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C’est avec un très grand plaisir que je vous annonce la sortie chez Atramenta de M**** ! Mon iPhone (Une désintoxication contrainte) suivi de De sel surtout et de sucre (Recettes faciles du Sud). 124 pages – 13€.

Traversé par le fil rouge du numérique et du vagabondage routard, cet ouvrage rassemble deux produits littéraires en apparence très différents, mais dont le lecteur trouvera les liens subtils multiples :

M**** ! Mon iPhone (Une désintoxication contrainte) est le récit incarné d’un vieux geek ayant tout misé sur cet unique compagnon de voyage (au Mexique) et qui se retrouve désemparé, nu, à la perte de celui-ci. Peut-on faire le deuil de son smartphone ? Peut-on survivre sans ce compagnon de vie ? Faut-il s’en tenir à distance, s’en méfier ? Telles sont les questions ici posées de belle et philosophique manière par l’auteur de Le sérendipiteux (2018.)

De sel surtout et de sucre (Recettes faciles du Sud) est l’histoire et la mise en équations, véganes ou pas, d’expériences culinaires largement inspirées à l’auteur – au cours de ses nombreux voyages – surtout par les merveilleuses tables de familles italiennes et grecques. L’aubergine et le pois chiche y trônent en tête de bien d’autres légumes simplement, habilement et goûteusement accommodés . Et de quelques douceurs.

Excellent livre pour cet été, vous le trouverez soit chez l’éditeur Atramenta, soit – d’ici quelques jours – sur Amazon et sur le site de la FNAC ainsi que sur de nombreux sites de libraires.

Pour celles et ceux qui ne sont pas loin de moi ou qui vont me croiser, je dispose de quelques exemplaires que je peux leur remettre en main propre. Ou leur expédier (+3€ de frais d’envoi)

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Je me réjouis de vous compter parmi mes futurs lecteurs et d’échanger avec vous ensuite.

Rappel : Le sérendipiteux, maïeutique mémorielle brouillonne est toujours en vente sur les mêmes sites.

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Tous les 3 000 km, il faut renouveler ses chaussures pour le confort et la sécurité. Et où trouve-t-on le choix le plus sérieux ? Au Vieux Campeur à Paris bien sûr.

J’y suis donc passé il y a deux jours (RER A et boutique vides en ces jours de semi-confinement) et me suis rééquipé pour la rando qui va pouvoir recommencer, ainsi que pour les prochains voyages où l’on marche toujours beaucoup au cours des visites.

C’est évidemment la Rolls Meindl que j’ai choisi pour la première et la Maserati Scarpa pour les seconds.

Meindl est très familière des randonneurs, inutile que j’en fasse davantage la promotion. Scarpa, il faut être connaisseur et esthète. Le modèle Mojito GTX W (ci-dessus) est un modèle suivi, comme on disait autrefois. Chaque année, de nouveaux coloris très originaux sont proposés. J’avais déjà un cacao et un flamant rose. Là, j’ai opté pour un cèdre bleu clair.

Mes chaussures m’ont été remises dans des sacs de rangement et de portage (gratuits) très pratiques et du plus bel effet. Un cadeau ? C’est très nouveau chez le Vieux Campeur.

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Me voici paré pour les prochaines sorties. Dès ce dimanche, marche de 21 km en forêt de Saint-Germain-en-Laye. Pour casser mes belles chaussures.

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Depuis 10 ans, ma vie est largement organisée autour de ce diptyque allitératif comme le savent bien mes lecteurs.

Et voilà qu’une bête microscopique au doux nom de SARS-CoV-2, mais très vicieuse, vient de provoquer le confinement quasi général de 5 milliards et demi d’êtres humains (à la date du 18 avril 2020), l’arrêt de la plupart de leurs activités, la fermeture de leurs lieux de rencontre et des frontières. Et la désintégration de ce qui était mon business model de retraité: les voyages 3 à 4 mois par an, moi bien préparé par un entretien physique régulier.

Les conséquences pour moi sont lourdes :

  • le Dôme de Saint-Germain-en-Laye est fermé. Pour pouvoir travailler un peu, je me fais livrer lundi une station de musculation…

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  • Mon grand voyage Adria est tombé à l’eau… et c’est pas de sitôt que je vais pouvoir prendre un vol pour une destination hors de France. Ce ne sont pourtant pas les projets qui manquaient.

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Mon dernier voyage (du 28 janvier au 12 février) était au Mexique. Je n’ai pas pu en tirer un article ici car, en perdant mon iPhone au milieu du séjour, j’ai perdu toutes les photos déjà faites. Se retrouver une semaine à l’étranger sans smartphone, ce fut une expérience très pénible mais aussi une occasion de réflexions sur l’époque qui a donné lieu à un petit livre que je viens d’achever (M****! Mon iPhone, une désintoxication contrainte) et qui devrait être publié en juin si l’usine Hachette des Yvelines est remise en route rapidement…

Bien sûr, il y a plus malheureux que moi. Pour le moment, je n’ai pas chopé la Covid-19.

Bon courage à tous. Soutien moral à ceux qui ont été atteints d’une manière ou d’une autre.

Croyons aux miracles de la science et des technologies comme aux formidables qualités de résilience de l’Humanité.

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MareNostrum4 se poursuit (Astypalea, Amorgos ET Donoussa) au paradis grec avec tout d’abord 3 jours à

 

Mykonos :

J’avais longtemps différé d’y venir sachant sa réputation d’île envahie de touristes, de croisiéristes et de fêtards de toutes sortes. Et chère. Je le dis tout de suite, ce ne fut pas mon ressenti en cette avant-saison (sauf les prix dignes de la Côte d’Azur) malgré la présence de 4 énormes bateaux de croisières à quai ou sur rade. J’ai fait en sorte que mes horaires (se lever tôt…) ne correspondent pas aux leurs.

En visitant la ville et son port (en particulier le quartier historique improprement nommé Little Venice à l’entrelacs de venelles très étroites) et les très nombreuses et très belles plages de l’île (en qualité et en nombre comme dans aucune autre île de Grèce, Rhodes voire Crète mises à part), on comprend pourquoi (avec Santorin) le tourisme de masse s’est emparé de Mykonos : c’est – à la base – la plus belle des iles.

Hélas, la quasi totalité des plages a été affermé à de grosses structures (parfois internationales) de plagistes haut de gamme (et donc hors de prix, 20 à 35€ le lit de plage voire plus) avec restaurant, sono à fond les enceintes dès 10h du matin, activités nautiques, événements style Festival de Cannes etc. Heureusement, la très belle et grande plage d’Agios Sostis (au nord de l’île) est préservée de toute commercialisation. Jusqu’à quand ? Je me demande si elle n’a pas été bloquée pour que les nombreux résidents et travailleurs grecs puissent avoir une plage pour eux.

Anecdote : alors que je sortais du bureau d’un loueur de scooter avec lequel je venais de faire affaire, un gros chien a bondi devant moi tendant une invisible laisse en travers de mon chemin, me faisant tomber et provoquant une luxation de mon annulaire droit (cf photo). D’où : expédition en urgence dans un centre médical, remise en place du doigt, attelle et… annulation du scooter remplacé par une Smart offerte par le loueur qui voulait s’excuser (c’était son chien). Les grecs sont incroyables !

Puis j’ai gagné, en ferry bien évidemment,

 

Tinos :

C’est une grande île avec un très célèbre monastère (le Monastère Kechrovouniou, le Lourdes Orthodoxe) qui accueille en permanence des pèlerins grecs (beaucoup de femmes âgées), mais assez peu de touristes ce qui est dommage car il y a des tas de belles choses à y voir (je suis resté 5 jours) en particulier de nombreux villages perchés tout blancs, splendides, avec des vues à couper le souffle. GPS fort utile pour arriver sans se perdre dans le dédale de routes en montagnes russes. Et il faut aussi souligner la présence dans le paysage de dizaines de pigeonniers au style très particulier rompant avec le modèle cycladique classique.

Et quelques belles plages assez typées. Une mention spéciale pour Karvalouko Beach qui se mérite dans le nord après une longue marche dans les rochers au-delà de la chapelle (Saint Nicholas Thalassinos) et de la plage de Saint Sea.

Puis, avant de rentrer à Paris après ces quatre semaines de rêve,

 

Syros (capitale des Cyclades) :

La (grande) ville d’Ermoupoli, ses ports et son chantier naval valent le déplacement déjà. la ville est majestueuse, construite sur un jeu de collines sur les flancs desquelles courent des dizaines d’escaliers conduisant à leurs sommets où trônent en majesté de belles églises orthodoxes ou catholiques qui se valorisent les unes les autres sans se faire concurrence.

Et puis bien sûr (si on n’aime pas, il ne faut pas venir en Grèce), de nombreuses plages de beau sable et d’eau au vert translucide. Au 15 juin, la chaleur de l’air commençait à être conséquente (30° hier) avec une eau à 25°.

Bref, je serais bien resté ici à continuer mes sauts d’île en île, mais je rentre à Paris la peau couleur caramel (moucheté car j’ai un petit tain de roux) et je reviendrai : en octobre, 15 jours dans l’extrême croissant ouest de la Crète et en 2020 dans les Éoliennes à la fin de mon grand voyage Adria.

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Me revoici reparti pour 4 semaines dans « les îles grecques » (MareNostrum4).

J’ai d’abord rejoint Kos (déjà visitée fin mai 2018) pour 3 jours avant de gagner

 

Astypalea :

que l’on m’avait donné envie de découvrir (la lecture de blogs et le GDR). Mais ce fut une déception totale : 20 touristes en tout et pour tout (fin mai tout de même !!!), les nombreux petits hôtels familiaux fermés ou en cours de repeinture (par des immigrés afghans…), les restaurants ouverts mais déserts. Et j’ai compris pourquoi en faisant le tour de l’île : il n’y a strictement rien d’intéressant ici. Le village en amphithéâtre autour de son port, intéressant mais sans plus ; aucune ballade à faire, le paysage – pelé – n’ayant aucun charme ; les soi-disant plages sont étroites, grisâtres, sales… et rares.

C’est pour toutes ces raisons, que – sauf en juillet et août – il y a si peu de liaisons avec Astypalea… où je suis resté coincé 5 jours à me morfondre. Je ne comprends pas comment j’ai pu me faire avoir en choisissant cette destination. Bref : Allez ailleurs…

Ce que j’ai fait en poursuivant vers

 

Amorgos :

Cette grande île vaut, pour le coup, le déplacement : des ballades magnifiques ; de nombreux très beaux et paisibles villages dans les hauteurs ; l’impressionnant Monastère de la Panagia Chozoviotissa (l’autre vedette du Grand Bleu), enchâssé à mi-hauteur d’une falaise verticale de la côte sud, auquel on accède par un escalier de plus de 500 marches ; et de très belles plages.

Je suis arrivé par Aégialis et suis reparti de Katapola vers

 

Donoussa :

Et là, coup de coeur. L’île est petite, mignonne, très calme. On peut faire de jolies ballades pour rejoindre les plages (réellement magnifiques) ou quelques modestes et charmants hameaux dans les hauteurs. Aucune voiture ou scooter de location.

Et quelques restaurants de grande qualité avec des « trucs » qui sortent de l’ordinaire. Mention spéciale à la Taverna Tzi-Tzi à Mersini ainsi qu’au restaurant de plage bio de Kedros Beach où l’on se régale d’une courte carte créative renouvelée chaque jour.

Bref, Donoussa est à mettre en tête des îles à visiter.

À suivre : Mykonos, Tinos et Syros.

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Mon livre de mémoires (Le sérendipiteux, maïeutique mémorielle brouillonne, 406 pages) vient de sortir chez Atramenta.

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Vous pourrez l’y acheter (www.atramenta.net) ainsi que sur les grands réseaux d’e-commerce ou le commander à votre libraire.

Pendant les quatorze années qui ont suivi le départ de ma femme qui devait se conclure par notre divorce,

 » j’étais obsédé par le besoin d’écrire, cet exercice thérapeutique essentiel à toute reconstruction. Cette longue analyse. Je revisitais ma vie, je ressassais jours et nuits des dizaines d’idées, j’écrivais des bouts dans toutes les situations, prenais moult notes, recherchais des références littéraires, musicales, poétiques dans tous les azimuts, relisais des kyrielles de documents, de verbatim que j’avais mis de côté de longue date, tout cela sans arriver à produire quelque chose de construit. C’était très brouillon.

 » Je vis Cyrulnik, je l’écoutai, je le lus, je le bus et la lumière vint, une autre épiphanie, un eurêka et tout me parut alors évident sur la trame du livre à écrire et sur son néologisme-titre (un hapax ?), sur son chemin-de-fer. Boris – que j’ajoutai aussitôt à la courte liste de mes maitres – était venu à mon secours en me permettant de mettre en place toutes les pièces du puzzle qu’était ma vie. Mon 11, rue Simon-Grubellier* pouvait sortir de terre.  »  (P. 225/226)

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Dans ce livre, si je parle de mes voyages, c’est surtout d’un grand voyage intérieur dont il est question. Je pressens que les révélations (et les réflexions) que j’y fais ne laisseront pas indifférents mes lecteurs et que certains auront envie de réagir. Je les mets à l’aise : qu’ils le fassent. Qu’ils n’hésitent pas à me parler, à m’écrire, à me rencontrer. Il y a matièreS à débatS.

