprenez Phnom Penh), on expédie vite la visite au clinquant Palais Royal et à la Pagode d’Argent et on se concentre (c’est un peu le mot) sur l’effroyable Musée du Crime Génocidaire (ou camp S21), cet ancien lycée dans lequel les Khmers Rouges ont torturé des plus cruelles et vicieuses manières des gens comme vous et moi dans la folie de leur construction d’un nouvel ordre épuré.

On ne vous épargne rien (en photos, en peintures, en récits, en objets) de l’abjection de ces tortionnaires formés à l’école stalinienne parachevée par la culture du supplice chinois. C’est horrible, difficilement soutenable, vomitif. Et cela en dit tellement sur la désespérante résistance du corps humain (sous les coups de fouets, les pendaisons par les bras dans le dos suivies de réanimations sans fin tête sous l’eau et des tortures de bouchers sadiques) qui met tant de temps à mourir et donc tant de temps à souffrir. Âmes sensibles s’abstenir. Pas de photos, car, bien sûr, elles sont interdites.

Puis je suis parti en bus à SR (entendez Siem Reap) m’aérer l’esprit et retrouver les lieux de Raphaël et ses deux femmes.

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Mon Tuktuk et Iza devant Sérénité Guesthouse (SR)

Comme d’habitude, je ne vais pas ici faire le guide. Il en existe de nombreux rédigés par des gens savants. Vous les aurez sur vous quand vous viendrez. Car vous viendrez (si ce n’est déjà fait), malgré la pollution du tourisme de masse… Et sur place, des cambodgiens multilingues se proposeront à vous. Mais je vais vous dire ce que j’ai fait en trois jours et vous ferez ce que vous voulez, vous. Car ce ne sont pas les lieux à visiter sur des dizaines de km2 qui manquent. Si vous venez, comme moi, pour trois jours, il vous faudra choisir.

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Style typiquement Khmer à Pre Rup

1er jour: Avec le tuktuk que ma Guesthouse avait envoyé me chercher à l’arrivée du bus de PP, Giant Ibis, je suis parti faire le grand circuit (son nom ne signifie pas qu’on y voit le plus de grands lieux, mais que ceux-ci sont assez éloignés les uns des autres) et j’ai pu visiter, anticlockwise, Pre Rup, petit temple typiquement Angkor si je puis dire permettant de se faire les jambes en escaladant ses nombreuses hautes marches; East Mebon; Ta Som; Neak Pean que l’on atteint au bout d’une longue promenade de bois au-dessus de l’eau couverte de lotus en fleur, d’une pure beauté; et pour finir, l’énorme Preah Khan où l’on rentre par la porte est pour ressortir par celle de l’ouest.

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Exemple de sculpture dans la cascade de Kbal Spean

2ème jour: longue route de 60km un peu tape-cul (c’est en tuktuk, hein) pour aller se taper, à Kbal Spean, une bonne grimpette de 120m sur 1500m aller, en forêt) permettant d’atteindre un système de cascades (petit pipi à cette saison) sur de la roche volcanique très noire sculptée par les khmers (10ème siècle et après) de déesses, de bouddhas entourés de très nombreux carrés en damiers. Pas inintéressant, mais grosse suée pour arriver là. Et ensuite, le trois étoiles Banteay Srei qui a un lointain cousinage avec les incas. Pas gigantesque, mais très joli, très délicat. Une journée avec au total 3h de route permettant aussi de découvrir tous les villages aux maisons prudemment construites sur pilotis. On devine qu’à la saison des pluies, les paysages doivent être très différents.

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3ème et dernier jour: le Petit Circuit, le plus riche, l’incontournable si l’on n’a qu’une journée à passer ici (mais essayez de rester plus quand même!). J’ai là aussi fait le tour en sens inverse des aiguilles d’une montre pour avoir moins de foule et suis arrivé pile poil à l’ouverture (7h30…) de Ta Prohm, le plus gigantesque temple d’Angkor. Romantique et magique, livré à la jungle des fromagers aux racines monstrueuses et pénétrantes, des ficus et autre banians. On se sent dans la peau des premiers explorateurs découvrants ébahis l’immensité impressionnante (vexante?) de l’empire Khmer abandonné, en ruines, aujourd’hui au début d’une restauration qui va demander des dizaines d’années et de gros budgets. On en a le souffle coupé. Je dois dire que c’est mon coup de coeur. Ne le ratez pas.

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Dans les ruines de Ta Promh

Puis – quel est le mot? – la démentielle ville fortifiée d’Angkor Thom à l’intérieur de laquelle (vous allez faire des kilomètres à pied, je vous préviens) on découvre la Terrasse du Roi Lépreux, la Terrasse des Éléphants, le Palais Royal, le massif Baphuon et l’imposant Bayon en haut duquel il faut grimper pour admirer les innombrables faces de bouddhas taillées dans la pierre noire.