Car ce livre est un livre pour adultes vivant dans leur siècle. Pas pour ceux qui ont gardé leur âme d’enfant en se racontant (et en transmettant) en boucle la fiction narrative nostalgique des premiers épisodes de la Petite Maison dans la Prairie. Pas non plus pour ceux qui pourraient blêmir ou rougir à la lecture des quelques passages impudiques auxquels notre époque s’est accoutumée car ils sont un marqueur de réalité. Et de vérité.

 

 » Écrire pousse à lire. Lire aide à écrire. Plus on écrit, plus on a envie de lire. Plus on lit plus on a envie d’écrire. C’est un délicieux cercle vertueux. On ne cesse de mieux comprendre la vie, la société, le monde à mesure qu’on lit. On fixe les choses dans sa mémoire à mesure qu’on écrit. On bétonne sa grammaire, on enrichit son dictionnaire, on améliore son expression orale. On sent aussi qu’on devient moins c**. On parle de mieux en mieux à mesure qu’on écrit et on finit par parler comme un livre.

 » Écrire, c’est dire des choses QUE l’on n’aurait jamais dites, mais aussi COMME on ne les aurait jamais dites, de manière plus fine, plus ajustée.

 » Écrire, c’est aussi accoucher (sans péridurale). C’est le seul moyen pour nous les hommes d’être à égalité avec les femmes sur ce chapitre. Mais la gestation peut être beaucoup plus longue que neuf mois, sauf pour Musso et Levy (no comment). C’est d’ailleurs ça la maïeutique qui consiste à faire accoucher les esprits de leurs connaissances (et l’écriture en est un excellent moyen) en s’appuyant sur une théorie de la réminiscence pour faire ressurgir des vies antérieures les connaissances oubliées.

 » Votre livre c’est donc votre enfant. Sitôt venu au monde (imprimé), il ne vous appartient plus. Il vous échappe car il est désormais à vos lecteurs qui le voient forcément sous d’autres angles que les vôtres, en fonction de ce qu’ils sont eux-mêmes. Quand on écrit ses mémoires, on accouche donc de soi-même. Vaste sujet de réflexion.

 » Comme l’a dit aussi récemment je ne sais plus qui, écrire c’est enquêter pour traquer les fantômes. C’est pas faux non plus.

 » Écrire, c’est aussi se relire, vingt fois, trente fois, corriger mille erreurs d’accord, de ponctuation, d’orthographe ; c’est choisir un synonyme pour éviter les répétitions de mots trop courants ; ajouter un adjectif, un adverbe, une incise, une citation. Ça n’a pas de fin. Alors vient le moment où l’on se dit Dominique ça va bien maintenant, l’éditeur ne peut plus attendre, tes lecteurs non plus. Et l’on se résout à basculer le fichier, car, oui bien sûr, les manuscrits, c’est fini car on n’écrit plus en fait, on tape, on pianote. C’était mieux avant? Vous n’allez pas recommencer !

 » Enfin, écrire, c’est vouloir être lu. On est prêt à tout pour avoir des lecteurs. Y compris se mettre à nu. Pour être lu, il faut être nu. Ce livre est un strip-tease.  » (P. 379/380)

J’espère que vous serez nombreux à vous passionner pour  » Le sérendipiteux  » et que vous le ferez connaître autour de vous. À bientôt ?

Dominique MARTIN-PRÉVEL, alias Youngsenior.

*L’adresse de l’immeuble parisien de La vie Mode d’Emploi – Georges Perec.

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Le titre vous surprendra. Et pourtant, c’est ce qui m’est venu à l’esprit en voyant ces paysages, ces villages perchés au sommet de collines en bord de mer, austères, fait de maisons en cubes de pierres reliées par des rues étroites. Rien à voir avec le style cycladique.

Mais aussi au vu de l’absence – voulue – de toute infrastructure hôtelière (chambres, complexes, clubs, marinas sont inexistant ou presque), les riches familles d’armateurs (Chios est l’ile des marins) assurant l’emploi en priorité à leurs compatriotes chiotes. Et les nombreux petits pêcheurs pour compléter ce tableau. Bref, on n’a pas besoin de la manne touristique pour vivre correctement. Et heureux.

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Côté caractère, c’est autre chose que la Corse. Les chiotes sont très accueillants, très calmes, très patients, très pacifistes, très famille, pas obsédés du smartphone comme chez nous. Au volant, ils sont lents, ne klaxonnent jamais et n’utilisent pas leur clignotant. En fait on a l’impression de se retrouver dans la France du début de la seconde moitié du vingtième siècle. C’est très étrange comme sentiment. Et les chiotes sont propres et sentent bon (oui, je ne voulais pas rater ce mot pour rire).

Alors ici, les plages (innombrables, différentes) sont désertes de touristes (je me suis beaucoup retrouvé seul dans des paradis époustouflants). Et on mange remarquablement bien et pour pas cher du tout.

Et puis il y a le mastic, cet or blond qui fait la réputation de Chios dans le monde entier. Ces larmes de résine, récoltées entre juillet et octobre en scarifiant les maigres troncs d’une variété de pistachier lentisque qu’on ne trouve qu’ici, se vendent entre 100 et 300€ le kilo. Mais quel travail!

Chios, une ile grecque, oui, mais si différente encore. Ce pays est une merveille. Et je recommande, pour se loger, les deux villas que loue (en tout ou partie) Margaret Chatzelenis* (c’est une française), à deux pas du petit aéroport et de la ville de Chios dans la station balnéaire de Karfas.

Voilà, clap de fin pour MareNostrum3. Demain, c’est retour à Paris.

*On peut la joindre au 00306977445248.

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Je confirme ce que je disais dans l’article précédent: toutes ces iles présentent d’assez nombreux particularismes et il ne faut pas du tout croire, vu de loin, que c’est la même chose. Non non non.

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Le catamaran rapide de Dodecanissos Seaways aura été mon moyen de transport de Rhodes à Samos à l’exception du trajet Kos > Kalymnos. J’arrive donc ainsi à:

Lipsi :

Toute petite île que l’on pourrait presque faire à pied. Certains l’ont fait… mais ils ont eu des problèmes avec la très forte chaleur qui y régnait. Moi, j’ai opté pour le scooter qui rafraîchit en roulant. À noter qu’ici dans les îles, il n’y a quasiment pas de flics et même quand on en croise, il ne vous disent rien si vous ne mettez pas le casque.

À vrai dire, je m’étais convaincu de passer par Lipsi  après avoir lu le blog d’une hyper fan mais je n’ai pas compris sa passion car il n’y a quasiment rien à y faire d’autant plus que les plages ne sont guère intéressantes (et j’ai cherché).

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Heureusement, il y a tout autour des petites iles et îlots (allez jeter un coup d’oeil sur Google Maps en mode satellite et vous allez voir de quoi je parle) et avec un bateau on accède à des spots de baignades ou de snorkeling vraiment géniaux. C’est ce dont j’ai profité en m’inscrivant à la croisière (à la journée) dite des 5 îles. Et cela a sauvé cette étape.

Puis j’ai repris mon catamaran préféré et je suis allez voir à quoi ressemblait

Patmos :

Et là c’est tout autre chose car cette terre (qui a une forme d’hyppocampe) comporte deux lieux prestigieux inscrits au Patrimoine: la Grotte de l’Apocalypse (c’est là-dedans que Saint Jean aurait rédigé son texte) et le Monastère Saint-Jean-le-Théologien et son trésor, enchâssé dans le très beau village de Chora accroché aux flancs d’une montagne dominant le port de Skala.

Tout cela mérite absolument d’y passer du temps, c’est magnifique et très bien entretenu. De nombreux grands navires de croisière jettent l’ancre ici pour déposer leur lot de passagers dans un va-et-vient de navettes maritimes.

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Mais en dehors de cela, l’île vaut le coup d’oeil, les beaux sites naturels sont nombreux, les plages variées en genre et en nombre.

J’avais trouvé à me loger chez Nicolas Studios, très légèrement à l’écart du brouhaha. J’ai rarement vu des hôtes se donner autant de mal à toute heure du jour et de la nuit pour leurs clients. Je les recommande.

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Puis j’ai poursuivi vers mon avant-dernière île de MareNostrum3:

Samos :

Une grande ile montagneuse comportant quelques très beaux villages côtiers (Kokkari, Pythagorio tout particulièrement). Quelques vestiges anciens essentiellement autour de Pythagorio. Et puis un réseau routier tout en S, ce qui m’a amené à me mettre en mode rallye pour ne pas me traîner.

Je m’étais installé, comme beaucoup de gens, sur la côte sud-ouest (à Kampos) dont l’immense plage est peu attirante mais qui vous place assez bien pour circuler dans l’île. On se trouve aussi à côté de la Grotte de Pythagore, nid d’aigle accroché, avec sa petite chapelle, haut sur un abrupt de montagne. On est vraiment récompensé d’avoir grimpé les 320 marches qui y mènent. Arrivé là, on a vraiment l’impression de pénétrer une bouche car la grotte se prolonge par une sorte de gouffre qui fait penser à un larynx. On se surprend même à lever la tête pour en chercher la glotte (pas la grotte puisqu’on y est)…

Et puis, dans la rubrique plages de rêve, il faut inscrire Megalo Seitani, 4oo mètres de sable et de pebbles qui se méritent car il faut accepter de se lever tôt et de crapahuter une heure sur un chemin rocailleux suivant la côte sous un agréable couvert d’arbustes méditerranéens. Je m’y suis retrouvé quasiment seul et en ai bien profité. Un paradis terrestre. Oui il existe.

Enfin, c’est ici que j’ai approché au plus près la problématique des migrants (la côte turque est à 1,5 km…). Suivant la côte nord vers Kokkari, j’ai d’abord aperçu un paquet de gilets oranges et quelques chambres à air de voiture abandonnés assez récemment sur une grève rocailleuse. Puis, sur les quais de Samos-ville, j’ai vu une petite file d’attente d’africains à une agence Western Union. Enfin, dans le petit parc ombragé et rafraichissant situé devant le Musée, j’ai découvert des petits groupes qui s’y reposaient dont deux camerounais qui m’ont raconté leur périple jusqu’ici. Il y aurait 4 000 migrants (dans une île de 40 000 habitants, vous voyez le ratio…) entassés dans une caserne désaffectée, recevant un médiocre repas quotidien ainsi qu’une allocation mensuelle de 90€. Aucun avenir pour eux? Je suis convaincu qu’un jour ils finiront par être acceptés en Europe. Pendant que nous discutions, quatre policiers sont venus vérifier les identités de tout le monde, y compris moi dont ils ont photographié la Carte d’Identité avec leur Smartphone. Me voici donc dans les fichiers de Frontex dont deux garde-côte allemands attendaient au port.

À la mi journée, je m’envolai pour Chios (plus au nord) et ses trésors.

À suivre: Chios et clap de fin de MareNostrum3.

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Quand on regarde la carte de la Grèce, on finit par se dire qu’on a sous les yeux quelque chose qui ressemble à un puzzle géant dont les pièces – dispersées – auraient été découpées par un parkinsonien.

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Coucher de soleil sur la plage de Mastichari (Kos)

Car c’est inouï ces formes contournées, ces criques, ces baies, ces caps, ces ilots comme des satellites (Antiparos pour Paros, Thirasia pour Santorin, Telendos pour Kalymnos etc.), ces îlets et cailloux partout. Et c’est ce qui rend ces iles, avec leur géologie propre, si sœurs et si différentes.

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Kalymnos vue des hauteurs de Kos

C’est pourquoi il faut en visiter beaucoup, ce que j’ai entrepris de faire avec MareNostrum 1, 2 et 3. Et c’est, à chaque nouvelle étape, un enchantement renouvelé.

Kos:

Celle-ci est très grande comparée à ses nombreuses voisines immédiates. Et elle est dotée d’un périmètre conséquent de belles plages de sable peu peuplées à cette saison encore. Un vrai régal. Et qui sont à l’origine d’un vrai pont aérien avec l’Europe du nord…

Mais venir à Kos, c’est peut-être d’abord contempler les merveilles historiques qui s’y trouvent en abondance autour du port principal qui a beaucoup souffert du tremblement de terre de la nuit du 21 juillet 2017, tout comme quelques très vieux bâtiments: l’église Agia Paraskevi (désormais fermée et dont on se demande comment elle va pouvoir être restaurée sans être entièrement reconstruite) ainsi que la Mosquée Hassan.

Tout près de cette dernière se trouve l’Arbre d’Hippocrate, le plus grand platane d’Europe, dans un piteux état (et peu photogénique) avec ses 500 ans et une horrible structure en tubes d’acier pour le soutenir. Il serait un descendant de l’arbre sous lequel, il y a 2 400 ans, le célèbre philosophe aurait enseigné (le conditionnel  est un mode bien commode, que les journalistes devraient employer plus souvent… pour nous épargner des fake news)

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L’arbre d’Hippocrate

Depuis le tremblement de terre, les autorités locales n’ont strictement rien fait et on tout laissé en l’état, si bien que l’on peut voir la faille qui court sur 400 mètres sur les quais du port  avec leurs carreaux décollés à 1,50m du bassin.

J’avais choisi de loger à Mastichari, à une petite trentaine de kilomètres de Kos-ville, mais au centre de gravité du gros des plages et à 10mn de l’aéroport tout en bénéficiant d’un petit port qui permet de rallier Kalymnos sans repasser par la ville de Kos.

Kalymnos:

On arrive à Pothia, grand port très beau à photographier de la montagne voisine au sommet de laquelle se trouve le Monastère de Saint Sava que l’on peut visiter en route pour la mignonne petite plage de Vlichadia, la mieux de l’ile qui en comporte très peu.

On ne vient pas ici pour ça, mais, 1° pour plonger (voir ce qu’il reste d’éponges naturelles dans ces eaux qui en regorgeaient et qui sont maintenant à vendre dans des dizaines de factories… où les touristes n’en achètent plus…),

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Magasin d’éponges: des stocks pour des décennies!

et 2° pour l’escalade dont l’ile est désormais un spot recherché grâce à ses falaises tombant dans la mer du côté de Masouri où je m’étais logé, face à ce gros pain de sucre qu’est Télendos.

Donc, Kalymnos ne s’est pas avérée être un très bon choix pour moi, même si j’ai adoré circuler en scooter sur cette route à flanc de falaise, bordée d’une épaisse haie de lauriers-roses en pleine floraison qui exhalaient – sous un soleil de plomb – les délicieuses senteurs d’une délicate patisserie.

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Et j’ai poursuivi ma remontée des iles du Dodécanèse pour faire une halte de quatre jours à

Léros:

Il faut savoir que cette île dispose – bien que petite – du second port naturel profond de la Méditerranée après Malte. Et c’est l’une des raisons qui ont amenées les italiens – avec la proximité avec la Turquie –  à s’y installer dès 1912 et même à y investir sous Mussolini des sommes considérables pour en faire une base marine et militaire solide.

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C’est pourquoi l’on peut voir partout ici les ruines de très nombreux bâtiments et cantonnements d’une très belle allure romaine, ruines car, lorsque les italiens ont retourné leur veste et rallié les alliés, les allemands ont fait main basse en 1943 sur toutes les iles du Dodécanèse, attribuées ensuite – en 1945 – à la Grèce. La bataille de Léros fut longue et sanglante.

On peu visiter un très intéressant Musée de la Guerre installé dans une partie de l’imposant système de tunnels qu’avaient creusé les italiens dans les collines entourant la baie de Lakki.

Autre monument intéressant: l’énorme forteresse médiévale qui trône sur un sommet entre Panteli et Agia Marina. J’ai eu la chance d’y être reçu par le conservateur, un enfant du pays y étant retourné en 2005 à plus de soixante ans après avoir passé sa vie aux États-Unis. C’est aujourd’hui un homme toujours passionné pour ce qu’il a fait de cette forteresse, de ses mains, mais absolument épuisé. Il m’a raconté l’histoire de Léros (qui a vu défiler l’Europe entière) en me déclarant une filiation avec nos iles de Lérins datant de l’époque ou les grecs commerçaient avec Massilia (Marseille).

Donc, Léros a une riche histoire… et quelques plages. Mais ce n’est pas son point fort.

À signaler aussi, un excellent restaurant, Mythos Fish Restaurant (le meilleur du Dodécanèse?) où un jeune chef grec propose une gamme extraordinaire de plats grecs entièrement renouvelés ainsi qu’un choix impressionnant de produits de la mer divinement cuisinés: mérous, dorades, moules et oursins ET – une rareté sublime – la cigale de mer.

À suivre: Lipsi, Samos, Patmos et Chios.

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MareNostrum3 se poursuit vers l’Est de la mer Égée. Le ferry de Anek Lines me dépose après 5 heures de traversée à…

Karpathos (très peu visitée par les français)…

… pour 4 nuits. Île grecque assez classique dans la version très montagneuse (routes en corniche et grandes forêts de pins maritimes) avec de nombreuses plages superbes quasi désertes à cette saison malgré le temps estival.

Ma préférée aura été Damatria Beach, car de sable (et non de gravier comme souvent) et déserte jusqu’à 11:00. Mais il y avait aussi l’immense Limnitis Beach accessible à pied en une demie-heure dont j’ai profité aussi… avec mon scooter loué pour une bouchée de pain (12€/jour!!!)

Puis j’ai rejoint pour une semaine…

Rhodes – et plus précisément Lindos –

où j’avais déjà séjourné en juin 2015. Le site est toujours aussi superbe, mais comme souvent quand on revient où l’on a déjà été, on trouve que c’est moins bien que votre souvenir l’avait sublimé. Quatre jours auraient suffi.

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Lindos

En tout cas, je suis sorti de là à deux reprises pour aller m’installer pour la journée à Tsampika Beach.

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Tsampika Beach

Et puis je suis parti à la découverte de…

Symi.

Un choc esthétique. Qui s’attendrait à trouver ici une architecture de type italien (maisons étroites, parfois jumelées, toutes aux couleurs vives avec leurs fenêtres à persiennes très romaines, leurs chapiteaux aplatis et leurs toits de tuile)?

Symi Harbor – classé – a manifestement bénéficié d’importantes aides pour sa restauration parfaite sous la férule du patron du Musée. Les très jolies couleurs des crépis et des menuiseries sont toutefois une idée très récente (une petite quarantaine d’années), selon ce que m’en a dit Marina, charmante et causante franco-italienne née à Monaco vivant aujourd’hui à Los Angeles.

Ce site  – deux villages jumelés, Gialos et Horio – est vraiment plus que sublime quelque soit l’angle de vue qu’on choisisse: au niveau des deux kilomètres de quais en forme de W irrégulier ou en contreplongée à partir de la route qui serpente vers les hauts de l’île pour rejoindre le célèbre et très visité Monastère de Panormitis à 45 mn de scooter ou la trop belle petite plage d’Agios Nikolaos et ses eaux au bleu profond auxquelles je me suis abandonné deux jours de suite avec excitation.

Cochez Symi, oui Symi, et venez vite en mai!

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MareNostrum3 commence par un retour en Crète, mais cette fois-ci pour en visiter l’Est sauvage et peu touristique malgré ses splendeurs (et c’est tant mieux.)

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Les moulins à vent du Plateau du Lassithi

En venant d’Héraklion où j’avais atterri, j’ai d’abord fait le tour du Plateau du Lassithi et ses centaines de petits moulins à vent, avant de m’installer pour trois jours à Agios Nikolaos qui est un petit bijou avec son lac marin enserré dans un système de collines et falaises sur lesquelles est construit ce beau village (mais ne pas y venir en juillet et août, car c’est alors très très encombré.) Plus loin, on trouve deux autres petites stations balnéaires en face desquelles il faut visiter l’ile de Spinalonga pour les très beaux restes de sa forteresse vénitienne.

 

Et j’ai pris mes premiers bains (de mer, d’huile et de soleil, déjà très chaud) sur la longue plage quasi déserte en ce début mai d’Almyros Beach à six minutes de voiture au sud d’Agios. Un régal égoïste.

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Sur Almyros Beach (Sitia)

Un saut à Iérapetra (sans réel intérêt), au bord de la mer de Libye, pour aller passer une journée sur l’ile de Chrissi, malheureusement un peu trop ventée ce jour là.

Puis route jusqu’à mon camp de base de Sitia où je me suis posé pour une semaine à l’hôtel El Greco. Sitia était désert de touristes, les nombreux bars et restaurants autour du port faisant grise mine pour la plupart.

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Sitia

C’est l’occasion de parler du fameux régime crétois. Une vaste blague en fait. D’abord, tous les restaurants proposent la même carte, il n’y en a pas un essayant de se démarquer un tant soit peu. Ensuite, cette cuisine de famille vous est apportée dans des assiettes énormes que l’on s’étonne d’arriver à finir (on est poli). D’autant que, le service étant en général très lent, on vous fait patienter en vous offrant des amuse-bouches copieux, puis, après le plat que vous avez commandé, on vous gratifie d’un dessert parfois très roboratif avant de vous achever d’un petit verre de raki. Mais qui donc commande (et paye) l’un des desserts présent sur la carte? Tout ceci à très petits prix. On ne se ruine vraiment pas ici, surtout hors saison. Vous l’avez compris, les crétois mangent beaucoup trop, surtout les hommes (qui en plus, en bons méditerranéens, passent beaucoup de temps à palabrer dans les bistrots pendant que les femmes bossent…) et l’obésité effrayante de nombre d’entre eux interroge sur la réalité de la longévité du crétois…

Pour ma part, calé par un petit déjeuner complet, j’ai fait l’impasse sur les déjeuners pour laisser un peu de place dans mon estomac à l’incontournable abondance des dîners.

Cette base stratégique de Sitia m’a permis de jouir, en vrai Robinson, des nombreuses et magnifiques plages qui ourlent toute la côte est, souvent perdues au bout de longues routes en lacets et corniches poursuivies de pistes caillouteuses. Il est certain qu’un jour les aménageurs qui ont abimé la partie nord-ouest de l’ile viendront jeter leur dévolu sur ces coins sauvages et déserts. Ce sera très dommage. Venez vite ici tant qu’il est temps.

L’intérieur montagneux à la beauté minérale est planté d’hectares d’oliviers autour de petits villages blancs endormis. Paradis des randonneurs.

Ici et là de belles ruines antiques nous rappellent nos origines. Et l’on ne ratera pas la descente au milieu des lauriers roses dans les Gorges de la Mort en-dessous de Zakros.

Aujourd’hui 12 mai, je prends à 14:05 le Prévélis, le bateau d’Anek Lines, pour l’ile de Karpathos.

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M’y voici. Après une nuit de traversée du détroit de Bass à bord du superbe Spirit of Tasmania, j’arrive au lever du jour à Devonport, petite ville sans grand intérêt dont je m’échappe d’abord vers l’ouest voir cet étrange rocher plat et haut en bord de côte: the nut. On y grimpe en télésiège et on jouit d’une superbe vue à 360°.

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Puis je prends la route de l’est vers une étape intéressante, pleine de charme et de curiosités, Launceston. Visite d’un centre historique très bien restauré, petite ballade à remonter les Cataract Gorges, croisière sur la Tamar River. Très bien.

En route pour St Helen’s, je fais halte ensuite dans une impressionnante forêt primaire multiséculaire ayant échappé (par quelle miracle?) aux incendies géants qui ont ravagé ces dernières années les magnifiques forêts d’eucalyptus qui recouvrent une bonne partie de la Tasmanie.

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Avant de m’installer pour deux jours à Coles Bay je vais pouvoir enfin voir de près quelques diables de Tasmanie rescapés de l’épouvantable cancer de la face qui les décime, d’adorables kangourous qui viendront me manger dans la main ainsi que d’élégantes grey gouses.

À Coles Bay, on y vient pour parcourir les splendeurs du Parc du Freycinet, ses sentiers de randonnées, ses plages de sable blanc mouillées d’eaux turquoise (mais glaciales hélas!), ses points de vue (look-out) à couper le souffle.

J’ai ensuite poursuivi vers la Péninsule de Tasman pour l’admirer d’un hélicoptère et, surtout, pour passer quelques heures à visiter le très étendu centre pénitentiaire historique de Port Arthur, un must.

Et j’ai terminé par Hobart et sa région. Hobart m’a déçu. Les premiers à s’y être installés ont mal exploité un site pourtant extraordinaire en n’y construisant pas la grande et belle ville que j’attendais.

Heureusement, j’ai pu aller passer une journée à Bruny Island et profiter d’un tour en mer de 4 heures à bord d’un hors bord puissant pour admirer sa côte sauvage truffée de curiosités géologiques, de colonies d’otaries et de bancs de dauphins bondissants.

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D’habitude, je rédige mes articles au fil de mes voyages. Mais voilà, lors d’une maj de logiciel, Apple m’a fait disparaître mes albums photos du DD de mon ordi au « profit » d’un iCloud inaccessible dans la (ma?) pratique. Du coup j’ai trouvé très galère d’aller récupérer une à une les photos d’illustration de mes articles et j’ai… procrastiné.

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Melbourne vue d’un hydravion à hauteur de St Kilda Beach

Alors, m’apprêtant à reprendre la route (de la Grèce) le 29 avril, je me suis dit non, je ne peux pas shunter comme ça ce deuxième voyage en Australie. Et je m’y suis mis cette après-midi.

Ces 26 jours étaient surtout dédiés à la Tasmanie (d’où le nom de code de ce voyage, Tasma), le reste ayant été un peu rajouté pour « meubler ». On ne part pas en effet à 22 heures de vol de Paris, juste pour quelques jours.

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L’hydravion 4 places

Je traiterai la Tasmanie dans l’article qui suivra celui-ci.

Parti avec Singapore Airlines via son hub de Singapour, j’ai posé le pied à

Melbourne:

Ville dont la taille explose (4,5+ millions d’habitants) en raison de l’axe de développement que s’est choisi l’état du Victoria: l’offre de formations universitaires de haut niveau à destination surtout des jeunes chinois et – dans une moindre mesure – indiens. La surface occupée par l’Université de Melbourne, les logements universitaires, bibliothèques, restaurants et services en tous genres, c’est un quart de la ville (!), une ville dans laquelle on ne croise que des jeunes gens de 20/25 ans, en grande majorité asiatiques. C’est vraiment très particulier.