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La statue du Roi Lépreux, un air de bouddha

La Terrasse des Éléphants

La Terrasse des Éléphants

Le Baphuon

Le Baphuon

Les Bouddhas du Bayon

Les Bouddhas du Bayon

Vous sortez de ce parcours, mort de fatigue et de soif. Buvez frais aux très nombreuses buvettes qui s’offrent à vous. reprenez des forces car il reste le morceau de choix, la vitrine des lieux, Versailles, le Louvre , Notre-Dame de Paris et la jetée du Mont Saint Michel à la fois (ici roulement de tambours), je veux parler d’Angkor Vat ou Wat (bis) qui va achever de vous séduire et de vous interroger sur le travail de titan conduit par des rois aux noms imprononçables qui régnèrent sur la capitale de l’Empire Khmer du 9ème au 14ème siècle.

Angkor Vat

Angkor Vat

C’est bien fatigué et après avoir mangé un délicieux amok que je me coucherai ce soir.

Demain, départ pour Phu Quoc (Vietnam).

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*Le roi Lépreux – Pierre Benoit

Lignes de Crète

Dernière étape de MareNostrum, 12 jours en Crète.

Arrivé de Santorin à Heraklion après 2 heures de traversée en bateau rapide, je gagne à pied l’hôtel Kronos, bon choix pour cette ville car situé tout près du peu qu’il y a à voir et à côté d’un loueur de bonne réputation : Motor Club.

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Le port vénitien d’Heraklion

Visite le lendemain aux ruines minoennes de Malia et coup d’œil à la plage (sympathique) qui se trouve à côté.

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Grande poterie minoenne à Malia

Puis le surlendemain, route vers Matala (côte sud) en m’arrêtant visiter les ruines minoennes de Gortyne et celles de Phaïstos. Où l’on voit – après tant de vestiges antiques déjà en Italie du sud, en Sicile, à Malte, dans les Cyclades – combien était civilisée cette Méditerranée où sont toutes mes racines.

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Ruines de la cité minoenne de Phaïstos

Et c’est l’arrivée sur Matala, large crique et sa belle plage.

Sur son flanc ouest, la falaise truffée de grottes datant du néolithique, grottes qui servirent de repaires aux hippies dans les années 60.

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Matala (côte sud de Crète)

Sur son flanc est, en balcons étagés, une tripotée de bars colorés et de restaurants blancs recouverts de branches de palmier donnent un caractère charmant de ce côté-là où je me suis installé dans une des 3 chambres toutes récemment refaites du micro-hôtel (et restaurant) « Hôtel Boutique Scala » réservée sur Booking.com. La vue de ma chambre est littéralement éblouissante et je me régalerai à nager loin dans l’eau claire. Un bémol : le bord de plage est de gravier gris et des roches plates sont présentes à mi-eau sur 4 ou 5 mètres. Ce qui m’obligera à acheter des chaussures légères spéciales qui ne me gêneront finalement pas du tout pour nager.

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Matala

A 25 mn à pied de Malala, par un sentier sauvage et très escarpé, on trouve Red Beach, plage où se côtoient naturistes et « textiles ».

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Vue plongeante sur Red Beach

C’est à regret que je quitterai Matala pour Rethymnon où m’attendent Dominique et Eddy, couple de belges « superhosts » sur Airbnb qui ont réhabilité une adorable maison ancienne dans le très charmant vieux-Rethymnon à visiter sans faute. J’y resterai 2 nuits.

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Youngsenior sur le port vénitien de Rethymnon

Puis je partirai m’installer à Kato Stalos, station balnéaire à l’ouest de Hania (La Canée) pour 7 jours de visite de cette très belle ville marquée par Venise et l’Empire Ottoman (entre autres) et de farniente sur une bonne et belle plage de sable (roux) comme je les aime.

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La plage de Kato Stalos vue de l’hôtel Renieris

Mais j’ai pris aussi le temps de « faire » le trek des gorges de la Samaria qui vaut vraiment ses 16 kilomètres de descente du parking de Kiloskalo à 1 250m d’altitude jusqu’à la mer à Agia Roumeli. Dur dur pour les mollets qui se rappelleront à moi dès le lendemain…

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Descente raide dans les Gorges de Samaria

Le clou de ce trek, outre la beauté du paysage, c’est le passage dans les gorges aux sideroportes, les 3 « portes de fer » dont la plus étroite mesure 3m de large… sur 300m de haut.

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Youngsenior aux Portes de Fer (Gorges de Samaria)

On est ravi de déboucher sur une belle plage de la mer de Libye et de s’y reposer avant de prendre le ferry (mon 17ème et dernier bateau de MareNostrum) pour Sougia d’où un bus ramène tout le monde récupérer sa voiture.

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La plage d’Agia Roumeli

Très belle journée.

Au cours de mes déplacements entre la côte nord et la côte sud de Crète, j’ai pu admirer d’impressionnants massifs montagneux (sommets à 2500 et quelques mètres) à l’intérieur desquels les routes sillonnent de vallon en vallon, ménageant au détour d’un virage des paysages de djebel domestiqué.

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Paysage de l’hinterland crétois

Demain, je reprends la route pour l’aéroport d’Héraklion où Aegean Air m’attend pour rentrer à Paris (son climat pluvieux, ses grèves et incidents de toutes sortes…).

Impression d’être parti depuis une éternité.

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