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Dans le centre historique de Melbourne

Je résidais au 26ème étage d’une tour dans le CBD (Commercial and Business District), autant dire l’hyper centre, au réseau très dense de gratte-ciels à touche-touche, quadrillé par une très importante toile d’araignée de transports publics. Et quelques bâtiments anciens.

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Je pensais que la situation de cette ville, au fond de l’immense baie de Port Phillip, ménagerait de nombreux sites agréables à visiter. J’ai beaucoup roulé pour ne pas y voir grand chose d’intéressant pendant les 5 jours de mon passage ici.

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Et c’est donc satisfait d’avoir rattrapé le jetlag, que j’ai embarqué sur le Spirit of Tasmania pour une nuit vers Devonport. 〈Récit des douze jours en Tasmanie dans le prochain article〉. D’Hobart, j’ai rejoint

Sydney:

C’est l’une des villes les plus agréables au monde. J’y avais déjà séjourné en novembre 2009 et c’est à dessein que j’y suis repassé. J’ai logé tout près de la Gare Centrale dans le quartier ancien de Surry Hills pas si loin que cela de Circular Quay (3 km faisables à pied).

Et bien sûr, je n’ai pas raté une journée à Bondi Beach, dans le Top 10 des plages mythiques du monde.

Puis j’ai gagné

Brisbane

où j’avais trouvé à me loger au 46ème étage de la plus haute tour de la ville (qui en comporte 75). Ce fut vraiment très étonnant de contempler du dessus le feu d’artifice de la fête nationale tiré à partir de barges positionnées sur la Brisbane River.

Brisbane, c’est la ville du futur par excellence, ça mérite trois jours mais pas plus. Et ça laisse le temps d’aller faire un tour (train+ferry+bus) sur North Stradbroke Island pour un autre bain dans les rouleaux d’une immense plage.

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Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que, moi le grand voyageur, je n’ai découvert les îles grecques que l’année dernière lors de mon Grand Voyage de deux mois  au nom de code MareNostrum. Vous savez aussi que je suis tombé sur le luc:)) devant le charme et la splendeur de ces Si époustouflantes Cyclades. Au point que j’ai pris la décision de revenir chaque année dans cette Grèce qui a tout pour elle… car elle a tout pour moi.

Nous reparlerons de mon projet MareNostrum3 (mai et juin 2018) mais vous venez déjà de lire deux articles sur le mois passé ici entre les Présidentielles et les Législatives françaises du printemps 2017. Je veux traiter à part les Petites Cyclades, ce chapelet de micro-îles situées au Sud de Naxos, car il y a beaucoup à en dire. Et à y voir.

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D’ouest en est: Iraklia, Schinoussa et Koufonissia

 

La liaison entre ces îles, de Naxos jusqu’à Amorgos, est effectuée principalement par le mythique petit ferry familial Express Skopelitis, au romantisme fou, dont je viens d’apprendre qu’il cesserait ses rotations fin octobre 2017 (question d’âge ou simple grande révision)?

 

Iraklia:

J’ai donc débarqué d’abord pour deux jours dans cette île au port adorable, accueilli par Fanis, jeune ingénieur en mécanique qui, faute de trouver un job dans ce pays qui souffre, vient d’achever un très beau petit hôtel perché sur les hauts d’Agios Giorgios (la Villa Meltemi) d’où la vue est à couper le souffle. Petits déjeuners haut de gamme très copieux (inclus dans le prix fort raisonnable de la chambre à cette saison).

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Le port d’Iraklia avec sa jolie plage très propre (l’eau) dans le fond

De là, on peut descendre à pied en 15′ à la plage de Livadi dont l’eau est cristalline mais le sable gris ni très beau ni très propre (beaucoup de plages grecques ne sont pas entretenues et c’est très regrettable).

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La plage de Livadi vue de la Villa Meltemi

 

Comme toujours j’y arrive le premier car les gens en vacances trainent tous beaucoup le matin avant de se mettre en mouvement, ce qui n’est pas mon cas. Me donnant tout le loisir d’un premier grand bain nu sans gêner personne, liberté que j’aime plus que tout.

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Superbe vue aérienne sur Naxos (de la Villa Meltemi)

Mais j’avais loué un petit 50cm3 pour 24h seulement pour découvrir dès mon arrivée toutes les ressources de l’île qui a un peu de relief.

Les points positifs d’Iraklia (et de ces trois îles): le calme ab-so-lu, spécialement la nuit  (bons gros dodos récupérateurs), le charme du port. Et la Villa Meltemi.

Puis, en dix minutes de traversée,

Schinoussa:

Configuration classique: le port – Mersini – mignon, puis sur la hauteur, relié par une route en lacets, le bourg de Chora dans un mouchoir de poche et on redescend vers les plages.

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Le port de Schinoussa

Les deux plus proches (mais reliées par des pistes abruptes, caillouteuses et terreuses) sont d’un vilain sable grisâtre pas du tout entretenues et elles n’ont pas l’agrément de bien d’autres dans les Cyclades.

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Mon quad et moi

Là, j’ai loué un quad, plus adapté au micro-réseau de routes goudronnées très vite poursuivies de pistes. Et je m’en suis bien porté. En particulier pour les allées et venues avec mon micro-hôtel tout neuf de l’année (Notos Studios, à l’arrière de la plage de Livadi*), ainsi que pour le repérage général qui m’a permis de profiter à deux reprises de la sauvage et déserte plage en fond de crique de Psili Ammos, ma préférée mais qui peut ne pas être vivable par vent du nord (m’a-t’on dit).

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9h sur la plage de Psili Ammos et pas un chat

Points positifs de Schinoussa: les petits villages et les vues (points communs à toutes ces Cyclades) et la plage de Psili Ammos, donc.

Et enfin, grâce à l’incontournable Express Skopelitis, à 15′ de là:

Koufonissia:

Alors là, les larmes vous viennent aux yeux dès avant l’arrivée dans ce mini port avec sa belle plage de carte postale, car on longe d’abord les très photogéniques falaises ocres, basses et très découpées de Kato Koufonissia (oui, cette île est en fait un duo, mais c’est de Pano Koufonissia dont on parle en général, la seule habitée).

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Une pointe sur Kato

 

Contrairement à ses deux consoeurs, cette île microscopique est presque plate et cela change les coups d’oeil.

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L’arrière-port de Koufonissia et le village

En outre, on trouve ici sur la côte sud une succession de très jolies plages protégées des vents de nord, les plus intéressantes selon moi étant dans l’ordre d’apparition en venant du port et en suivant le chemin côtier: Finikas (et sa taverne très accueillante) puis, après deux plagettes, Italida où se côtoient naturistes et textiles en toute bonne compréhension mutuelle et, plus loin, après une heure de marche et un très étonnant passage sur la côte découpée en multiples piscines naturelles, l’idyllique grande plage (en forme de C) de Pori (avec ses deux tavernes).

 

Quand vous arrivez là (on peut opter d’y aller en 15′ en VTT par la route des crêtes, ce que j’ai fait) vous vous dîtes que vous êtes vraiment chanceux de vivre ce petit bonheur.

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La plage de Pori vue des collines

C’est incontestablement la plus belle des Petites Cyclades et donc la plus courue, spécialement l’été où l’on y fait la fête et où les chambres sont réservées très en avance. Mais début juin y’a pas une foule énorme et c’est le moment d’y aller.

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Oh! l’horrible faute d’orthographe: YoUngsenior, heureusement vite effacée par la mer…

Conclusion sur les Cyclades: 1. Si vous avez peu de temps disponible, choisissez évidemment Koufonissia. 2. On ne mange pas très bien sur ces îles, mais en cherchant bien vous arriverez à trouver quelque chose de potable. 3. Si vous êtes en voilier, vous pourrez profiter de nombreux et sûrs mouillages forains où vous passerez des nuits tranquilles sur fonds de sable où les ancres crochent bien.

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*oui, ils ne sont pas très créatifs ces grecs: Livadi, Chora, Panagia, Messaria, Mersini foisonnent.

Donc la grève. Donc programme bousculé. Donc Youngsenior pas content.

Craignant une nouvelle prolongation de l’immobilisation des ferries, j’opte pour la voie aérienne et choisis Paros comme point d’atterrissage* avant de gagner Ios et de reprendre le parcours initialement prévu. Et au passage, adios Serifos et Sifnos. Ce sera pour une autre fois…

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Paros

Paros,

j’y avais séjourné à pareille époque en 2016 et n’en avais pas été hyper content. Mais là, par commodité… Je retourne chez Marili Apartments à l’accueil toujours aussi parfait (avec plein de petits cadeaux de bienvenu).

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La petite plage de Parosporos, tout près de Marili Apartments (la mieux de Paros)

Et deux jours plus tard, je pars pour:

Ios:

De Yalos, le port – très protégé comme dans la plupart des iles et qui a beaucoup de charme – on grimpe, par une route en lacets ou par un long escalier, à Chora construite sur deux collines d’où la vue sur les contrebas, la mer et les iles voisines est absolument splendide. On trouve tout à Chora.

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Sur les hauteurs de Chora (Ios)

Mais, si l’on veut le calme et la proximité d’une très belle plage de 800 m de long, il est préférable (c’est mon conseil) de redescendre vers Mylopotas où je me suis installé dans un petit hôtel assez banal mais très bon marché, très bien situé, à l’accueil parfait: Deep Blue, au centre de la plage.

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La superbe plage de Mylopotas (Ios)

Autour de moi, quelques bars et restaurants de qualité, quelques petits commerces, un loueur de scooters et quads.

Avec mon scooter, j’ai pu me rendre en une heure de routes sinueuses, venteuses et désertes à travers des paysages pelés, piquetés de chapelles aux domes bleus**, vers ce petit paradis noté par tous les guides: la plage de Manganari, ses cinq paires de lits de plage et son petit bar-restaurant à l’accueil très sympathique. À ne surtout pas manquer.

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Sur la plage paradisiaque et isolée de Manganari (Ios)

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Yalos, le port de Ios

J’inscris Ios sur la liste des iles à voir avec la note 15/20.

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Après quatre jours, nouveau ferry (ultra-rapide, c’est à un point hallucinant) je pars retrouver une ile adorée en juin 2016:

Naxos

Depuis mon arrivée à Athènes, la météo se montre anormalement capricieuse pour la saison. Aussi, je vais en profiter pour faire en voiture une virée découverte à l’intérieur de cette ile (la plus grande des Cyclades rappelons-le). Je vais ainsi m’extasier devant les très jolies ruines du Temple de Déméter, perdues au milieu de nulle part, flanquées d’une adorable micro chapelle.

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Temple de Déméter à Ano Sangri, île de Naxos

Puis, je vais me rendre au charmant petit port de Moutsouna où l’on trouve plusieurs restaurants de poisson à l’ombre de tamaris.

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Sur le petit port de Moutsouna, île de Naxos

Et (mais sans être exhaustif), je vais m’attarder à ce petit bijou qu’est, à l’extérieur comme à l’intérieur, l’église byzantine de Panagia Drossiani (VIème siècle) sans doute la plus ancienne de toute l’Europe occidentale (dixit le GDR).

Bien sûr, le beau et chaud temps étant revenu, j’ai retrouvé avec excitation ma plage de Petrino Beach mais j’ai aussi testé pour vous celle, plus commerciale, d’Agios Prokopios, juste avant Agia Anna où je me suis logé comme l’an passé. Étant entendu que toute la côte sud de Naxos, c’est des kilomètres de plages, beaucoup désertes en mai-juin…

Après cinq jours à Naxos, je suis allé à la découverte des Petites Cyclades, au sud de celle-ci (et faisant partie de la Commune de Naxos). J’en écris un article spécifique à suivre. Puis je suis revenu pour trois jours à Naxos avant de rentrer dimanche à Paris.

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Le Kastro au-dessus du port de Naxos

 

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* Peu d’iles disposent d’un aérodrome car il faut un terrain plat et assez de longueur de piste. D’où l’extraordinaire système de liaisons inter-iles par ferries.

**Ios, l’ile aux 365 chapelles…

Pour ce second voyage MareNostrum, j’avais prévu de passer une nuit au Pirée* afin d’être à pied d’oeuvre le lendemain de mon arrivée pour le ferry de 7:01 pour Serifos, première des sept Cyclades de ce programme (j’avais envisagé ce titre: Les Cyclades septuplées).

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Aperçu autour du Pirée

Mais les négociateurs européens m’ont cassé tout ça en signant avec le gouvernement grec un énième accord contenant une septième baisse des retraites. Conséquence: grève de deux jours de tous les personnels des ferries reconduite pour deux nouvelles journées.

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Et, cerise sur le gâteau, un très vilain temps a duré rendant cette escale forcée assez inintéressante pour quelqu’un qui connaissait déjà Athènes. Je suis tout de même allé voir l’Acropole et quelques autres incontournables lorsque le soleil est revenu.

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L’Agora vue du Parthénon

Toujours est-il que j’ai dû rebâtir mon itinéraire en supprimant Serifos et Sifnos (à regret car les avis sont très élogieux sur ces deux iles) et en me rendant, par avion, à Paros pour deux jours avant de retrouver Ios et la suite de mon programme.

J’ai séjourné à Paros l’année dernière et je confirme que cette ile ne présente pas grand intérêt excepté le port d’arrivée (Parikia) qui a du charme, mais pas plus que la plupart des autres Cyclades.

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Dans le village de Parikia (Paros)

*Je recommande l’hôtel Piraeus Port Hotel, très bien situé à 10 minutes à pied de la gare de métro (aéroport en une grosse heure avec un changement) ainsi que des quais des ferries. Immeuble neuf, accueil très professionnel et très serviable, 36€/nuit, petit déjeuner copieux à 8€. Très calme.

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Longtemps je n’ai pas eu envie de rendre visite à l’Asie.

Je percevais ce continent comme une deuxième Afrique noire (j’ai découvert cette expression dans le GDR Vietnam) continent que je ne connaissais que trop bien pour y avoir trainé mes guêtres pendant le premier tiers de ma vie professionnelle. Climats pénibles, villes désordonnées et sales, misère à tous les coins de rue etc. Mais à cette époque-là, je passais d’hôtels internationaux en voitures climatisées et de celles-ci en bureaux ventilés. Je mettais toutes mes dépenses en note de frais. Et j’étais jeune.

Les images, les reportages, les articles qui me montraient l’Asie fourmilleuse écrasée de soleil ou rincée sous les trombes de la mousson, l’Asie mangeuse de chiens ou de scorpions frits, l’Asie de la cuisine de rue douteuse et manifestement odorante, tout cela, derrière le sourire équivoque de ses habitants, ne m’incitait pas, mais alors pas du tout à y aller. Cette fièvre jaune, je m’en étais vacciné.

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Street food à Saigon

J’entends d’ici les cris de certains de ceux qui me liront et je leur précise: je n’ai rien contre les asiatiques, ils vivent où ils sont nés, là où le temps et leurs civilisations les ont façonnés, ils font avec leurs rudes conditions climatiques et je compatis aux drames qui les touchent régulièrement, je vois le courage dont ils font preuve pour sortir de leurs conditions. Mais sur cette Terre où cohabitent 197 pays différents (Stats ONU), certains m’attirent, d’autres pas. C’est ma liberté chérie.

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Boucherie de rue dans Saigon

Mais, les imbéciles étant ceux qui ne changent pas d’avis, j’avais commencé à ouvrir la liste des exceptions. Le Japon, seize jours en octobre 2010 par l’accès du Kumano Kodo découvert sur le Camiño Francès. L’Inde six (oui, 6) jours en février 2012 à l’occasion d’un mariage franco-indien dont j’étais revenu content, mais sans intention aucune d’y retourner. À ce moment-là, il ne me restait plus, sur ma to-do-list Asie, qu’Angkor Vat pour des raisons littéraires et romantiques remontant à mes dix-sept ans.

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Petits requins au Marché de Ben Thanh (Saigon)

Et c’est comme cela que j’ai bâti Asia en accrochant une remontée du Vietnam de cinq semaines après huit jours au Cambodge. Bon, le Cambodge ça a été, comme dit mâme Michu, mais le Vietnam a vite pris un tour désagréable au point que, lassé de devoir faire face à de nombreuses contrariétés, j’ai claqué la porte au bout de deux semaines passées entre Phú Quốc et Saigon et suis rentré à Paris il y a deux jours.

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Youngsenior devant l’hôtel de ville de Saigon

J’aurais dû m’en douter: le climat très lourd et humide, la crasse, le bruit nuit et jour, les milliers de motor-cycles débouchant sans un regard pour le flot arrivant de la gauche, la pollution insupportable de l’air, le riz (toujours le riz) auraient suffi à me dissuader de venir si  ma conscience ne s’était pas endormie; mais le plus déstabilisant, ce fut ce charmant James, assurant l’accueil de #304: Stylish Couple Room in Bookstore (Superhost Airbnb!!), un étrange concept de logements au-dessus d’une bibliothèque en plein coeur historique de Saigon (du pur bobo 10ème). À peine arrivé, et alors que je lui demande de me valider l’itinéraire pour me rendre à la gare réserver deux billets ainsi que dans une agence de bus pour y acheter trois places, James me propose de le faire pour moi. Aie! Aïe! Aïe! Je n’aurais pas dû accepter.

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Il est revenu sans avoir aucunement respecté mes demandes pourtant écrites et m’a remis des billets non modifiables ne correspondant pas du tout à ce que je voulais et rendant impossible que je m’assois dessus et rachète des billets moi-même (trop long à expliquer). Tight corner. Jusqu’à ce voyage, je partais toujours avec ma road map ficelée, mais dans ce cas du Vietnam, il s’était avéré impossible de régler tout ça en amont sur Internet.

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Alors tout d’un coup, cette longue remontée vers Hanoi m’est apparue très hasardeuse et pesante. Je n’ai plus eu envie de continuer dans ces conditions et à 3:30 du matin, je me suis jeté sur le site de Vietnam Airlines pour m’acheter un retour sur Paris.

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La cathédrale de Saigon

Alors on va me dire oui, mais tu as raté la somptueuse Citadelle Impériale de Hué, le charme du Vieil Hanoi, l’envoutante Baie d’Ha Long, les rizières et les ethnies de Sapa, la nostalgique Dien Bien Phu… Je sais, je sais. Mais j’ai tellement vu de beautés dans soixante-quatorze autres pays du monde que je vous demande: et vous, vous avez fait le Tongariro Alpine Crossing et le Milford Sound, le Trek de l’Inca, la descente au Cañon del Colca, le lac Peton Itzá? Vous avez descendu en lancha le Rio Usumacinta?? Vous avez vu Monte Alban ou Querétaro, Hongū Taisha ou Yunomine Onsen, les balcons de Ghoufi ou l’Oasis des Ziban??? Vous avez voyagé sur The Ghan, visité Rottnest Island???? Vous vous êtes baigné dans les rouleaux de Bondi Beach, à l’Ile aux Cerfs,  en plein milieu de la Méditerranée par mille mètres de fond????? Connaissez-vous les églises hypogées de Lalibela, Martha’s Vineyard, Les Monts Adirondack?????? Je continue?

La Terre est vaste et ses trésors relatifs. Et il m’en reste tant à découvrir sur les trois autres continents.

En tout cas, j’ai pris conscience qu’au fond j’étais plus un grand voyageur qu’un aventurier. Me voici prévenu. Ciao l’Asie.

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J’ai débuté ce grand voyage Asia par une étape courte au Cambodge et de Siem Reap je me suis envolé pour l’ile de Phú Quốc, nouvelle destination mer et soleil de l’Asie du sud-est, très au sud du Vietnam. Mon intention était clairement d’y taper la bronzette et de me baigner tant j’aime ça. Aussi. J’avais bien étudié la question (je me méfie de la propagande commerciale) et choisi un petit coin de la côte ouest à vingt minutes au nord de la grosse (tout est relatif), hideuse et vulgaire Dương Đông Town, sa plage bétonnée de resorts tous plus moches les uns que les autres.

Je me suis donc installé dans un petit homestay très simple de six chambres, Spring Garden, à Ông Lang, Cửa Dương, lui même situé à 600m d’une très belle plage tranquille devant un petit resort calme (lits et paillotes), Coco Beach Palm Resort.

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Coco Beach Palm Resort

Au passage qualité d’accueil et de service du jeune couple propriétaire tout à fait exceptionnel, ils sont superhosts sur Airbnb. (Je ne sais pas pourquoi je vous dis tout ça puisque de toute façon, après avoir lu cet article , vous ne viendrez sans doute pas à Phú Quốc 😂). Pourtant, ce coin est si charmant, avec ses cocotiers inclinés vers le large, que de très nombreux bateaux de sorties en mer à la journée viennent y mouiller une heure ou deux.

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Hélas, l’eau de mer était légèrement chargée de limon (il pleut parfois la nuit des trombes d’eau tropicales et tout ça part à la mer) ce qui lui a fait perdre en transparence en lui donnant une couleur d’eau de piscine en sortie d’hiver. Et pour achever de descendre la photo de carte postale, l’eau était autour de 31 ou 32 degrés au bord et d’un bon 29° à 30m. Pas très tonifiant. Ma qualification d’expert en plage 😉 ne retient pas comme intéressantes celles de l’ile de Phú Quốc. Désolé.

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Youngsenior à Coco Beach

Car j’ai testé une autre plage encore un peu plus au nord, Bãi Cửa Can, où se trouve là-aussi, dans un décors de photo touristique, un resort haut de gamme un peu écolo, Chez Carole, où le restaurant est très bien, où il y a une piscine et où l’on peut louer des jetskis. Mais la mer… bof bof.

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Chez Carole

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Entre ces deux plages, la route de l’intérieur traverse à un moment une immense décharge d’ordures non triées, rongées par le feu, c’est immonde et l’on se rend compte que dans beaucoup de ces pays au développement exponentiel, rien n’est encore cadré, les gens n’ont aucune conscience écologique,  jettent partout leur détritus et déchets, abusent des sacs en plastiques qu’ils abandonnent dans la nature. Côté attractivité touristique, y’a plus glamour.

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Partout ce spectacle affligeant au plus près des maisons

Et plus au nord encore dans un secteur encore globalement peu construit un investisseur a été autorisé à réaliser un gigantesque parc d’attractions avec des milliers de chambres autour – Vinpearl Land – qui va occuper une place immense dans le plus pur (et vomitif) style Disneyland. Mais si vous aimez…

Vous m’avez compris, Phú Quốc vous pouvez oublier.

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Pour terminer un peu mieux

Et pourtant, j’ai du m’y attarder deux jours de plus et sauter Cần Thơ et ses marchés flottants (à ne pas rater grrr) car je me suis chopé une bonne diarrhée la veille du départ, de celles, vicieuses, dont on a du mal à se débarrasser simplement à coup de Smecta. Cela m’a en tout cas donné l’occasion de découvrir un tout bel hôpital international… quasi désert et, à cette occasion, l’archaïsme vous-n’imaginez-pas-à-quel-point d’Europe Assistance que j’ai contacté pour la prise en charge de mon dossier. De quoi faire un article entier. Mais ce n’est pas la vocation de ce blog…

Et le dernier jour, aujourd’hui 3 mars, la température de l’air a baissé de 2 ou 3°, un petit vent s’est levé et l’eau de la plage où je me suis rendu m’est apparue plus baignable: un peu moins chaude et plus translucide. Histoire que je ne reparte pas avec un trop mauvais souvenir sans doute.

Demain, j’abandonne Phú Quốc et m’envole vers Saigon.

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Cette histoire-là m’avait marqué il y a 50 ans et quelques, celle, très romantique, de Raphaël, Maxence et Apsara, qui m’avait transporté très loin en Asie et je m’étais dit un jour j’irai à Angkor Vat voir la statue du Roi Lépreux*. J’en reviens époustouflé par la beauté et la grandeur sidérante des sites d’Angkor, dont Angkor Vat (ou Wat) n’est que le joyaux des joyaux.

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Jeunes bonzes dans les rues de Phnom Penh

Mais commençons par le commencement de ce nouveau grand voyage Asia qui pendant six semaines va me faire voir le meilleur du Cambodge puis parcourir du sud au nord le Vietnam, toujours plein de nombreuses résonances pour un homme de ma génération (je garde encore en mémoire cette aube naissante sur le front de mer d’Oran, mes parents ayant entrebâillé les volets de leur chambre – dans laquelle je suis sensé dormir, j’ai six ans – pour regarder arriver le mythique navire-hôpital Pasteur rentrant d’Indochine…).

J’ai d’abord passé trois jours à Phnom Penh qui n’en mérite pas tant mais permet de s’acclimater (23° au réveil, 31° à 15h), de se déjetlaguer et de se faire plaisir avec les tuktuks.

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Le Palais Royal de Phnom Penh

À PP (comprenez Phnom Penh), on expédie vite la visite au clinquant Palais Royal et à la Pagode d’Argent et on se concentre (c’est un peu le mot) sur l’effroyable Musée du Crime Génocidaire (ou camp S21), cet ancien lycée dans lequel les Khmers Rouges ont torturé des plus cruelles et vicieuses manières des gens comme vous et moi dans la folie de leur construction d’un nouvel ordre épuré.

On ne vous épargne rien (en photos, en peintures, en récits, en objets) de l’abjection de ces tortionnaires formés à l’école stalinienne parachevée par la culture du supplice chinois. C’est horrible, difficilement soutenable, vomitif. Et cela en dit tellement sur la désespérante résistance du corps humain (sous les coups de fouets, les pendaisons par les bras dans le dos suivies de réanimations sans fin tête sous l’eau et des tortures de bouchers sadiques) qui met tant de temps à mourir et donc tant de temps à souffrir. Âmes sensibles s’abstenir. Pas de photos, car, bien sûr, elles sont interdites.

Puis je suis parti en bus à SR (entendez Siem Reap) m’aérer l’esprit et retrouver les lieux de Raphaël et ses deux femmes.

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Mon Tuktuk et Iza devant Sérénité Guesthouse (SR)

Comme d’habitude, je ne vais pas ici faire le guide. Il en existe de nombreux rédigés par des gens savants. Vous les aurez sur vous quand vous viendrez. Car vous viendrez (si ce n’est déjà fait), malgré la pollution du tourisme de masse… Et sur place, des cambodgiens multilingues se proposeront à vous. Mais je vais vous dire ce que j’ai fait en trois jours et vous ferez ce que vous voulez, vous. Car ce ne sont pas les lieux à visiter sur des dizaines de km2 qui manquent. Si vous venez, comme moi, pour trois jours, il vous faudra choisir.

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Style typiquement Khmer à Pre Rup

1er jour: Avec le tuktuk que ma Guesthouse avait envoyé me chercher à l’arrivée du bus de PP, Giant Ibis, je suis parti faire le grand circuit (son nom ne signifie pas qu’on y voit le plus de grands lieux, mais que ceux-ci sont assez éloignés les uns des autres) et j’ai pu visiter, anticlockwise, Pre Rup, petit temple typiquement Angkor si je puis dire permettant de se faire les jambes en escaladant ses nombreuses hautes marches; East Mebon; Ta Som; Neak Pean que l’on atteint au bout d’une longue promenade de bois au-dessus de l’eau couverte de lotus en fleur, d’une pure beauté; et pour finir, l’énorme Preah Khan où l’on rentre par la porte est pour ressortir par celle de l’ouest.

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Exemple de sculpture dans la cascade de Kbal Spean

2ème jour: longue route de 60km un peu tape-cul (c’est en tuktuk, hein) pour aller se taper, à Kbal Spean, une bonne grimpette de 120m sur 1500m aller, en forêt) permettant d’atteindre un système de cascades (petit pipi à cette saison) sur de la roche volcanique très noire sculptée par les khmers (10ème siècle et après) de déesses, de bouddhas entourés de très nombreux carrés en damiers. Pas inintéressant, mais grosse suée pour arriver là. Et ensuite, le trois étoiles Banteay Srei qui a un lointain cousinage avec les incas. Pas gigantesque, mais très joli, très délicat. Une journée avec au total 3h de route permettant aussi de découvrir tous les villages aux maisons prudemment construites sur pilotis. On devine qu’à la saison des pluies, les paysages doivent être très différents.

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3ème et dernier jour: le Petit Circuit, le plus riche, l’incontournable si l’on n’a qu’une journée à passer ici (mais essayez de rester plus quand même!). J’ai là aussi fait le tour en sens inverse des aiguilles d’une montre pour avoir moins de foule et suis arrivé pile poil à l’ouverture (7h30…) de Ta Prohm, le plus gigantesque temple d’Angkor. Romantique et magique, livré à la jungle des fromagers aux racines monstrueuses et pénétrantes, des ficus et autre banians. On se sent dans la peau des premiers explorateurs découvrants ébahis l’immensité impressionnante (vexante?) de l’empire Khmer abandonné, en ruines, aujourd’hui au début d’une restauration qui va demander des dizaines d’années et de gros budgets. On en a le souffle coupé. Je dois dire que c’est mon coup de coeur. Ne le ratez pas.

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Dans les ruines de Ta Promh

Puis – quel est le mot? – la démentielle ville fortifiée d’Angkor Thom à l’intérieur de laquelle (vous allez faire des kilomètres à pied, je vous préviens) on découvre la Terrasse du Roi Lépreux, la Terrasse des Éléphants, le Palais Royal, le massif Baphuon et l’imposant Bayon en haut duquel il faut grimper pour admirer les innombrables faces de bouddhas taillées dans la pierre noire.

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La statue du Roi Lépreux, un air de bouddha

La Terrasse des Éléphants

La Terrasse des Éléphants

Le Baphuon

Le Baphuon

Les Bouddhas du Bayon

Les Bouddhas du Bayon

Vous sortez de ce parcours, mort de fatigue et de soif. Buvez frais aux très nombreuses buvettes qui s’offrent à vous. reprenez des forces car il reste le morceau de choix, la vitrine des lieux, Versailles, le Louvre , Notre-Dame de Paris et la jetée du Mont Saint Michel à la fois (ici roulement de tambours), je veux parler d’Angkor Vat ou Wat (bis) qui va achever de vous séduire et de vous interroger sur le travail de titan conduit par des rois aux noms imprononçables qui régnèrent sur la capitale de l’Empire Khmer du 9ème au 14ème siècle.

Angkor Vat

Angkor Vat

C’est bien fatigué et après avoir mangé un délicieux amok que je me coucherai ce soir.

Demain, départ pour Phu Quoc (Vietnam).

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*Le roi Lépreux – Pierre Benoit

Lignes de Crète

Dernière étape de MareNostrum, 12 jours en Crète.

Arrivé de Santorin à Heraklion après 2 heures de traversée en bateau rapide, je gagne à pied l’hôtel Kronos, bon choix pour cette ville car situé tout près du peu qu’il y a à voir et à côté d’un loueur de bonne réputation : Motor Club.

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Le port vénitien d’Heraklion

Visite le lendemain aux ruines minoennes de Malia et coup d’œil à la plage (sympathique) qui se trouve à côté.

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Grande poterie minoenne à Malia

Puis le surlendemain, route vers Matala (côte sud) en m’arrêtant visiter les ruines minoennes de Gortyne et celles de Phaïstos. Où l’on voit – après tant de vestiges antiques déjà en Italie du sud, en Sicile, à Malte, dans les Cyclades – combien était civilisée cette Méditerranée où sont toutes mes racines.

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Ruines de la cité minoenne de Phaïstos

Et c’est l’arrivée sur Matala, large crique et sa belle plage.

Sur son flanc ouest, la falaise truffée de grottes datant du néolithique, grottes qui servirent de repaires aux hippies dans les années 60.

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Matala (côte sud de Crète)

Sur son flanc est, en balcons étagés, une tripotée de bars colorés et de restaurants blancs recouverts de branches de palmier donnent un caractère charmant de ce côté-là où je me suis installé dans une des 3 chambres toutes récemment refaites du micro-hôtel (et restaurant) « Hôtel Boutique Scala » réservée sur Booking.com. La vue de ma chambre est littéralement éblouissante et je me régalerai à nager loin dans l’eau claire. Un bémol : le bord de plage est de gravier gris et des roches plates sont présentes à mi-eau sur 4 ou 5 mètres. Ce qui m’obligera à acheter des chaussures légères spéciales qui ne me gêneront finalement pas du tout pour nager.

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Matala

A 25 mn à pied de Malala, par un sentier sauvage et très escarpé, on trouve Red Beach, plage où se côtoient naturistes et « textiles ».

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Vue plongeante sur Red Beach

C’est à regret que je quitterai Matala pour Rethymnon où m’attendent Dominique et Eddy, couple de belges « superhosts » sur Airbnb qui ont réhabilité une adorable maison ancienne dans le très charmant vieux-Rethymnon à visiter sans faute. J’y resterai 2 nuits.

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Youngsenior sur le port vénitien de Rethymnon

Puis je partirai m’installer à Kato Stalos, station balnéaire à l’ouest de Hania (La Canée) pour 7 jours de visite de cette très belle ville marquée par Venise et l’Empire Ottoman (entre autres) et de farniente sur une bonne et belle plage de sable (roux) comme je les aime.

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La plage de Kato Stalos vue de l’hôtel Renieris

Mais j’ai pris aussi le temps de « faire » le trek des gorges de la Samaria qui vaut vraiment ses 16 kilomètres de descente du parking de Kiloskalo à 1 250m d’altitude jusqu’à la mer à Agia Roumeli. Dur dur pour les mollets qui se rappelleront à moi dès le lendemain…

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Descente raide dans les Gorges de Samaria

Le clou de ce trek, outre la beauté du paysage, c’est le passage dans les gorges aux sideroportes, les 3 « portes de fer » dont la plus étroite mesure 3m de large… sur 300m de haut.

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Youngsenior aux Portes de Fer (Gorges de Samaria)

On est ravi de déboucher sur une belle plage de la mer de Libye et de s’y reposer avant de prendre le ferry (mon 17ème et dernier bateau de MareNostrum) pour Sougia d’où un bus ramène tout le monde récupérer sa voiture.

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La plage d’Agia Roumeli

Très belle journée.

Au cours de mes déplacements entre la côte nord et la côte sud de Crète, j’ai pu admirer d’impressionnants massifs montagneux (sommets à 2500 et quelques mètres) à l’intérieur desquels les routes sillonnent de vallon en vallon, ménageant au détour d’un virage des paysages de djebel domestiqué.

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Paysage de l’hinterland crétois

Demain, je reprends la route pour l’aéroport d’Héraklion où Aegean Air m’attend pour rentrer à Paris (son climat pluvieux, ses grèves et incidents de toutes sortes…).

Impression d’être parti depuis une éternité.

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MàJ au 31 mai 2017: cet article a été publié après mon séjour dans les Cyclades de Mai/Juin 2016. Noter toutefois que j’y suis retourné en mai 2017 (retour en Cycladie) comme cela est indiqué dans l’onglet MareNostrum.

Un double saut en avion (via Athènes) et me voici passé en quelques heures de Malte à la première de « mes » Cyclades : Paros.

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Je dois dire que, me posant la question du choix des quelques îles à faire parmi des dizaines, j’avais – 2 ans avant MareNostrum – listé sur Excel les îles grecques par groupes géographiques et en colonnes les familles de caractéristiques à relever (belles plages, bcp de choses à voir, randos possibles, trop touristiques etc.) tout en établissant des dialogues avec des sachants sur les forums de voyages. Tout çà de manière à choisir les plus prometteuses selon mes critères.

Et c’est ainsi que sont « sorties » : Paros, Naxos, Milos et Santorin. La Crète ensuite mais hors concours si je puis dire.

Donc, d’abord

> Paros :

J’avais trouvé pour 4 nuits via Airbnb un studio nickel à Parasporos dans un environnement de culture de vignes et d’oliviers à 6mn à pied d’une très jolie plage peu fréquentée disposant tout de même d’un restaurant de plage et de quelques paillotes. Un double petit paradis que je recommande pour Paros car c’est à 20mn à pied du débarcadère de Parikia.

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Le Kastro de Parikia (Paros)

De là, on est en 20mn de scooter ou de quad de Naoussia, ce petit St Tropez du nord de l’île qu’il ne faut pas rater de visiter au fond d’une baie très protégée : port de pêche et de plaisance, nombreux restaurants tout autour, petit église blanche et bleue etc. Beaucoup de charme… hors saison.

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Naoussia (Paros)

Le GDR vantait les plages de l’île. Je dirais oui, mais avec des défauts : soit une bande de galets à l’entrée dans l’eau, soit une mauvaise exposition aux vents, soit devoir marcher 100m avec de l’eau à la cheville avant qu’elle n’atteigne la taille, soit du sable pas très beau ni très propre etc. Donc pour les plages, je dirais : Paros = 13/20.

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Très jolie (et déserte) plage près de mon studio à Paros

A partir de Paros, je me suis déplacé d’île en île en catamarans rapides et c’est très étonnant de voir défiler le paysage des cyclades à partir de ces engins. Et je suis passé sur l’île voisine de

> Naxos :

La petite ville de Chora se caractérise par un Kastro dominant le port et par ce qu’il reste d’un temple d’Apollon inachevé sur l’îlot de Palatia (relié à la terre par une chaussée), c’est à dire un portique en marbre blanc qui fait un peu trop rénové. Rendez-vous des amoureux au soleil couchant.

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Le portique d’Apollon (Chora, Naxos)

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Chora (vue du portique), Naxos

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Coucher du soleil à Plaka (Naxos)

Côté plage, l’île en comporte beaucoup, des grandes et magnifiques, surtout entre Agia Ana et Mikri Vigla. Mais le « spot » parfait, c’est Petrino Beach (piste côtière après Plaka) : eau translucide et turquoise à perte de vue vers le large, très beau sable, quelques dunes à l’arrière protégeant de la piste, 10 paillotes pas plus (fin mai en tout cas), pas un chat et le restaurant Petrino absolument parfait à tout point de vue (personnel extrêmement aimable et professionnel, plats grecs et poissons frais au top).

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Petrino Beach (Entre Agia Anna et Plaka, Naxos), plage de carte postale.

Quelques petits hôtels autour de ce spot, ainsi qu’à Agia Anna.

Je reviendrai ici, c’est sûr.

Comme toujours, j’ai loué un scooter pour me déplacer. J’y ai passé 3 nuits et je serais bien resté plus longtemps.

Mais il me fallait poursuivre vers Milos (en faisant une courte escale à Ios pour un déjeuner sur son micro port entre 2 bateaux rapides)

> Milos et sa caldera (grande baie intérieure correspondant au volcan d’origine dans lequel s’est engouffrée la mer à la suite d’une explosion sur un de ses flancs).

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Le village de Klima (Milos)

Á Milos, il faut aller voir le magnifique village pieds dans l’eau de Klima, un faux air de Calanques ou de La Coriccella (sur l’ïle de Procida) ; celui de Plaka et son Kastro ; les rochers sculptés de Sarakiniko, leur blanc aveuglant et le turquoise de la mer ; et puis aussi le village de pécheurs de Pollonia.

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Mais le plus beau de Milos se découvre par la mer. De nombreux bateaux (des voiliers navigants au moteur…) proposent des sorties à la journée permettant d’admirer des merveilles de la nature et de se baigner dans d’extraordinaires piscines d’eau claire.

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Ceci fait, j’ai pris un énième bateau ultra-rapide* pour

> Santorin :

Malgré un temps brumeux, l’arrivée dans l’impressionnante et immense caldera de Santorin ne peut laisser indifférent. Le bateau contourne Néa Kameni (ilot de lave brune de création plus récente) et se dirige vers le port aménagé au pied de la falaise de 150m sur laquelle plusieurs villages aux maisons blanches et aux dômes bleu vif sont accrochés sur sa retombée. Site vraiment unique, sortez vos appareils photos.

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Vue plongeante sur la caldera de Santorin

Ici, tout est hors de prix. Aussi je signale Costa Marina Villas légèrement à l’écart et au calme à 6’ de marche de la station centrale de bus de Fira (du port à Fira, le plus simple est de prendre le bus public) et où l’accueil et le professionnalisme de la jeune et belle Marina est relevé par tous.

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Sur le chemin de Thira à Oia (Santorin)

A mon programme j’ai mis la ballade de 11km en crête de falaise qui mène de Fira à Oia : à faire absolument tant le paysage sur sa gauche est majestueux.

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Grand classique: dôme d’église à Oia dominant la caldera de Santorin

Arrivée à Oia, après avoir pris le temps de flâner dans les ruelles étroites et de shooter mille vues magnifiques, j’ai descendu les 260 marches menant au petit port d’Ammoudi dans lequel je me suis baigné avant de remonter tout çà à pied en plein soleil.

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Youngsenior sur le micro port d’Ammoudi (Santorin)

Puis au guidon de mon scooter, je suis parti voir le village de Megalochori ainsi que Red Beach. Superbes là aussi.

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Red Beach (Santorin)

Le lendemain, visite du très beau village perché de Pyrgos qui domine toute l’île avant d’aller me poser à l’ombre d’une paillote sur la grande plage de sable et de gravier noir de Kamari.

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La plage de Kamari (Santorin)

En fin d’après-midi, scooter rendu et valise récupérée chez Marina, je suis parti prendre Highspeed 6 direction Heraklion (Crète).

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* 70 km/h! Et des accélérations incroyables. Comme on dit : « çà doit sucer » !

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MareNostrum continue sans obstacle ni contrariété.

Après ce mois passé en Italie du sud, de Rome à Catane, une deuxième séquence de 30 jours s’est ouverte dont 9 dans ce petit état qu’est Malte (moins de 500 000 habitants).

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Arrivé tard à Floriana (le bourg d’entrée à La Valette) chez Clare&Alan qui offrent via Airbnb 4 chambres (et un penthouse sur les 2 derniers étages) aux fenêtres habillées de gallarijas, ces balcons maltais fermés de menuiseries si caractéristiques qui ornent la plupart des immeubles ici.

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Les balcons maltais vus de dehors…

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… et de dedans

Le lendemain, visite à cette splendide micro-ville très bien restaurée et entretenue (tout ici est « nickel ») qu’est La Valette. Le site est somptueux grâce à un découpage miraculeux de la côte où se nichent 2 havres naturels et 3 baies étroites et profondes formant ainsi un ensemble complexe de ports voisins.

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Le Grand Harbour Waterfront

La Valette (6 000 habitants seulement) est le centre d’une agglomération (100 000 h) agrégeant plus de 15 villages dont ceux de Sliema (au nord-est) et de Vittoriosa (au sud-ouest) sont reliés par une navette maritime en 5mn.

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Vittoriosa, c’est l’une des « 3 Sisters », ces 3 villages construits sur le triplé de pointes orientées vers la Capitale de l’autre côté de Grand Harbour. Tout cet ensemble est ravissant bien que structuré à l’intérieur d’imposantes fortifications qui en disent long sur les batailles ayant eues lieu ici dans le passé (et même très durement pendant la seconde guerre mondiale).

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C’est vraiment l’une des plus belles villes de Méditerranée et il était temps que je lui rende visite.

Je ne vais pas « faire le guide » ici, ce n’est pas la raison d’être de ce blog (juste vous donner envie de faire comme moi). Simplement vous dire à quel point j’ai été ébloui par le talent des entrepreneurs, des artistes de toutes les civilisations qui se sont succédées ici dans l’histoire et même la préhistoire de « notre mer ».

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La grande artère piétonne de La Valette décorée pour la Pentecôte

Mais Malte, ce n’est pas que La Valette, c’est aussi de nombreux autres villages « de l’intérieur » où l’on peut admirer encore d’autres très beaux endroits comme Mdina ou Mosta.

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La citadelle de Mdina

Ce sont aussi les temples préhistoriques, remarquablement bien préservés, de Hagar Qim et de Mnajdra en forme de trèfle, qui ont bien des ressemblances avec les temples de Gozo.

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Détail du temple préhistorique de Mnajdra

Et l’on n’oubliera pas Blue Grotto – dont le nom parle de lui même – qui se visite en bateau, une véritable petite usine sur mer avec sa vingtaine de petites barques à moteur et leurs 9 passagers. A raison de 3 rotations à l’heure chacune et à 8€ la place d’adulte, le chiffre d’affaires doit être bien bien conséquent…

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Blue Grotto

Et puis, il ne faut omettre d’aller sur l’ile de Gozo (Comino, toute petite et située entre les 2 est sans grand intérêt en revanche).

Après avoir fait une pause plage de 3 jours à Mellieha Beach (la seule vraie plage de l’île de Malte), j’ai pris le ferry pour Gozo où l’on se régale de parcourir les ruelles de la Citadelle de Victoria non loin de laquelle se trouve le site des Ggantija’s Temples, temples jumeaux datant du 4ème siècle avant JC, classés au Patrimoine Mondial. Uniques, donc à voir.

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Dans la Citadelle de Victoria (Gozo)

La visite à Gozo (où le reste est bien moins intéressant) ne prend pas plus d’une petite journée y compris bus+ferry depuis La Valette.CIMG1377

En conclusion de ces quelques lignes sur Malte, je veux dire que les maltais sont charmants, très bien éduqués, d’un style de vie un peu suranné et – ce qui n’a rien à voir –  que leur compagnie de bus fonctionne très bien et permet de se passer de voiture quand on visite.

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Dernière étape donc de mon grand voyage MareNostrum : Catane.

Je devais rendre ma voiture à l’agence Europcar* située en extérieur du centre historique vers le nord. C’est la raison pour laquelle, j’avais choisi par commodité une chambre par Airbnb à 150m de l’agence. Avec beaucoup de difficultés car l’offre de B&B ou d’hôtels sur cette ville est d’assez mauvaise qualité/fiabilité.

Un B&B si catastrophique (vieillot, sale, poussiéreux, puant le tabac froid etc.) que je suis reparti à la recherche d’un plan B pour le lendemain : 1h30 sur Internet. J’ai trouvé un B&B tout récent (9 mois), tout neuf, nickel, PdJ somptueux, hyper bien situé et tout et tout, que je recommande vivement : Liodoro B&B où j’ai passé mes 2 autres nuits à Catane.

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Fontaine de la Piazza del Duomo: cet éléphant, c’est toute une histoire

Catane, parlons-en. Quelques bâtiments intéressants au centre ville dont un remarquable théâtre romain très bien conservé mais dans une ville sale, non entretenue, les restaurants vous accueillant dans un style « fatigué », une cuisine bas de gamme etc. On se croirait à Castelnaudary. Quelle déception après ce tour si merveilleux d’une Sicile qui m’avait vraiment éblouie jusque là.

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L’un des 4 angles de la Piazza Giuseppe Mazzini

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Théâtre gréco-romain enchâssé dans la ville

C’est donc avec joie que je suis parti en bus sous un magnifique soleil vers la « montée à l’Etna ».

C’est très organisé et ç’est accessible à tout le monde mais attention : çà « caille » méchamment là-haut.

On part en bus de la gare de Catane jusqu’à un grand parking situé sur le flanc du volcan à 1900m (Sapienza). De là on prend des « œufs » vous montant à 2500m et de là, des minibus 4×4 Mercédès vous déposant à 2900m.

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La piste d’accès des bus 4×4 à la cote 3000

A partir de ce point, on doit monter à pied les 400 et quelques mètres qui vous séparent du cratère principal toujours en activité (dernière éruption : décembre 2015).

(A savoir : il y a 300 cratères « adventifs » pourrait-on dire sur les flancs du monstre).

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Mais le vent était tel ce vendredi 13 mai que cette dernière étape n’était pas autorisée et il a fallu se contenter d’un petit tour du cratère voisin de notre point d’arrivée, celui qui correspond à la dernière grande éruption qui recouvrit Catane de 26cm de cendres au total et qui détruisit les installations du grand parking de Sapienza et la route y montant, ce qui entraina la fermeture de l’accès à l’Etna pendant 1 an.

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La nouvelle route dans la coulée fraiche

A ce cratère-là, j’ai subi les vents les plus violents de ma vie, probablement 120 km/h. Fallait bien s’accrocher. Température perçue de ce fait : -12° pour un -2° sous abri.

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Catane vue de l’Etna

Avec un « camarade de circonstance », nous sommes redescendus à pieds sur la piste de lave jusqu’au point d’arrivée du téléphérique.

Conclusion : journée sympa qui « sauve » Catane, mais qui ne vaut pas le Tongariro Alpine Crossing (NZ) (déjà signalé ici) et de très très loin.

Ainsi s’achève cette séquence sicilienne. Un bien beau pays.

Et maintenant : Malte, j’arrive !

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* J’avais lu sur les forums des tas de récits d’aventures de clients avec des loueurs de voitures, des arnaques. Moi, je recommande Europcar : sans doute un peu plus cher que des petits loueurs, mais très pros, très sérieux, très aimables, trilingues et m’ayant fourni une voiture neuve (moins de 500km au compteur). Et aucune surprise désagréable à l’arrivée.

Voiture bleu turquoise (!!) récupérée chez Europcar (agence de la gare de Palerme-Notarbartolo), me voici en route pour une longue journée vers le sud-ouest : 200km et 3 arrêts-visite incontournables :

> Ségeste, son temple dorique et son théâtre. Le temple est magnifique dans l’environnement de collines où il est posé. Je ne visiterai pas le théâtre car celui-ci se trouve à 1,5 km de là en hauteur et que j’ai raté de peu la navette qui y mène à une cadence très lente, ce qui m’aurait obligé à rester trop longtemps sur le site alors que l’étape qui suit va me prendre beaucoup de temps.

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Le temple de Ségeste

> Trapani et Erice :

Trapani est un port de pèche historique assez actif, construit sur une presqu’île qui se prolonge en mer par l’archipel des Egades. C’est un vrai bijou magnifiquement restauré. Il faut laisser sa voiture (parcmètres peu chers) à l’entrée du centre historique et se diriger vers le Corso Victor Emanuele* pour aller jusqu’à la pointe et admirer l’ancien Lazaret sur un îlot. Au passage, palazzi et chiese tous plus magnifiques les uns que les autres. Les tailleurs de pierre de ces époques-là, dans ce pays-là, étaient d’immenses artistes décidément.

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A la pointe de Trapani (derrière moi, le Lazaret)

J’ai « fait » Trapani au pas de course. Compter si possible 3h ½ pour en profiter un peu plus que moi.

Dans les hauts de Trapani, assez vicieuse à trouver (la signalétique urbaine n’est pas le fort des italiens du sud), se trouve la gare du téléphérique (des « œufs » à 8 places comme dans une station de ski) qui permet d’accéder rapidement (12mn) et sympathiquement au site d’Erice perché à 751m d’altitude.

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Trapani vu du téléphérique conduisant à Erice

Erice, il FAUT le voir. C’est un grand village datant du Moyen-Âge, extraordinairement bien restauré (ce qui est rare en Italie), qui mériterait d’être classé au Patrimoine Mondial. Il vous rappellera peut-être Sarlat… mais en pierre plus grise. On se régale à parcourir ses ruelles joliment pavées, à admirer du haut du campanile Trapani à ses pieds et la plaine environnante ou à déguster une des pâtisseries de Grammatico Maria (Via, devinez quoi ? Victor Emanuele*). Compter 2 heures mini sans une éventuelle pause-déjeuner (les petits restos sympas ne manquent pas) et sans l’AR avec les « œufs ».

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Erich vu du Campanile

Après çà, bien crevé par les kilomètres en mode « marche rapide » et les 102 marches du campanile d’Erice** entre autres, j’ai retrouvé ma voiture repositionnée au parking du téléphérique pour prendre la route vers 2 nuits sur la plage du « lido di Fiori » (Menfi) où je comptais faire ma 1ère pause-plage de MareNostrum. Hélas, la météo magnifiquement ensoleillée qui régnait depuis 3 ou 4 jours a laissé la place à un vrai ciel gris et à quelques averses…

D’où le très heureux «Plan B » du lendemain avec la visite (que je n’avais pas prévue à l’origine et à tort) du site de

> Selinunte :

A l’est de Menfi, dans la petite station balnéaire de Marinella, se trouvent les très beaux « restes » d’une immense cité grecque dans laquelle auraient vécues jusqu’à 80000 personnes. D’un côté l’on peut voir ce qui demeure d’un temple et des colonnes abattues de ces 2 voisins. D’un autre, après avoir passé le lit d’un oued à sec, une ville entière, l’Acropole, qui réserve bien des surprises. C’était une ville très structurée, active à l’évidence autour de ses deux ports voisins (qui ont disparus dans les flots).

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Deux corbeaux dans l’Acropole de Selinunte

Puis, sur la route de Vittoria, j’ai fait une grosse halte à

> Agrigente :

Autant le dire tout de suite, ce qui vaut vraiment le coup à Agrigente, c’est la Vallée des Temples qui offre, sur une crête de collines, de vraies splendeurs de l’architecture grecque ancienne dans un très bel état de conservation et singulièrement le Tempio dei Concordia qui serait l’un des 3 temples (grecs) les mieux préservés au monde.

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Au pied du Tempio dei Concordia devant un bronze couché d’Icare

On ne peut pas venir en Sicile et faire l’impasse sur la Valle dei Templi. En revanche, le village d’Agrigente lui-même, fait illusion au sommet de sa colline (vu de la Vallée des Temples) mais un fois là-haut, on est très déçu. On peut s’en dispenser sans problème.

J’ai passé la nuit à Vittoria dans un petit B&B trouvé via Booking pour me rapprocher de mon programme du lendemain qui commence à

> Raguse

Décidément, la région regorge de sites classés au Patrimoine. Ainsi Raguse est composée de 2 sous-ensembles : Ragusa Superiore et Ibla, toutes deux construites sur des collines, l’une dominant l’autre. Ici aussi, duomos, chiese e palazzi font concours d’élégance et on pourrait commencer à trouver que « çà fait beaucoup », si l’ensemble ne dégageait un charme fou. Et ici encore et surtout, si vous n’êtes pas en mesure de vous « taper » des centaines et des centaines de marches et des km de viali e vici, ne venez pas, vous allez souffrir. Mais, pour ma part, le cœur « blindé » au 26ème jour de mon voyage, je cavale comme un lapin.

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Ibla vue de Raguse

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Le Duomo d’Ibla (Raguse)

> Modica.

Un site un peu ressemblant à Raguse mais avec plein de différences qui ne permettent pas de se dire « je passe ». Ne pas rater en particulier l’incroyable chiesa San Pietro et son monumental escalier au centre duquel sont enchâssés des bougainvilliers grenat, carmin, sang. Oui, rouges sang comme on en trouve beaucoup en Sicile ce qui fait mon bonheur. Cette église, on peut la contempler du pied dudit escalier comme l’admirer du belvédère situé en face, de l’autre côté du Corso Umberto I. Epoustouflant !

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La chiesa San Pietro de Modica

Comment avais-je encore « de la batterie » pour prendre le temps d’une halte à

> Scicli ?

Il y avait dans le centre historique, interdit à la circulation pour cause de tournage d’un film, beaucoup de merveilles que l’on m’avait conseillées de ne pas manquer.

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La place centrale de Scicli

Et c’est épuisé de ce marathon au grand soleil que j’ai bien profité de ma nuit à Pozzallo.

Le lendemain, 2ème pause-plage programmée à Marina di Modica tout à côté puis dans l’après-midi, route vers Noto pour la nuit. Noto aussi c’est très bo 😉

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Le Palazzo Ducezio siège de l’hôtel de ville de Noto

Puis ce fut l’avant dernière étape avant Catane. En effet, comme beaucoup, je me disais j’aimerais tant voir

> Syracuse.

Cette ville a beaucoup de charme mais pas autant que je pensais, ou alors, en ayant déjà pris plein la vue des beautés de la Sicile et le ciel étant laiteux, je commençais à faire le difficile. En tout cas j’ai pris 3 heures dans les ruelles d’Ortygie qui est le nom de l’île en pointe où se trouve le plus ancien de Syracuse avec même un petit vestige de temple d’Apollon.

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Syracuse vue d’Ortygie

Et j’ai terminé ce moment dans le sud de la Sicile à Catane où je resterai 3 jours avant de prendre la mer pour Malte.

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* Pour la dénomination des rues et des lieux, les italiens ne font pas preuve d’une grande originalité : via-piazza-corso Roma, Cavour et Victor Emanuele (attention, en général le II, mais parfois le III) en veux-tu en voilà, Marina Grande dans les îles…

 

** J’ai un toc très ancien : je compte toujours les marches des escaliers que je monte ou descends. Je compte aussi les places qu’il y a dans une salle de cinéma et j’estime vite fait ce que rapporte une séance moyenne et ainsi le CA annuel selon le nombre de salles du cinéma… Euh ! Seulement en attendant le film, hein. Ça se soigne ??

Après ces 13 jours passés en Campanie, il me fallait, poursuivant mon grand voyage Mare Nostrum, prendre possession de ma couchette sur le Lazio, magnifique ferry à 10 ponts de la compagnie Grandi Navi Veloci.

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Le Ferry assurant toutes les nuits la traversée Naples-Palerme

Le ciel était noir et le temps à la pluie et au vent pour la nuit vers Palerme.

Mais qu’importe, on dort très bien sur ces bateaux stables et silencieux.

C’est sous le même temps menaçant (et non sous le ciel d’azur auquel je m’étais préparé) que je découvris la Capitale de la Sicile à 7 :00 lorsque nous fûmes à quai.

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Un petit palais parmi d’autres: ma résidence pour 3 nuits

J’avais 1h ½ à attendre (et à rejoindre à 25mn de marche) Alessandro auquel j’avais loué un appartement très agréable niché sous les toits d’un de ces innombrables « palais » dont regorge Palerme (via Airbnb). Vue directe sur le dôme du Teatro Massimo. Magique.

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Vu sur le Teatro Massimo de la fenêtre de « mon » studio

A peine installé, me voilà parti vers un premier secteur de visite à travers larges rues piétonnes et piazza.

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La Martonara et San Cataldo seulement séparées par un palmier

Malgré le temps gris (le soleil reviendra le lendemain ré-enchantant Palerme) on est confondu de la splendeur de tout ce que l’on voit. La richesse architecturale de cette ville, où se sont succédés tous les conquérants de l’Europe (et singulièrement les normands…) en y laissant leurs traces, vous laisse sans voix. L’appareil photos crépite à jet continu et heureusement les touristes sont rares (mais pourquoi ? Je ne vais pas chercher à comprendre).

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L’un des quatre « Quattro Canti », carrefour-centre de Palerme

En revanche (et comme à Naples) : où sont les individus patibulaires, les pickpockets ? Quel est ce calme ambiant, cette circulation fluide? On n’avait pas dit qu’ici, tout n’était que rapine, violence, pétarades ??? C’est fou comme certains aiment entretenir les vieilles images des années 50. Ben, non. « ils » sont normaux, juste européens du sud, c’est à dire cool et charmants.

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Via Porta di Castro dans le quartier de Ballaro

Comment faire ici la longue liste des splendeurs dont je me suis rincé l’œil ? Rien ne vaut quelques photos et, pour les candidats au voyage, se plonger dans le premier guide vous tombant sous la main (le Routard, une fois de plus parfait et pratique).

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La Cappella Palatina du Palais des Normands

Je ne voudrais relever que la matinée du 3ème jour où je me suis rendu (bus 389 bourré, départ toutes les 1h15 de la Piazza Indipendenza) à 20mn de là à Monreale, incontournable pour sa Cattedrale fondée en 1172 par le normand Guillaume II, dans et autour de laquelle on trouve énormément de très belles choses, des trésors inestimables uniques au monde chrétien.

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Le cloître de Monreale

C’est dans l’une des absides que se trouvent les entrailles de Saint Louis, mort de la peste à Tunis.

Venir à Palerme et faire l’impasse sur Monreale, c’est aller à Rome sans passer visiter le Vatican.

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Ici reposent les entrailles de Saint Louis

Voilà. Demain, je prends le volant pour un tour de la Sicile qui se terminera le 14 mai au soir à Catane.

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Fermata a richiesta (arrêt sur demande)

Bon, il fallait s’y attendre un peu : les endroits trop mythiques, lorsqu’on y est, on tombe souvent de haut. Comment dire sans se répéter ?

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Marina Grande (Capri) en arrivant en bateau

>Capri, ce devait être très bien il y a 20 ans, avant le tourisme de masse, mais là, vraiment c’est pas possible.
Le ballet des ferries et des Navi Veloci, en provenance de ou en partance pour Naples, Sorrente, Puozzoli, Positano, entrant ou sortant de Marina Grande, c’est beau à voir de loin ou de haut, mais quand on met le pied sur le quai, on est saisi par cette foule bigarrée, backpack au dos, valise à roulette en traineau qui en « dégueule » ; monte à pied , par les petits bus ou par le funicolare jusqu’à la Piazza Umberto I où tout converge et d’où tout part quand il s’agit de Capri.

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La Piazza Umberto I

De là, la vue est belle sur la baie de Naples et la Presqu’île de Sorrente quand on arrive à s’abstraire du brouhaha ambiant.
Mais de là partent aussi, en patte d’oie, 3 rues étroites, bordées des boutiques de toutes les marques des groupes LVMH ou Kering ainsi que d’une bonne vingtaine de petites marques italiennes (encore indépendantes) de vêtements magnifiquement confectionnés dans des tissus et des tricots exceptionnels. Mais à quel prix tout çà !!! Une folie… qui ne rebute pas le troupeau qui se laisse guider dans ce temple du commerce à ciel ouvert.

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Si vous voulez faire « chauffer la CB »

J’ai quand même pris sur moi de visiter Capri-ville (j’avais payé pour venir voir alors quand même…) puis je suis allé en bus découvrir Anacapri, perchée à quelques kilomètres de là dans les hauteurs. Anacapri, c’est mieux, beaucoup mieux.

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Dans la somptueuse Villa San Michele d’Anacapri

C’est donc, assez content -malgré la pluie et le ciel très noir du lendemain matin- que j’ai pris un premier Nave Veloce pour Naples, assez tôt pour attraper -au môle Beverello- la correspondance pour

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Ischia: Vue du Castello depuis la plage.

>Ischia où le soleil est revenu.
Je le dis tout de suite pour ne pas l’oublier : j’avais choisi à Ischia, via Booking, une petite pension familiale (Albergo Macrì) très bien située à peine en retrait du port, au calme. Booking m’avait proposé un tarif de 78€ la nuit !!! J’avais accepté à l’usure (c’est le cas de le dire) car ces îles sont chères et les avantages de la localisation un point-clé compte tenu de mon heure de départ très matinale le lendemain pour Procida.
A peine arrivé, le propriétaire me montre la feuille de réservation envoyée par Booking faisant apparaître 4 lignes de commissions (des « service fees ») à déduire pour un total de plus de 20€ (sur les 78€ !!!). Il m’a dit « annulez booking tout de suite, je vous fais la chambre à 45€ ». Ce que je fis. Et je conseille à tout futur visiteur d’Ischia de réserver les yeux fermés dans cette auberge en passant directement par leur site. (Fin de l’anecdote).

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Ischia Ponte

Ah ! Ischia. Tout autre chose que Capri. Un charme fou, peu de touriste (çà vous l’avez vu venir), des sites d’une photogénie exceptionnelle.

Le matin, je suis parti à pied jusqu’à Ischia Ponte à la pointe duquel se trouve un gros caillou dans lequel est enraciné le Castello (XVème siècle), relié à la terre ferme par un isthme habillé d’une passerelle. Une petite plage d’un côté comportant quelques restaurants en avancée sur la mer. Une anse rocheuse de l’autre. Magnifique. Vaut les 2,5km de marche à travers ce très charmant village d’Ischia Ponte.

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Ischia Ponte: Le Castello

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Lacco Ameno (Ischia)

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Sant’Angelo (Ischia)

Retour en bus au point de départ sur le port (euh ! Entre les 2 une pizza et de l’eau minérale…) puis négo avec un taxi pour un tour de l’île en 3 heures. Excellente idée qui m’a permis de voir des splendeurs. Vraiment.

Nouveau réveil tôt au matin du 3ème jour pour aller en ferry sur l’île voisine de

>Procida.

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Lever du jour sur Procida

Et là, le coup de foudre. Quel charmant port naturel que Marina Grande au lever du jour, un petit air de Puerto Colon sur la côte est de Majorque (pour les connaisseurs). Ici, totale absence de luxe et de frime. Il faut voir l’état des façades rongées par l’air marin. On est chez les pauvres. Et -dois-je l’avouer ?- j’aime çà.

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Sur le port de Marina Grande (Procida)

Alors, on laisse son sac à dos dans le bureau de la compagnie maritime (Ah! Bon? Tu n’as pas peur? Rhooo) et on part flâner autour du vieux port avant de monter par une énième rue étroite et humide vers la piazza dei Martiri qui domine le ravissant petit port de pécheurs de Marina Corricella rendu célébrissime puisqu’y a été tourné le mythique film de Michaël Radford, Il Postino (Le Facteur) avec Philippe Noiret dans le rôle de Pablo Neruda. C’est d’ailleurs pourquoi je voulais me rendre à Procida.

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Une splendeur: La Corricella vue du Belvédère

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La Corricella

Hélas, si le site vu de haut ou du bas est vraiment magnifique, le café du film et ses voisins n’ont pas du tout été « classés » comme nous le faisons en France en pareil cas, et c’est une horreur que ces vilaines tables, ces gros parasols.

Mais je n’ai pas regretté d’être passé là, car, à part çà, cet endroit est vraiment charmant. Et très peu touristique, dans son jus. Jusqu’à quand Procida sera-t’elle préservée ? Courrez-y vite, çà ne va pas durer c